... vents plus soutenus samedi, l'absence d'automatismes a pesé lourd. Les Français ont dû renoncer aux manches 2 et 3 avant de reprendre la quatrième régate avec Tom Needham, venu de l'équipe australienne.
Dimanche 10 mai, c'est David Gilmour qui a embarqué à bord du F50 tricolore. Le jeune Australien, prêté par Artemis Racing, découvrait pourtant un environnement extrêmement particulier : procédures différentes, communication interne à assimiler rapidement et réglages spécifiques du bateau français.
Cette dépendance à des profils très spécialisés devient une réalité structurelle du SailGP. Contrairement à la voile olympique ou à de nombreux circuits offshore, les remplacements improvisés restent rares à ce niveau de performance.
Le plan d'eau bermudien a proposé deux journées très différentes. Samedi, le vent soutenu imposait des configurations puissantes et une navigation sous forte contrainte physique. Dimanche, la baisse du vent a rebattu les cartes.
Philippe Presti, team manager du DS Automobiles SailGP Team France, résume cette capacité de réaction :
"Ce que l'équipe a montré aujourd'hui est assez incroyable. Après la blessure de Glenn, il aurait été facile de baisser la tête, mais il y a eu une vraie volonté collective de se relever et de ne rien lâcher"
Les Français terminent finalement neuvièmes du Bermuda Sail Grand Prix, mais récupèrent une place au classement général provisoire du championnat avec 25 points.
Le DS Automobiles SailGP Team France occupe désormais la cinquième place provisoire du championnat derrière l'Australie, Emirates GBR, l'Espagne et les États Unis. Mais cette position masque une saison déjà marquée par plusieurs ajustements d'équipage.
Manon Audinet avait notamment été remplacée à Rio par Liv McKay. Leigh McMillan avait lui aussi quitté temporairement le poste de régleur d'aile avant l'arrivée de Glenn Ashby.
Cette instabilité complique forcément le développement des automatismes à bord. Or, en SailGP, la précision des manœuvres devient de plus en plus déterminante à mesure que le niveau moyen de la flotte progresse.
Stéphane Kandler, CEO de K Challenge, reconnaît cette difficulté :
"Nous sommes encore une équipe jeune dans SailGP. Le niveau du championnat monte chaque année et ces moments font aussi partie de l'apprentissage du très haut niveau."
Le chantier immédiat concerne désormais le remplacement durable de Glenn Ashby. L'équipe française étudie plusieurs solutions, entre recrutement d'un profil expérimenté et intégration de jeunes talents issus de l'Akademy K Challenge.
Le calendrier ne laisse d'ailleurs aucun répit. Le circuit reprendra les 30 et 31 mai 2026 à New York avant Halifax en juin puis Portsmouth fin juillet. Dans un championnat aussi serré, chaque week-end perdu coûte rapidement plusieurs places au classement général.
Dimanche 10 mai, c'est David Gilmour qui a embarqué à bord du F50 tricolore. Le jeune Australien, prêté par Artemis Racing, découvrait pourtant un environnement extrêmement particulier : procédures différentes, communication interne à assimiler rapidement et réglages spécifiques du bateau français.
Cette dépendance à des profils très spécialisés devient une réalité structurelle du SailGP. Contrairement à la voile olympique ou à de nombreux circuits offshore, les remplacements improvisés restent rares à ce niveau de performance.
Les Bermudes ont montré l'importance de l'adaptation technique aux conditions météo
Le plan d'eau bermudien a proposé deux journées très différentes. Samedi, le vent soutenu imposait des configurations puissantes et une navigation sous forte contrainte physique. Dimanche, la baisse du vent a rebattu les cartes.
Philippe Presti, team manager du DS Automobiles SailGP Team France, résume cette capacité de réaction :
"Ce que l'équipe a montré aujourd'hui est assez incroyable. Après la blessure de Glenn, il aurait été facile de baisser la tête, mais il y a eu une vraie volonté collective de se relever et de ne rien lâcher"
Les Français terminent finalement neuvièmes du Bermuda Sail Grand Prix, mais récupèrent une place au classement général provisoire du championnat avec 25 points.
La saison 2026 des Bleus devient un exercice de gestion de crise permanente
Le DS Automobiles SailGP Team France occupe désormais la cinquième place provisoire du championnat derrière l'Australie, Emirates GBR, l'Espagne et les États Unis. Mais cette position masque une saison déjà marquée par plusieurs ajustements d'équipage.
Manon Audinet avait notamment été remplacée à Rio par Liv McKay. Leigh McMillan avait lui aussi quitté temporairement le poste de régleur d'aile avant l'arrivée de Glenn Ashby.
Cette instabilité complique forcément le développement des automatismes à bord. Or, en SailGP, la précision des manœuvres devient de plus en plus déterminante à mesure que le niveau moyen de la flotte progresse.
Stéphane Kandler, CEO de K Challenge, reconnaît cette difficulté :
"Nous sommes encore une équipe jeune dans SailGP. Le niveau du championnat monte chaque année et ces moments font aussi partie de l'apprentissage du très haut niveau."
Le chantier immédiat concerne désormais le remplacement durable de Glenn Ashby. L'équipe française étudie plusieurs solutions, entre recrutement d'un profil expérimenté et intégration de jeunes talents issus de l'Akademy K Challenge.
Le calendrier ne laisse d'ailleurs aucun répit. Le circuit reprendra les 30 et 31 mai 2026 à New York avant Halifax en juin puis Portsmouth fin juillet. Dans un championnat aussi serré, chaque week-end perdu coûte rapidement plusieurs places au classement général.