Le canal de Panama est derrière eux, les Gambier sont encore à plusieurs milliers de milles. Pour l'équipage de Toulcoun, le départ dans le Pacifique commence par dix jours de préparatifs et une fenêtre météo difficile à saisir. Puis, en mer, le pilote automatique se met à fonctionner de façon aléatoire. La traversée prend une direction inattendue.
Une fois du coté pacifique, on se balade dans Panama city, on fait les derniers achats, mais surtout on attend le créneau météo ! On est fin avril/début mai, c'est le "début de la fin de saison" et la pétole est bien installée dans le golfe de Panama et jusqu'aux Galapagos. Les courants sont conséquents, un important flux porte vers l'est au nord des Galapagos, à priori, on visera donc plutôt le sud, pour ensuite piquer sud-ouest, direction les Gambiers !
Panama City est une ville immense, parfaite pour faire l'avitaillement. Un supermarché dans le quartier Albrook (Supermercado El Rey) accepte de nous livrer directement à la marina (vu le nombre de caddies et tous nos packs d'eau c'est nécessaire !). On se prépare à 40 jours de mer, mais en sachant qu'on aura surement plus de mal à trouver des boites et des produits "plaisir" en Polynésie, on fait un bon plein !
Le mouillage de Panama City
Pour les fruits et légumes, on trouve marchés et primeurs assez facilement. On achète en grosse quantité, en essayant de bien agencer les fruits et légumes qui vont ensemble pour ...
... que tout ne murisse pas trop vite !
Pour le gaz, après s'être renseignés à droite à gauche, on se rend compte que c'est assez compliqué de faire le plein, c'est finalement quelqu'un sur le ponton qui nous propose de remplir nos bouteilles. On négocie un peu le prix de la course et dans les deux heures, il revient avec nos bouteilles pleines, on est ravis !
Pour le gasoil, on peut faire le plein du réservoir du bateau à la pompe, situé dans la marina de l'autre coté d'Isla Perico. Le réservoir du bateau fait 250L, ce qui est déjà conséquent mais d'après les récits de celles et ceux qui ont traversé avant nous, le trajet jusqu'aux Galapagos peut se faire dans une météo très très tranquille. Hors de question de faire 1000 Mn au moteur, mais on décide de prendre 6 bidons de 20L supplémentaires, au cas où. Par contre, il est interdit de revenir remplir les bidons à la pompe de la marina. Comme tous les pêcheurs et bateaux à moteurs du mouillage, on part à la pompe en taxi, avec nos bidons !
Les formalités de sortie du pays sont assez simples, elles peuvent se faire à Isla Perico à la marina. Il faut s'acquitter d'une taxe "permis de naviguer" d'une centaine de dollars, ainsi que régler le zarpe de sortie (105$) avant d'aller voir les bureaux de la migration, qui se situent dans le même bâtiment que la capitainerie.
Après 10 jours de découverte de la ville et de préparation du bateau, on est fin prêts ! Une petite fenêtre avec du vent de nord s'ouvre, c'est la première depuis 15jours, on décide de la prendre, tant pis pour les Perlas. On avait côtoyé les cargos de près de jour, et dans le canal, mais on ne s'attendait pas à les trouver si nombreux à la sortie, de nuit ! On slalome entre ces mastodontes endormis ; pour se frayer un chemin, cap au sud-sud ouest !
Les premières 48h se passent bien, ciel voilé, 15 nœuds de nord, le bateau avance bien ! Au cours de la deuxième nuit, des orages entourent le bateau. Au départ, rien de très inquiétant, mais le ciel s'illumine de plus en plus. Vers 2h du matin, la foudre frappe l'eau, quelques mètres/milles (comment savoir ?) devant le bateau ! L'équipière de quart décide de couper les batteries pour protéger l'électronique au cas où la fois suivante la foudre déciderait de toucher le mat et elle barre jusqu'au quart d'après.
Mais au moment où l'on rebranche les coupes circuits, catastrophe, l'écran d'affichage du pilote (Garmin GHP10) fait des siennes. Il semble ne plus réussir à se connecter au compas (Garmin GHC 12) et à la partie mécanique (SIMRAD DD15) ! On est à 150Mn de Panama, on fait le point, on est décu.es mais on décide de faire demi-tour pour réparer, personne n'a envie de faire 3000Mn à la barre !
On loffe en grand, on prend un ris pour se mettre au près et rentrer à Panama, et la, le pilote remarche ! On parie sur un faux contact et on se dit qu'on tente le tout pour le tout, on continue !
Assez vite, on se rend compte dans les jours suivants qu'il ne fonctionne que lorsque la tension est supérieure à 14V, au moteur, ou quand les panneaux chargent en plein soleil, entre 10h et 16h. On a un électricien à bord, tout a été tenté, toutes les hypothèses émises pour tenter de le réparer ! Mais le fait d'avoir coupé les batteries, sans avoir éteint l'afficheur auparavant aurait peut-être détérioré une partie de la carte électronique… ou peut-être qu'il a simplement fait son temps ! Nous décidons de faire route vers l'Equateur pour acheter un nouvel afficheur.
Nous avons fait le choix de ne pas prendre Starlink à bord, et notre carte Navionics s'arrête au nord de l'Equateur (on n'avait pas vraiment prévu de venir naviguer par ici..), on choisit donc d'aller vers Esmeraldas, un port dont on a la carte ! Notre guide "Destination de grande croisière" de Jimmy Cornwell est vieillissant mais il indique qu'on trouvera là-bas tout ce dont on a besoin ! On arrive donc confiants dans le fait qu'on va pouvoir se reposer un peu, commander la pièce et repartir rapidement !
L'avitaillement, directement livré à bord
Pour le gaz, après s'être renseignés à droite à gauche, on se rend compte que c'est assez compliqué de faire le plein, c'est finalement quelqu'un sur le ponton qui nous propose de remplir nos bouteilles. On négocie un peu le prix de la course et dans les deux heures, il revient avec nos bouteilles pleines, on est ravis !
Pour le gasoil, on peut faire le plein du réservoir du bateau à la pompe, situé dans la marina de l'autre coté d'Isla Perico. Le réservoir du bateau fait 250L, ce qui est déjà conséquent mais d'après les récits de celles et ceux qui ont traversé avant nous, le trajet jusqu'aux Galapagos peut se faire dans une météo très très tranquille. Hors de question de faire 1000 Mn au moteur, mais on décide de prendre 6 bidons de 20L supplémentaires, au cas où. Par contre, il est interdit de revenir remplir les bidons à la pompe de la marina. Comme tous les pêcheurs et bateaux à moteurs du mouillage, on part à la pompe en taxi, avec nos bidons !
Les formalités de sortie du pays sont assez simples, elles peuvent se faire à Isla Perico à la marina. Il faut s'acquitter d'une taxe "permis de naviguer" d'une centaine de dollars, ainsi que régler le zarpe de sortie (105$) avant d'aller voir les bureaux de la migration, qui se situent dans le même bâtiment que la capitainerie.
Après 10 jours de découverte de la ville et de préparation du bateau, on est fin prêts ! Une petite fenêtre avec du vent de nord s'ouvre, c'est la première depuis 15jours, on décide de la prendre, tant pis pour les Perlas. On avait côtoyé les cargos de près de jour, et dans le canal, mais on ne s'attendait pas à les trouver si nombreux à la sortie, de nuit ! On slalome entre ces mastodontes endormis ; pour se frayer un chemin, cap au sud-sud ouest !
Changement de plan
Les premières 48h se passent bien, ciel voilé, 15 nœuds de nord, le bateau avance bien ! Au cours de la deuxième nuit, des orages entourent le bateau. Au départ, rien de très inquiétant, mais le ciel s'illumine de plus en plus. Vers 2h du matin, la foudre frappe l'eau, quelques mètres/milles (comment savoir ?) devant le bateau ! L'équipière de quart décide de couper les batteries pour protéger l'électronique au cas où la fois suivante la foudre déciderait de toucher le mat et elle barre jusqu'au quart d'après.
Un oiseau vient se reposer entre deux orages
Mais au moment où l'on rebranche les coupes circuits, catastrophe, l'écran d'affichage du pilote (Garmin GHP10) fait des siennes. Il semble ne plus réussir à se connecter au compas (Garmin GHC 12) et à la partie mécanique (SIMRAD DD15) ! On est à 150Mn de Panama, on fait le point, on est décu.es mais on décide de faire demi-tour pour réparer, personne n'a envie de faire 3000Mn à la barre !
On loffe en grand, on prend un ris pour se mettre au près et rentrer à Panama, et la, le pilote remarche ! On parie sur un faux contact et on se dit qu'on tente le tout pour le tout, on continue !
Assez vite, on se rend compte dans les jours suivants qu'il ne fonctionne que lorsque la tension est supérieure à 14V, au moteur, ou quand les panneaux chargent en plein soleil, entre 10h et 16h. On a un électricien à bord, tout a été tenté, toutes les hypothèses émises pour tenter de le réparer ! Mais le fait d'avoir coupé les batteries, sans avoir éteint l'afficheur auparavant aurait peut-être détérioré une partie de la carte électronique… ou peut-être qu'il a simplement fait son temps ! Nous décidons de faire route vers l'Equateur pour acheter un nouvel afficheur.
Cap vers L'Equateur
Nous avons fait le choix de ne pas prendre Starlink à bord, et notre carte Navionics s'arrête au nord de l'Equateur (on n'avait pas vraiment prévu de venir naviguer par ici..), on choisit donc d'aller vers Esmeraldas, un port dont on a la carte ! Notre guide "Destination de grande croisière" de Jimmy Cornwell est vieillissant mais il indique qu'on trouvera là-bas tout ce dont on a besoin ! On arrive donc confiants dans le fait qu'on va pouvoir se reposer un peu, commander la pièce et repartir rapidement !