Verbatim / Yann Elies, "On est des petits hommes, tout simplement"

Yann Elies

Juste avant de larguer les amarres et de quitter le ponton pour prendre le départ du Vendée Globe 2016, Yann Elies a répondu avec sincérité à deux questions de notre journaliste.

C'est le moment de la libération ? 

Quitter le ponton et remonter le chenal est un moment qui n'est pas facile. Il y a le ventre qui est tout dur, il y a les larmes qui sortent. Forcément quitter la famille, ce n'est pas évident. Quitter les terriens n'est jamais évident ! Mais dans quelques heures, on va devenir enfin un vrai marin. Savourer cela pendant 80 jours et au retour il y aura des larmes, mais de vrai bonheur et de plaisir.

Mais maintenant, c'est vrai que c'est compliqué. On n'est pas des surhommes, on est des petits hommes tout simplement. Qui partons pour trois mois en mer avec la boule au ventre. Mais dans quelques heures ça va passer pour enfin participer et savourer ce Vendée Globe. 

On te sent plus serein qu'il y a 8 ans ?

J'essaye d'être plus serein, j'ai pris un peu plus de bouteilles. Mais c'est ma petite fille qui m'a fait craquer. Émilie 5 ans a eu du mal à quitter son papa… Les grands aussi étaient un peu en larme, je pensais que ce serait plus facile que cela quand même. On l'espère toujours.

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