Jeremie Beyou sur la 3e place du podium du Vendée Globe

Jeremie Beyou, 3ème du Vendée Globe 2016/2017

Jeremie Beyou, skipper de Maître Coq, vient de compléter le podium de la 8e édition du Vendée Globe. Il est arrivé aux Sables-d'Olonne ce lundi 23 janvier 2017 à 19 heures 40 minutes et 40 secondes, soit quatre jours et 3 h après le vainqueur Armel Le Cléac'h.

Après deux tentatives en 2008 et 2012, Jeremie Beyou vient de terminer son 3e Vendée globe ce lundi 23 janvier 2017 à 19 heures 40 minutes et 40 secondes. Il aura mis 78 jours 6 h et 38 min. Malgré tous les soucis techniques rencontrés, il aura fait preuve de résistance et de pugnacité pour boucler la boucle. Une belle performance pour ce triple vainqueur de la Solitaire du Figaro (2005, 2011 et 2014) qui a vu son parcours émaillé par de multiples difficultés.

Lâché peu après le départ par deux de ses pilotes automatiques, puis subissant une panne d'antennes Fleet qui le prive de ses moyens de communication et donc d'informations météo, Jérémie Beyou pioche rapidement dans ses ressources pour s'accrocher au groupe de tête.

Les ennuis ne s'arrêtent pas là : "Quand mon hook de grand-voile a cassé, j'ai failli baisser les bras. Il faisait nuit noire je me disais que je n'arriverais pas à réparer. Après, je ne sais pas où je suis allé chercher ça, mais j'ai réussi à le faire. Chaque manœuvre propre est une belle victoire, il faut se satisfaire de ça."

Le 27 décembre 2016, il passe son premier Cap Horn, "J'ai pris beaucoup de départs de tours du monde, entre le Vendée Globe, le Trophée Jules-Verne et la Barcelona World Race, à chaque fois, je n'ai pas réussi à passer le cap Horn, donc il est temps !"

Ses premières impressions

C'est un truc de barge c’est une course qui se mérite, il faut aller chercher chaque mille, chaque mètre, il faut se dépasser !

L'émotion est trop intense, c'est difficile de décrire ce que je ressens

C'est génial d'arriver troisième, avec tous les soucis que j'ai eus dès la deuxième semaine … Ça partait mal,  j'ai mis parfois la course entre parenthèses le temps de régler les problèmes, mais je n’ai rien lâché jusqu''au bout. Rien n'est gratuit dans cette course, si tu ne vas rien chercher tu te retrouves à terre.​

J'ai trouvé cela plus facile quand Paul (Meilhat – SMA) n'était plus là, même si je suis désolé pour lui. Mais je me suis senti plus libre de choisir mes options, plus à l'aise et mieux dans ma course à partir du moment où j'étais seul.

Ce Vendée Globe va m'aider dans ma façon de naviguer, j'ai surtout appris la patience qui n'est pas ma qualité première. J'ai quelques fois pété les plombs, j'ai donné des coups de poing sur mon bateau, j'ai pleuré… mais si tu ne veux pas abandonner tu te bottes le train parce que tu n'as pas le choix tu es tout seul.

L'arrivée, c'était délirant, j’ai fait un bord avec le bateau à 19/20 nds avec tous les semi-rigides derrières, alors que je n’avais pas eu de vent depuis plusieurs jours, le pied total ! Avant la ligne, tu ne penses rien qu’à la ligne !!! Tant qu’elle n’est pas franchie, il y a toujours des bêtises possibles. Mais franchement au bout de 78 jours, je fais vraiment corps avec le bateau, je suis hyper à l’aise dans mes manœuvres.

Je ne sais pas comment je vais gérer cette troisième place, d’avoir fini mon Vendée Globe… Ça me fait un peu peur, j’ai hâte de voir Armel et Alex, de leur dire bravo, et de parler avec eux de tout ça, car il n’y a qu’eux qui peuvent comprendre.

J’ai envie de faire le prochain Vendée Globe avec un bateau encore plus performant ! Évidemment un foiler et comme les prochains bateaux iront beaucoup plus vite, ils devront être ergonomiques et plus confortables dans les positions ou l’on reste longtemps.

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