Interview / Vivre sur une île déserte, c'est possible dans l'archipel de Molène

Sable fin, eau transparente, île déserte... et si vous passiez une nuit comme Robinson Crusoé sur le Ledenez de Molène : direction l'île d'en face et son refuge de mer.

C'est l'histoire d'un projet un peu fou, porté par un village breton, un village qui porte le nom d'une île, l'île de Molène. Nous avons rendez-vous à la pointe du Finistère, au sud-est d'Ouessant, en mer d'Iroise. C'est Thomas qui nous accueille sur le Ledenez de Molène.

Vue Aérienne de l'archipel de Molène
Vue Aérienne de l'archipel de Molène

Qui voit Molène voit sa peine, cet adage bien connu des navigateurs s'applique parfaitement à ce ledenez, consacré dès le 18e siècle à l'activité goémonière. La présence des pigouilles a connu son apogée dans les années 30 ou plus de 280 personnes travaillaient dans des conditions extrêmement difficiles. Pendant la récolte, la totalité des 11 hectares de l'île, des prairies aux rochers, était recouverte d'algues. Une fois sèches, les algues étaient brulées dans des fours creusés simplement dans les dunes, pour former des pains de soude d'où était extrait l'iode.

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