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Web série : Comment je me suis lancé en Mini 6.50 ?

Jean Baptiste Ternon est un jeune de 28 ans qui a toujours été passionné par la mer. Il régate en compétition, navigue en croisière, a suivi un cursus d’architecture naval à Southampton et travaille actuellement au chantier J-Composites. Fin 2017, quelque temps après le départ de la Mini Transat La Boulangère (La Rochelle - Canaries - Martinique), il prend lui aussi la décision de se lancer dans cette aventure. Récit du cheminement qui l’a mené mettre les voiles sur un Mini 6.50.

Le

J’ai 28 ans. Depuis que je suis tout petit, je navigue en croisière avec mes parents pendant les vacances. Des croisières familiales qui forgent des souvenirs et unissent une famille. Comme beaucoup j’ai pris des cours de voile l’été. Mais la passion n’a cessé de grandir. Je suis devenu moniteur de voile puis j’ai suivi une formation d’architecte naval à la très réputée Southampton Solent University.

Intégrer un bureau d'étude

À la fin de mes études, j’ai d’abord travaillé pour le magazine Voiles et Voiliers, puis j'ai été contacté par un architecte naval pour développer un bateau de croisière (le Bi-Loup 109). Je l’ai conçu et suivi sa construction à Caen. Le projet mené à terme, j’ai rejoint la Vendée pour intégrer le bureau d’étude du chantier J-Composites dans lequel je me trouve encore aujourd'hui.

L'attirance de la course au large

Dans un coin de ma tête – et comme beaucoup de monde – j’ai toujours été attiré par la course au large. Ces hommes qui partent faire un tour du monde ou qui traversent l’Atlantique sur des machines incroyables font rêver. Mais un Vendée Globe ou une Route du Rhum en Ultim sont des courses extrêmes, inaccessibles au commun des mortels.

En revanche il existe encore une course, une classe qui permet à des "amateurs", des gens "normaux" de gouter aux plaisirs de la course au large et de toucher du doigt ces bateaux extrêmes : La Mini Transat.

JB Ternon
Jean-Baptiste Ternon interview Stan Thuret à La Rochelle en novembre 2017

Franchir le pas

Cela faisait un moment que je zyeutais du côté de la Classe Mini 6.50, que je suivais avec attention les insolentes performances des Minis aux étraves rondes de David Raison (N°747 puis N°865). En novembre 2017, lors du départ de la dernière édition j’ai eu la chance d’interviewer pour Bateaux.com plusieurs skippers qui se lançaient à l’assaut de l’Atlantique. 

Parmi eux, Stanislas Thuret m’a dit "certaines personnes en rêvent toute leur vie sans jamais franchir le pas". Cette phrase m’a fait prendre conscience : "Zut, je suis du mauvais côté de la ligne ! Si ça continue, je vais faire partie de cette catégorie qui reste toute leur vie au stade du rêve. C’est maintenant que je dois me lancer ! Je suis jeune, je n’ai pas de famille à charge, il est temps !"

Ce jour-là je me suis assis à mon bureau, et j’ai monté un dossier de sponsoring dans la nuit (même si celui-ci a bien évolué après cette première version !).

JB Ternon
L'Ofcet 650 numéro 880 le jour de mon achat à La Rochelle

Se jeter à l'eau

J’espérais dans un premier temps trouver du financement avant d’acheter le bateau pour limiter l’investissement et le risque personnel. Après quelques mois de recherche, je n’avais trouvé que quelques partenaires, mais étais loin d’avoir bouclé mon budget. J’ai pris conscience que pour ne pas louper le train des entrainements et des courses de qualification, il fallait déconnecter son cerveau. Faire du Mini ce n’est pas rationnel ! J’ai acheté l’Ofcet #880. Un Ofcet parce que ce bateau est plein d’astuces et de détails très bien pensés (on sent que l’architecte Etienne Bertrand est expérimenté sur ce genre d’engin) et selon moi, il a un avantage en termes de performance.

Aujourd’hui le rêve devient chaque jour un peu plus réalité. Je m’entraine et ai couru mes premières courses. Le jour où je traverserai l’Atlantique en solitaire sur un bateau de course au large se rapproche. Mon rêve devient réalité…

Ofcet 6.50, le résumé du bateau

ChantierChantier Ofcet
ArchitecteEtienne Bertrand
Longueur hors-tout6.50 m
Longueur de coque6.50 m
Largeur2.98 m
Tirant d'eau1.60 m
Déplacement lège1 000 kg
Voir la fiche technique complète et les photos du Ofcet 6.50
Reportage : La recherche de sponsors : un parcours du combattant

La recherche de sponsors : un parcours du combattant

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