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Volvo Ocean Race 2017-18, qui l'emportera ?

Le départ de la 10e étape de cette 13e édition de la Volvo Ocean Race s'est tenu ce dimanche 10 juin 2018. Les sept équipages au départ de Cardiff ont des enjeux très sérieux puisqu'ils sont trois à pouvoir briguer la première place du podium... Match serré entre Dongfeng Race Team, MAPFRE et Team Brunel, les trois prétendants au trône... En attendant, la flotte reste groupée avec moins de 10 milles d'écart entre le premier — les Espagnols de MAPFRE et les derniers, Vestas 11th Hour Racing — direction Göteborg, en Suède.

Départ de la 10e étape de la Volvo Ocean Race 2018 © Ainhoa Sanchez/Volvo Ocean Race
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Une étape décisive

Le départ de la 10e étape de la Volvo Ocean Race édition 2018 a été donnée ce dimanche 10 juin. 1 300 milles entre Cardiff (Pays de Galle) et Göteborg en Suède, soit à peu près la moitié du tour des îles britanniques, avec une remontée le long du Pays de Galle pour rejoindre la pointe nord de l'Écosse, et descente dans la Mer du Nord en direction du sud de la Norvège et un cap à l'Est pour rejoindre Göteborg. 

L'avant-dernière étape de la course autour du monde en équipage avec escale est décisive pour la suite de la course puisque seulement 3 points séparent les trois premiers du classement général... Le verdict final ne sera rendu que dans 3 semaines à La Haye — où se déroulera le dernier In-port (pas d'incidence au classement général hormis en cas d'égalité) le 30 juin prochain. La pression est donc à son comble au sein des équipages et le vainqueur pourrait bien être connu avant l'heure... 

Outre la première place — pour laquelle se battent Dongfeng Race Team, Team Brunel et MAPFRE — un objectif de podium est encore mathématiquement possible pour team AkzoNobel et un duel pour la sixième place entre Sun Hung Kai/Scallywag et Turn the Tide on Plastic.

Un duel... à trois

Mais revenons-en au trio de tête et notamment au leader actuel — Dongfeng Race Team — dont le skipper Charles Caudrelier a beaucoup été questionné pendant cette halte galloise : pression, stratégie face à non pas un — mais deux — concurrents... Team Brunel est d'ailleurs l'équipe forte du moment après ses dernières victoires : victoires à Itajaí et Cardiff, deuxième place à Newport.

"Plus tôt dans la course, on a peut-être été un peu trop joueur avec MAPFRE. Maintenant, il y a un autre bateau engagé dans le match. Nous devons juste naviguer au mieux et voir ce qu'il se passe. Peut-être qu'après cette dixième étape, on devra contrôler un de nos adversaires, mais à l'heure actuelle, notre avance est trop légère pour y songer", a confié samedi le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2004, à propos de la stratégie à suivre.

Charles Caudrelier reconnait que "la pression est à son comble", mais pour l'instant, il ne s'agit pas de calculer, mais de se concentrer. "Maintenant que Brunel est dans la course, nous ne pouvons plus nous focaliser uniquement sur l'autre bateau rouge. Nous devons rester devant les deux, donc on doit tout faire pour gagner cette étape."

Remporter cette étape serait également une symbolique puisque l'équipe franco-chinoise n'a encore remporté aucune victoire d'étape. Arriver premier à Göteborg lui permettrait donc d'enfin décrocher cette victoire, mais aussi de remporter un point bonus (meilleur temps cumulé sur l'ensemble de la Volvo Ocean Race) en plus du point supplémentaire du vainqueur d'étape. Un grand pas vers la victoire finale...

De son côté, le Malouin Kevin Escoffier ajoutait : "Je pense que ça ne sert à rien de faire trop de plans sur la comète… il faut naviguer comme on sait le faire, être bon et puis le résultat viendra. On a navigué de cette façon jusqu'ici et on est en tête à deux étapes de la fin donc si on navigue de la même façon on restera en tête jusqu'au bout. Je suis persuadé qu'il faut rester sur nos forces, naviguer de la même façon, bien communiquer, nous rendre meilleurs les uns les autres, nous pousser à fond dans nos retranchements… Il nous reste 7 jours de mer cumulés, c'est-à-dire moins que la plus courte des étapes qu'on a faites jusqu'ici donc ça va aller à une vitesse folle, c'est un sprint !"

La météo

C'est par un très léger vent d'est-nord-est que la flotte a quitté Cardiff pour un début de route qui s'annonçait sans difficulté majeure... Passées les côtes galloises, la flotte a pu accélérer dans la première nuit à la faveur d'un flux de nord de 15-20 nœuds dans le canal Saint-Georges, entre le Pays de Galles et l'Irlande, qui a ensuite faibli dans le dévent des côtes irlandaises.

C'est mardi matin, après le passage du Fastnet dans la nuit, que devront se prendre les premières décisions importantes, expliquées par Christian Dumard, prévisionniste météo de la course pour la société Great Circle : "Une dépression se présente par l'ouest. Entre le flux de nord dans lequel ils seront et le flux de sud qui arrivera, il y a une petite dorsale anticyclonique. L'enjeu va être soit de remonter au près le long de l'Irlande en attendant que ce flux de sud arrive, soit de traverser cette dorsale pour aller dans l’ouest chercher la bascule au sud et repartir plein pot avec du vent portant."

En résumé, faire plus de route pour aller chercher du vent ou s'en tenir à une route directe en espérant que le flux de sud arrive le plus vite possible. Le choix sera cornélien, mais quoiqu'il arrive, rien ne sera joué pour autant après le passage des Shetlands, au nord de l'Écosse, la seconde partie de l'étape vers la Scandinavie s'annonçant bien complexe et passionnante ! 

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