Interview / Souvenirs iodés d'un skipper avec Sébastien Simon

Sébastien Simon
Sébastien Simon © DR

Sébastien Simon a attrapé très tôt le virus de la voile, depuis ses fenêtres, vue sur les pontons du Vendée Globe. Optimist, 420, J80, M34 avant de remporter la sélection du Challenge Espoir Bretagne Crédit Mutuel. Il mène en parallèle des études d'ingénieurs à Bordeaux. Après avoir fait ses armes sur la Solitaire du Figaro et décroché la victoire en 2018, il se lance sur un projet Vendée Globe 2021 avec un nouveau bateau et un super directeur technique, Vincent Riou.

Quel est ton premier souvenir en mer ?

Je faisais de la croisière avec mon père sur un Feeling 920 (NDLR : course-croisière de 9 m). J'avais moins de 10 ans et j'en garde plusieurs souvenirs : une course contre un Arpège, le passage du pont de l'île de Ré au son de la chanteuse Jennifer, le passage de l'écluse d'Arzal, des baignades sous le pont de la Roche Bernard…

Quel déclic t'a donné envie de te lancer dans cette carrière ?

J'ai toujours été animé par l'attraction que représentait le Vendée Globe. J'habitais aux Sables-d'Olonne, en face du ponton des IMOCA.

J'ai toujours aimé la compétition et j'ai commencé à l'âge de 12/13 ans. Pour moi la passion de la voile passait par la confrontation aux autres. J'aime ça, et le jour où je perdrais mon instinct de compétition, je tournerai la page.

J'ai fini 3e du Championnat du monde de 420 en 2001. Mais quand je me suis orienté vers mes études d'ingénieurs, j'ai mis la voile de côté. Je continuais un petit peu pendant mon temps libre.

Puis, j'ai eu l'opportunité de m'inscrire ...

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