SL180, le gilet de sauvetage de Plastimo testé pendant 1 an

© Chloé Barre

Jean-Baptiste Ternon va participer à la prochaine Mini Transat 6.50, départ en novembre 2019. Il nous explique les raisons de son choix du gilet de sauvetage Plastimo SL 180. Et surtout nous partage son expérience après un an d'utilisation dans toutes les conditions sur son petit voilier de course.

Les exigences de la Classe Mini en matière de gilet de sauvetage sont très élevées : 150 Newtons minimum, sous-cutale, flashlight SOLAS et capuche anti-embrun, boucle de harnais pour fixer la longe. Il faut bien entendu être équipé de cartouche de gaz de remplacement en cas de déclenchement. Enfin nous devons toujours embarquer un gilet de plus que le nombre d’équipiers, répondant aux mêmes exigences. Chaque gilet devant être marqué au nom du bateau.

Cela fait un an que je suis équipé de gilet de sauvetage Plastimo SL180 qui répond à ce cahier des charges. Par chance, je n’ai jamais eu l’occasion de passer par-dessus bord pour le tester en condition d’homme à la mer. Je me concentrerai donc de revenir sur l’aspect pratique et ergonomique du gilet au quotidien d'un marin.

Plastimo SL180

L'importance de l'ergonomie du gilet

Le gilet de sauvetage est un élément essentiel de la sécurité en mer. Il est impératif de le porter à tout moment, car la chute ne survient pas nécessairement dans des conditions difficiles, cela peut aussi arriver par beau temps. Pour le garder tout le temps sur soi, il faut donc que le gilet soit confortable et ergonomique pour se faire oublier le plus possible. En Mini, je ne le quitte même pas pour dormir afin de pouvoir être réactif immédiatement si quelque chose survenait pendant ma sieste.

Sur ce point Plastimo a su apporter une solution adaptée. Le gilet ne pèse que 1700 grammes et se ferme par un zip ventral. Un peu sceptique au début sur ce mode de fixation, j’ai rapidement changé d’avis et ne peux que recommander ce système qui permet de maintenir le gilet très près du corps et de ne pas gêner les mouvements.

Plastimo SL180

Le gilet s’ajuste facilement grâce aux lanières vertes fluo qui permettent de tenir la boucle “ouverte” pour desserrer la sangle d’un rapide coup de main. Le réglage au niveau du dos (la sangle à l'arrière) permet de dégager le cou pour ne pas faire de point de pression.

Une poche zippée sur la face avant est prévue pour recevoir une balise personnelle. Attention cependant à bien attacher la balise à un point fixe pour ne pas risquer de la perdre si la pochette venait à s’ouvrir.

Plastimo SL180

La longe pour rester accroché au bateau

Début 2019, Plastimo sortait également sa nouvelle version de longe. Plusieurs modèles de sangle et de mousquetons sont disponibles. Les longes existent en version plate de 1,50 m ou élastique (1 m s’allongeant à 1,50 m) ou combinées en longe double (plate et élastique). Du côté des mousquetons 3 modèles sont proposés : inox avec double sécurité, aluminium avec twist lock, aluminium avec double levier à ouverture d’une seule main. À partir de ces éléments, toutes les combinaisons existent.

J’utilise une longe simple, double mousqueton avec Twist Lock amarrée sur le point central du cockpit et deux longes élastiques que je laisse à poste sur les lignes de vie. Les longes se fixent à deux boucles en dyneema sur la face avant du gilet.

Plastimo SL180

Les mousquetons sont intelligemment pensés : pour ne pas s’accrocher sur les boucles lorsqu’on s’attache ou se détache, ils n'ont pas de “crochet” sur le bec – comme cela est souvent le cas sur les mousquetons en inox.

Un fil réfléchissant court sur toute la longueur de la longe pour être facilement repéré de nuit.

Ce sont donc des produits bien pensés pour une utilisation en course au large et avec lesquels je vais m’élancer en septembre 2019 sur la Mini Transat.

Prix :

  • Gilet SL180 Gris Hydrostatique Hammar + masque : 210,68 €
  • Flashlight : 14,90 €
  • Longe élastique 2 mousquetons aluminium Twist Lock : 53,90 €
Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...