Tour du Finistère : Rendre la régate plus accessible

Départ de la dernière étape du Tour du Finistère à la voile

La pratique de la voile évolue. Le type de bateau, la disponibilité des plaisanciers et le type de navigation aussi. Le Tour du Finistère travaille pour suivre ces changements avec une offre destinée à séduire de nouveaux participants.

Un Tour du Finistère à la voile qui se transforme

Pour son édition 2019, le Tour du Finistère accueillait 76 bateaux. "C'est moins que certaines années, mais cela reste dans la moyenne." analyse Gaël Le Cléac'h, le directeur de course. "La bonne nouvelle est que l'âge moyen des équipiers reste jeune, en revanche, celui des propriétaires augmente. Il faut que nous fassions en sorte que les jeunes continuent à avoir des bateaux sur lesquels naviguer à l'avenir."

Alain Barazer, skipper du voilier Glaz, avec plus d'une vingtaine de participations à la régate finistérienne, souligne l'évolution des bateaux. "Dans les années 1990, on avait de petits quarter tonner, aujourd'hui on a des bateaux de plus de 47 pieds. Cela change, même si l'esprit reste le même, avec de belles escales." De son côté, le directeur de course se réjouit de la présence de First 24, ex Seascape, loués par les concessionnaires Bénéteau. "Ces formules sont intéressantes pour faire venir des gens, notamment jeunes, qui ne veulent pas avoir leur propre bateau."

Gaël Le Cléac'h gère la direction de course du Tour du Finistère depuis 2019

Simplifier la participation à qui veut naviguer

Se libérer une semaine entière de régate, à laquelle il faut ajouter le temps de convoyage est toujours délicat. Les skippers peinent parfois à rassembler des équipages, malgré leur plaisir à naviguer, comme en témoigne Catherine Roudot propriétaire de Brizhenn (NDLR: Femme écervelée en breton), à la tête d'un équipage féminin. "C'est notre anti-dépresseur, et on a pris un plaisir énorme à naviguer sur le Tour du Finistère. Mais on n'était que 4 car ce n'est pas toujours facile de se libérer. Ce n'était pas assez, c'était même un peu chaud pendant la 1ère étape avant le passage de la tempête."

Un Figaro Bénéteau 2 a rejoint la flottille du Tourduf à Concarneau

Participer à la carte à certaines étapes. C'était la solution proposée par les organisateurs pour faire venir de nouveaux bateaux lors des escales à Roscoff et Concarneau à travers les "Boucles des plaisanciers". Plus souple et moins contraignante, cette proposition d'une participation limitée à une étape pourrait donner à des plaisanciers amateurs le virus de la régate pour participer plus tard au tour finistérien dans sa globalité. "Cela nous a permis d'être rejoints par un équipage en double sur un Figaro 2 à Concarneau. C'est une expérience intéressante pour attirer de nouveaux participants."explique Gaël Le Cléac'h qui espère transformer l'essai l'an prochain.

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