"Un seul dimanche au bord de l'eau…" C'est à ce chant de ralliement que des amateurs de canotage traditionnel se sont réunis sur les rives de la Vienne avec leurs esquifs en bois, du canoë à voile à la yole en passant par le kayak, pour un week-end de partage, d'échange, de régates et d'éclaboussures en musique.
La pointe de Forclan à Cenon-sur-Vienne est un lieu chargé d'histoire nautique : dès les années 1900, les habitants de Châtellerault embarquaient à bord du vapeur Hirondelle pour venir se détendre dans l'une des nombreuses guinguettes riveraines. Ce bec de terre au confluent du Clain et de la Vienne forme un superbe parc cerné d'eau propice aux manifestations nautiques et les organisateurs ne s'y sont pas trompés.
Une belle variété d'embarcations
Pour leur huitième édition, les 25 et 26 juin 2022, les régates 1900 avaient déplacé une cinquantaine d'embarcations traditionnelles représentatives de tous les courants du canotage d'antan (pagaie, aviron ou voile). Les bateaux étaient exposés à terre où un jury récompensait les plus belles restaurations. S'ensuivait un défilé nocturne éclairé aux lampions. Le lendemain, des régates et un "cafouillage nautique" permettaient de goûter les évolutions des bateaux et les qualités manoeuvrières de leurs équipages.
Les canots sur l'eauA terre, les vernis luisent !
Une fête en habits
Outre le soin apporté aux bateaux, les canotiers et canotières avaient pris soin de revêtir le costume d'époque, tout comme une bonne partie des visiteurs qui rivalisaient d'élégance. A terre comme sur l'eau, tout se passait dans une atmosphère bon enfant respectant les capacités nautiques de chaque embarcation et proposant à ceux qui le souhaitaient de s'essayer à l'exercice de la pagaie.
Les canoës canadiens étaient largement représentés, mais également des périssoires au franc-bord improbable. Les bateaux d'aviron et autres yoles étaient également nombreux. Quelques voiles parsemaient la flottille, le plus souvent sur des canoës canadiens. On pouvait ainsi admirer des voiles de coton joliment gréées sur des espars de bambou, les dérives latérales offrant des capacités d'évolutions convenables malgré une brise évanescente.
Les plus modernes étaient des répliques juste sorties de chantier, tandis que l'unité la plus ancienne était datée de 1860. Cette yole à deux rameurs en couple avec barreur a été récupérée in-extrémis chez un ferrailleur du Poitou. Elle est dans un état de conservation étonnant et mérite d'être sauvegardée en l'état. Son sauveur lui cherche un espace à sa mesure et qui saura prendre soin de ce témoin exceptionnel du patrimoine nautique.
Les Régates 1900 sont organisées par le service tourisme du Grand Chatellerault avec l'appui enthousiaste du Carré des canotiers qui œuvre pour une préservation vivante de ce mode de loisir nautique. L'un des piliers de cette association est Frédéric Delaive, Docteur en histoire qui a rédigé sa thèse sur les canotiers. Un puits de science canotière et une référence technique et historique précieuse pour tous les amateurs et restaurateurs.
Les participants venaient souvent de loin. L'un d'eux avait fait la route depuis l'Allemagne pour partager ces moments sur l'eau au son des orchestres et chanteurs qui ne rechignaient pas à embarquer pour donner l'aubade. Au final, les Régates 1900 est une manifestation qui fait bien plus que d'exposer les chatoiements de vernis des bateaux historiques. Elle garde vivant l'esprit primesautier des canotiers et la joyeuse diversité qui animait nos rivières au tournant du siècle.
L'esprit festif et joyeux a traversé les années
Des gréements de bambou
Les canoës canadiens étaient largement représentés, mais également des périssoires au franc-bord improbable. Les bateaux d'aviron et autres yoles étaient également nombreux. Quelques voiles parsemaient la flottille, le plus souvent sur des canoës canadiens. On pouvait ainsi admirer des voiles de coton joliment gréées sur des espars de bambou, les dérives latérales offrant des capacités d'évolutions convenables malgré une brise évanescente.
Une embarcation tout droit sortie d'un tableau impressionniste
Un souci de préservation
Les plus modernes étaient des répliques juste sorties de chantier, tandis que l'unité la plus ancienne était datée de 1860. Cette yole à deux rameurs en couple avec barreur a été récupérée in-extrémis chez un ferrailleur du Poitou. Elle est dans un état de conservation étonnant et mérite d'être sauvegardée en l'état. Son sauveur lui cherche un espace à sa mesure et qui saura prendre soin de ce témoin exceptionnel du patrimoine nautique.
Un sauvetage patrimonial qui reste à finaliser
Docteur ès canotage
Les Régates 1900 sont organisées par le service tourisme du Grand Chatellerault avec l'appui enthousiaste du Carré des canotiers qui œuvre pour une préservation vivante de ce mode de loisir nautique. L'un des piliers de cette association est Frédéric Delaive, Docteur en histoire qui a rédigé sa thèse sur les canotiers. Un puits de science canotière et une référence technique et historique précieuse pour tous les amateurs et restaurateurs.
Frédéric Delaive (en bleu) une sommité en matière de canotage !Le Pontet, un canot de 1908 et son chariot d'origine !
Les participants venaient souvent de loin. L'un d'eux avait fait la route depuis l'Allemagne pour partager ces moments sur l'eau au son des orchestres et chanteurs qui ne rechignaient pas à embarquer pour donner l'aubade. Au final, les Régates 1900 est une manifestation qui fait bien plus que d'exposer les chatoiements de vernis des bateaux historiques. Elle garde vivant l'esprit primesautier des canotiers et la joyeuse diversité qui animait nos rivières au tournant du siècle.
Un patrimoine vivant.Des canotiers qui mouillent le maillot !