Son plan de voilure, 235 m² au près et jusqu'à 475 m² au portant, repose sur un mât culminant à 23,30 m. À la fin des années 1980, ces chiffres traduisent une recherche d'équilibre entre puissance et fiabilité. Les carènes sont étroites, les quilles fixes, les structures encore marquées par les techniques sandwich verre et mousse.
Le premier Vendée Globe, remporté le 16 mars 1990 par Titouan Lamazou en 109 j 08 h 47 min 55 s, démontre la robustesse de l'ensemble. Mais dès le début des années 1990, les IMOCA évoluent vite. Les contraintes sur les quilles et les liaisons coque structure deviennent un sujet central, comme en témoigne l'abandon de Bertrand de Broc lors du Vendée Globe 1992 à 1993, sur inquiétude des architectes quant à la tenue de la quille.
Après ses années de course sous différents noms, Groupe LG, Hawaiian Express, Margareth Ana, Carrecamino, le voilier quitte progressivement les circuits européens. À partir du début des années 2000, il change de propriétaire, migre vers les Amériques et finit immobilisé au Venezuela.
Un bateau de course laissé à terre sous climat tropical encaisse plusieurs agressions. Rayonnement UV sur les résines, infiltration d'eau dans les noyaux sandwich, corrosion des ferrures inox, fatigue des cadènes et du gréement dormant. Et quand un voilier chute lors d'une mise à l'eau, sa survie est remise en question.
Le 27 novembre 2019, Alexandre Treillard annonce avoir localisé le bateau. Le rapatriement vers la France s'organise par cargo, solution cohérente pour un 60 pieds dont l'état structurel ne permet pas une traversée autonome.
La vidéo raconte le long périple de plus d'un an pour que le voilier après avoir quitté clandestinement le Venezuela par la mer, soit finalement rapatrié en Cargo jusqu'en France.
Arrivé en Vendée, à Port Bourgenay, le chantier de restauration démarre pour sa remise à l'eau le 19 avril 2023. Avant d'ouvrir symboliquement le départ du Vendée Globe le 10 novembre 2024.
En tièrement rénové, pui renommé T One One, en référence à son numéro 11 lors de l'édition 1989 à 1990 et à ses initiales historiques, le monocoque ne retourne pas en compétition. Son nouveau rôle se situe ailleurs.
Il devient support de transmission. Présence lors d'événements nautiques, participation à des manifestations publiques, projet d'association dédiée à la culture maritime. Alexandre Treillard son propriétaire, résume cette orientation en déclarant, "Ce bateau a pour vocation de devenir un musée flottant, un témoin de l'histoire du Vendée Globe auprès du grand public".
Le premier Vendée Globe, remporté le 16 mars 1990 par Titouan Lamazou en 109 j 08 h 47 min 55 s, démontre la robustesse de l'ensemble. Mais dès le début des années 1990, les IMOCA évoluent vite. Les contraintes sur les quilles et les liaisons coque structure deviennent un sujet central, comme en témoigne l'abandon de Bertrand de Broc lors du Vendée Globe 1992 à 1993, sur inquiétude des architectes quant à la tenue de la quille.
Vingt ans d'errance, corrosion et pertes d'intégrité structurelle
Après ses années de course sous différents noms, Groupe LG, Hawaiian Express, Margareth Ana, Carrecamino, le voilier quitte progressivement les circuits européens. À partir du début des années 2000, il change de propriétaire, migre vers les Amériques et finit immobilisé au Venezuela.
Un bateau de course laissé à terre sous climat tropical encaisse plusieurs agressions. Rayonnement UV sur les résines, infiltration d'eau dans les noyaux sandwich, corrosion des ferrures inox, fatigue des cadènes et du gréement dormant. Et quand un voilier chute lors d'une mise à l'eau, sa survie est remise en question.
Rapatrier un 60 pieds, logistique et choix techniques
Le 27 novembre 2019, Alexandre Treillard annonce avoir localisé le bateau. Le rapatriement vers la France s'organise par cargo, solution cohérente pour un 60 pieds dont l'état structurel ne permet pas une traversée autonome.
La vidéo raconte le long périple de plus d'un an pour que le voilier après avoir quitté clandestinement le Venezuela par la mer, soit finalement rapatrié en Cargo jusqu'en France.
Arrivé en Vendée, à Port Bourgenay, le chantier de restauration démarre pour sa remise à l'eau le 19 avril 2023. Avant d'ouvrir symboliquement le départ du Vendée Globe le 10 novembre 2024.
De bateau de course à support patrimonial et pédagogique
En tièrement rénové, pui renommé T One One, en référence à son numéro 11 lors de l'édition 1989 à 1990 et à ses initiales historiques, le monocoque ne retourne pas en compétition. Son nouveau rôle se situe ailleurs.
Il devient support de transmission. Présence lors d'événements nautiques, participation à des manifestations publiques, projet d'association dédiée à la culture maritime. Alexandre Treillard son propriétaire, résume cette orientation en déclarant, "Ce bateau a pour vocation de devenir un musée flottant, un témoin de l'histoire du Vendée Globe auprès du grand public".