Après quatre saisons et plusieurs victoires, SVR Lazartigue a reçu une évolution importante de ses appendices. Le trimaran skippé par Tom Laperche cherche désormais davantage de stabilité dans les conditions musclées, sans perdre son potentiel de vitesse dans le médium. Le skipper détaille les choix réalisés avec les architectes et les équipes techniques du bord.
Après plusieurs mois de chantier, SVR Lazartigue est de retour à l'eau avec de nouveaux foils et safrans. Pourquoi avoir lancé cette évolution ?

On a voulu faire évoluer le bateau après quatre années d'exploitation. On avait accumulé énormément de données et de ressentis sur l'eau. Il y a un peu plus d'un an, on a commencé à travailler sur de nouveaux foils et de nouveaux safrans. Ce sont des pièces longues à développer. Il y a les études, les simulations, la fabrication et ensuite toute l'intégration à bord. Cet hiver, on est arrivés à la phase finale avec l'installation complète sur le bateau et l'adaptation des systèmes. ...
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Quels étaient les principaux objectifs de ce chantier ?
L'idée principale, c'était de gagner en stabilité dans certaines conditions, notamment dans le vent fort et dans la mer formée. Le bateau était déjà très performant dans le médium avec une grosse capacité à décoller tôt. Mais parfois il devenait plus difficile à exploiter quand la mer grossissait. On cherchait donc un meilleur équilibre entre performance pure et contrôle du bateau sur la durée.
Les nouveaux safrans semblent être une évolution importante du trimaran. Qu'est ce qui change concrètement ?
La grosse différence, c'est qu'ils sont plus profonds. Plus les safrans sont profonds, plus on garde du contrôle quand le bateau vole haut. Ça permet d'avoir davantage de direction, d'être moins à la limite du décrochage et de mieux exploiter le trimaran dans les phases rapides.
L'objectif est donc de voler plus haut ?
Oui, mais surtout de mieux passer les vagues. Si on vole à la même hauteur qu'avant avec davantage de contrôle, c'est déjà un gain important. Et si on peut voler un peu plus haut dans certaines conditions, ça permet aussi d'amortir davantage les impacts dans la mer. Aujourd'hui, sur les Ultim, le vrai frein reste souvent l'état de la mer plus que le vent lui-même.
Vous parlez souvent de vitesse moyenne plutôt que de vitesse maximale. Pourquoi ?
Parce qu'en solitaire et au large, la vitesse moyenne devient essentielle. Sur une mer plate, ces bateaux sont déjà extrêmement rapides. Mais dès que ça tape dans les vagues et que le bateau ralentit, les relances coûtent énormément. Si on arrive à garder une vitesse plus stable et à éviter ces gros ralentissements, on gagne beaucoup sur 24 heures.
C'est là que les nouveaux foils entrent en jeu ?
Exactement. Si on a un meilleur vol, plus stable et plus contrôlé, on peut aussi mieux tenir les voiles et mieux gérer les efforts sur le bateau. Ensuite on entre dans une spirale vertueuse avec des vents apparents plus avancés et davantage de rendement au portant.
Comment prenez vous les décisions techniques sur un projet comme celui-ci ?
C'est un travail collectif avec VPLP, les équipes du bureau d'études et l'équipe navigante. Nous, on navigue et on remonte nos sensations. Ensuite les architectes et les ingénieurs travaillent dessus avec les outils numériques et les simulations. Le simulateur est devenu central pour comparer différentes architectures de foils ou de safrans.
Les premiers essais en mer sont encourageants ?
Oui, on est contents des premières sensations. On avait les chiffres théoriques et les analyses des architectes, mais le plus important reste ce qu'on ressent sur l'eau. Et aujourd'hui, on sent les gains dans les mains, dans les trajectoires et dans le comportement du bateau.
Il reste encore du travail avant la Route du Rhum 2026 ?
Oui, bien sûr. On est encore en phase d'apprentissage avec ces nouveaux appendices. Il y a beaucoup de réglages à comprendre et à optimiser. Mais on est pleinement dans cette dynamique avec comme objectif principal la Route du Rhum 2026. À partir de l'été, toute la préparation sera orientée vers cette course.
Quel va être le programme de SVR Lazartigue dans les prochains mois avant le départ de la Route du Rhum 2026 ?
Là, on termine toute la tournée méditerranéenne. On est actuellement à Marseille, puis on va naviguer avec des fournisseurs, des distributeurs et des collaborateurs de la marque SVR sur la Côte d'Azur. Ensuite, on descendra à Naples pour la filiale italienne, puis à Barcelone pour l'Espagne. Après ça, direction Cascais, près de Lisbonne, pour le Portugal.
Le retour entre Cascais et la Bretagne va être important pour moi parce qu'il se fera en solitaire. Ça servira à la fois d'entraînement et de qualification pour la Route du Rhum. Il y aura environ 1 500 milles à parcourir, donc un vrai morceau de navigation pour continuer à prendre en main les nouveaux appendices dans différentes conditions.
À partir du mois de juin, toute la préparation va progressivement se concentrer sur la Route du Rhum 2026. L'idée, c'est de continuer à accumuler des milles, des réglages et des automatismes avec cette nouvelle configuration du bateau.
Quels étaient les principaux objectifs de ce chantier ?
L'idée principale, c'était de gagner en stabilité dans certaines conditions, notamment dans le vent fort et dans la mer formée. Le bateau était déjà très performant dans le médium avec une grosse capacité à décoller tôt. Mais parfois il devenait plus difficile à exploiter quand la mer grossissait. On cherchait donc un meilleur équilibre entre performance pure et contrôle du bateau sur la durée.
Les nouveaux safrans semblent être une évolution importante du trimaran. Qu'est ce qui change concrètement ?

La grosse différence, c'est qu'ils sont plus profonds. Plus les safrans sont profonds, plus on garde du contrôle quand le bateau vole haut. Ça permet d'avoir davantage de direction, d'être moins à la limite du décrochage et de mieux exploiter le trimaran dans les phases rapides.
L'objectif est donc de voler plus haut ?
Oui, mais surtout de mieux passer les vagues. Si on vole à la même hauteur qu'avant avec davantage de contrôle, c'est déjà un gain important. Et si on peut voler un peu plus haut dans certaines conditions, ça permet aussi d'amortir davantage les impacts dans la mer. Aujourd'hui, sur les Ultim, le vrai frein reste souvent l'état de la mer plus que le vent lui-même.
Vous parlez souvent de vitesse moyenne plutôt que de vitesse maximale. Pourquoi ?
Parce qu'en solitaire et au large, la vitesse moyenne devient essentielle. Sur une mer plate, ces bateaux sont déjà extrêmement rapides. Mais dès que ça tape dans les vagues et que le bateau ralentit, les relances coûtent énormément. Si on arrive à garder une vitesse plus stable et à éviter ces gros ralentissements, on gagne beaucoup sur 24 heures.
C'est là que les nouveaux foils entrent en jeu ?

Exactement. Si on a un meilleur vol, plus stable et plus contrôlé, on peut aussi mieux tenir les voiles et mieux gérer les efforts sur le bateau. Ensuite on entre dans une spirale vertueuse avec des vents apparents plus avancés et davantage de rendement au portant.
Comment prenez vous les décisions techniques sur un projet comme celui-ci ?
C'est un travail collectif avec VPLP, les équipes du bureau d'études et l'équipe navigante. Nous, on navigue et on remonte nos sensations. Ensuite les architectes et les ingénieurs travaillent dessus avec les outils numériques et les simulations. Le simulateur est devenu central pour comparer différentes architectures de foils ou de safrans.
Les premiers essais en mer sont encourageants ?
Oui, on est contents des premières sensations. On avait les chiffres théoriques et les analyses des architectes, mais le plus important reste ce qu'on ressent sur l'eau. Et aujourd'hui, on sent les gains dans les mains, dans les trajectoires et dans le comportement du bateau.
Il reste encore du travail avant la Route du Rhum 2026 ?

Oui, bien sûr. On est encore en phase d'apprentissage avec ces nouveaux appendices. Il y a beaucoup de réglages à comprendre et à optimiser. Mais on est pleinement dans cette dynamique avec comme objectif principal la Route du Rhum 2026. À partir de l'été, toute la préparation sera orientée vers cette course.
Quel va être le programme de SVR Lazartigue dans les prochains mois avant le départ de la Route du Rhum 2026 ?
Là, on termine toute la tournée méditerranéenne. On est actuellement à Marseille, puis on va naviguer avec des fournisseurs, des distributeurs et des collaborateurs de la marque SVR sur la Côte d'Azur. Ensuite, on descendra à Naples pour la filiale italienne, puis à Barcelone pour l'Espagne. Après ça, direction Cascais, près de Lisbonne, pour le Portugal.
Le retour entre Cascais et la Bretagne va être important pour moi parce qu'il se fera en solitaire. Ça servira à la fois d'entraînement et de qualification pour la Route du Rhum. Il y aura environ 1 500 milles à parcourir, donc un vrai morceau de navigation pour continuer à prendre en main les nouveaux appendices dans différentes conditions.
À partir du mois de juin, toute la préparation va progressivement se concentrer sur la Route du Rhum 2026. L'idée, c'est de continuer à accumuler des milles, des réglages et des automatismes avec cette nouvelle configuration du bateau.

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