La première concerne les navires qui ne sont pas maîtres de leur manœuvre. La seconde vise les navires à capacité de manœuvre restreinte. Dans ces deux situations, le voilier perd sa priorité habituelle et doit prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter une collision.
Autrement dit, la voile n'accorde jamais une priorité absolue.
Lorsqu'un sous marin évolue en surface, il est soumis au RIPAM comme n'importe quel autre navire. En revanche, sa capacité de manœuvre dépend de sa mission. Un sous marin militaire peut être limité par son tirant d'eau, ses procédures de sécurité, la présence d'antennes déployées ou les contraintes liées à une plongée ou à une remontée en surface.
Selon les circonstances, il peut arborer les marques réglementaires signalant qu'il est un navire à capacité de manœuvre restreinte. Dans ce cas, les autres usagers doivent lui laisser le passage.
Même lorsqu'il ne présente pas ces marques, un sous marin de plusieurs milliers de tonnes ne peut évidemment pas modifier sa route ou s'arrêter aussi rapidement qu'un dériveur de moins de 60 kg.
Les régatiers appliquent les Règles de course à la voile de World Sailing pour gérer leurs priorités entre concurrents.Mais ces règles ne s'appliquent qu'entre bateaux participant à la course.
Lorsqu'un navire extérieur à la régate entre dans la zone, les obligations du RIPAM reprennent immédiatement le dessus. Le comité de course peut même interrompre ou retarder une procédure de départ afin de laisser passer le trafic.
C'est précisément ce qui explique pourquoi les concurrents de la Semaine de Kiel ont simplement observé le passage du sous marin sans chercher à maintenir leur position.
Le RIPAM repose sur un principe simple. Même lorsqu'un navire est prioritaire, son équipage conserve l'obligation d'éviter une collision. Cette règle fondamentale concerne aussi bien un plaisancier en voilier qu'un pilote de vedette ou un commandant de sous marin.
Face à un bâtiment militaire de plusieurs dizaines de mètres de long, la bonne réaction consiste à s'écarter largement, à conserver une veille attentive et à ne jamais chercher à faire valoir un droit de passage théorique.
En pratique, le bon sens rejoint ici la réglementation.
Cette rencontre insolite constitue un excellent exercice de réflexion pour les candidats au permis bateau.
Elle rappelle que les règles de priorité ne se résument pas à quelques phrases apprises par cœur. Elles exigent d'analyser le type de navire rencontré, sa capacité réelle à manœuvrer et le contexte de navigation. Un ILCA est extrêmement manœuvrant. Un sous marin ne l'est pas toujours. Dans une telle situation, la bonne décision consiste donc à anticiper largement la route du bâtiment militaire et à maintenir une distance de sécurité.
Autrement dit, la voile n'accorde jamais une priorité absolue.
Un sous marin n'est pas un navire comme les autres
Lorsqu'un sous marin évolue en surface, il est soumis au RIPAM comme n'importe quel autre navire. En revanche, sa capacité de manœuvre dépend de sa mission. Un sous marin militaire peut être limité par son tirant d'eau, ses procédures de sécurité, la présence d'antennes déployées ou les contraintes liées à une plongée ou à une remontée en surface.
Selon les circonstances, il peut arborer les marques réglementaires signalant qu'il est un navire à capacité de manœuvre restreinte. Dans ce cas, les autres usagers doivent lui laisser le passage.
Même lorsqu'il ne présente pas ces marques, un sous marin de plusieurs milliers de tonnes ne peut évidemment pas modifier sa route ou s'arrêter aussi rapidement qu'un dériveur de moins de 60 kg.
En régate, les règles de course ne remplacent jamais le RIPAM
Les régatiers appliquent les Règles de course à la voile de World Sailing pour gérer leurs priorités entre concurrents.Mais ces règles ne s'appliquent qu'entre bateaux participant à la course.
Lorsqu'un navire extérieur à la régate entre dans la zone, les obligations du RIPAM reprennent immédiatement le dessus. Le comité de course peut même interrompre ou retarder une procédure de départ afin de laisser passer le trafic.
C'est précisément ce qui explique pourquoi les concurrents de la Semaine de Kiel ont simplement observé le passage du sous marin sans chercher à maintenir leur position.
La meilleure priorité reste celle qui évite l'abordage
Le RIPAM repose sur un principe simple. Même lorsqu'un navire est prioritaire, son équipage conserve l'obligation d'éviter une collision. Cette règle fondamentale concerne aussi bien un plaisancier en voilier qu'un pilote de vedette ou un commandant de sous marin.
Face à un bâtiment militaire de plusieurs dizaines de mètres de long, la bonne réaction consiste à s'écarter largement, à conserver une veille attentive et à ne jamais chercher à faire valoir un droit de passage théorique.
En pratique, le bon sens rejoint ici la réglementation.
Ce que cette photo rappelle aux candidats au permis bateau
Cette rencontre insolite constitue un excellent exercice de réflexion pour les candidats au permis bateau.
Elle rappelle que les règles de priorité ne se résument pas à quelques phrases apprises par cœur. Elles exigent d'analyser le type de navire rencontré, sa capacité réelle à manœuvrer et le contexte de navigation. Un ILCA est extrêmement manœuvrant. Un sous marin ne l'est pas toujours. Dans une telle situation, la bonne décision consiste donc à anticiper largement la route du bâtiment militaire et à maintenir une distance de sécurité.