Après une réunion de chantier, une évolution d'un gréement de jonque "moderne" est adoptée. Je sacrifie les deux balais de la maison pour constituer les espars, que je peins en bleu marine pour des raisons esthétiques. Je procède à la découpe d'une voile en coton vaguement carrée dans un vieux sommier destiné à la poubelle.
Soucieux de respecter la législation, je fixe une plaque d'immatriculation en lambris de pin, sur laquelle je renseigne fièrement le quartier des Affaires maritimes (Brest, bien sûr), suivi de ma date de naissance. Un pavillon français, cramé par les UV bretons, trouve sa place sur le tableau arrière.
La sécurité du bord est assurée par une pagaie, un mouillage constitué d'un bout de casier et d'un caillou, et le skipper est équipé d'une brassière poreuse non capelée.
Enfin, mon premier navire est baptisé "Max", et le lettrage est réalisé à main levée, à la peinture blanche.
La mise à l'eau se fait à marée descendante, avec un très léger vent de terre. Safety First. Contre toute attente, le mât ne tient pas tout seul. Pas grave, je le tiendrai à la main. Je ne suis pas ennuyé par la gestion de la barre, puisqu'il n'y a pas de gouvernail.
Je tire enfin mon premier bord. Ce sera le seul sur cette unité. Ma mère parvient à prendre une photo avec le Kodak à pellicule, avant de me courir après pour éviter que le courant m'emporte.
Puis mon bateau est transformé en ponton-plongeoir, activité dans laquelle il est beaucoup moins dangereux. Voilà le résumé de mon premier souvenir en mer.
Et vous, quel est le vôtre ?
Soucieux de respecter la législation, je fixe une plaque d'immatriculation en lambris de pin, sur laquelle je renseigne fièrement le quartier des Affaires maritimes (Brest, bien sûr), suivi de ma date de naissance. Un pavillon français, cramé par les UV bretons, trouve sa place sur le tableau arrière.
La sécurité du bord est assurée par une pagaie, un mouillage constitué d'un bout de casier et d'un caillou, et le skipper est équipé d'une brassière poreuse non capelée.
Enfin, mon premier navire est baptisé "Max", et le lettrage est réalisé à main levée, à la peinture blanche.
La mise à l'eau se fait à marée descendante, avec un très léger vent de terre. Safety First. Contre toute attente, le mât ne tient pas tout seul. Pas grave, je le tiendrai à la main. Je ne suis pas ennuyé par la gestion de la barre, puisqu'il n'y a pas de gouvernail.
Je tire enfin mon premier bord. Ce sera le seul sur cette unité. Ma mère parvient à prendre une photo avec le Kodak à pellicule, avant de me courir après pour éviter que le courant m'emporte.
Puis mon bateau est transformé en ponton-plongeoir, activité dans laquelle il est beaucoup moins dangereux. Voilà le résumé de mon premier souvenir en mer.
Et vous, quel est le vôtre ?