Boire ou barrer, il faudra choisir !

Fini l'apéro à bord ? Devrons nous laisser les bonnes les bouteilles à terre ? Comme les automobilistes, les marins ne devront pas dépasser un certain taux d'alcoolémie à bord des navires... Une mesure est déposée dans ce sens par le gouvernement pour protéger la santé des professionnels de la mer et éviter les accidents.

Mer et boisson sont souvent liées. Même les plus grands marins ont toujours eu une bonne bouteille à bord. Que ce soit le rhum des pirates ou bien le vin rouge d'Eric Tarbaly, l'alcool est toujours resté le bon compagnon des marins. De nouvelles mesures pourraient nous en interdire le plaisir... Plaisanciers, allons-nous nous laisser priver pour avoir le droit de prendre la barre ?

Ce mercredi 1er mars 2017, un projet de loi dont la mesure principale est d'instaurer un taux d'alcoolémie à bord des navires, a été déposé par le gouvernement en Conseil des ministres. Il vise à protéger la santé des marins en luttant contre l'alcoolisme en mer, et à limiter les accidents des professionnels de la mer.

Ainsi, de la même manière que pour le Code de la route, "la concentration d'alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,50 gramme par litre est interdite pour les gens de mer professionnels à bord des navires et les personnes exerçant la profession de pilote maritime."

Ce projet de loi ratifie l'ordonnance n° 2016-1686 du 8 décembre 2016 relative à l'aptitude médicale à la navigation des gens de mer et à la lutte contre l'alcoolisme en mer et a été déposé par Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des Transports, de la mer et de la pêche et Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat.

Des contrôles en mer pourront être effectués par les services des contrôles en mer et des ports, mais aussi par les capitaines de navire qui pourront contrôler leur personnel. En cas d'ivresse effective ou d'alcoolémie, le navire pourra être ajourné.

"Des sanctions pénales sont définies. Des délits sont ainsi prévus pour les personnels à hautes responsabilités que sont le capitaine, le chef mécanicien et toute personne assurant la veille visuelle et auditive. Les autres gens de mer sont, quant à eux, susceptibles de faire l'objet de contraventions" explique Alain Vidalies.

Ouf, il ne s'agit là que des professionnels... Amis plaisanciers, vous pouvez continuer à profiter de l'apéro dans votre cockpit, avec vos amis sans crainte de la répression... avec modération tout de même !

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Jean-Luc Tual - 02 Mars 2017
Pour les plaisanciers, le décret n°2007-1167 du 2 août 2007 relatif au permis de conduire et à la formation à la conduite des bateaux de plaisance à moteur prévoit la possibilité d'un retrait de permis en cas d'ébriété.
Voir son article 6 :
Le permis de conduire mentionné à l'article 2 du présent décret ainsi que les titres antérieurement en vigueur de conduite des navires ou des bateaux de plaisance à moteur, sous quelque régime qu'ils aient été délivrés, peuvent être retirés temporairement ou définitivement en cas d'inobservation des règlements de police afférents à la circulation en eaux maritimes ou en eaux intérieures ainsi qu'en cas de négligence ou d'imprudence grave de nature à compromettre la sécurité du conducteur, des passagers ou des tiers ou en cas de conduite en état d'ébriété ou de consommation de stupéfiants.En eaux maritimes, ces manquements sont constatés par les officiers ou agents de police judiciaire et par les personnes mentionnées à l'article 4 de la loi du 5 juillet 1983 susvisée. En eaux intérieures, ces manquements sont constatés par les officiers ou agents de police judiciaire et par les personnes mentionnées à l'article 22 de la loi du 23 décembre 1972 susvisée.
Claude Mulcey - 02 Mars 2017
les TGI Maritime sont mis en place : 7 tribunaux maritime ont été mis en place Le Havre, Brest, Marseille, Saint-Denis de La Réunion, Cayenne et Bordeaux; suite à l'ordonnance du 2012-1218 du 2 nov 2012 entrée en vigueur au 1° 01 2015 ; depuis oct 2016 Bordeaux des condamnations sont déjà tombées : suppression du permis 1 an (avec interdiction de le repasser avant 3 ans); 4 mis de prison ferme ( condamnation en récidive, après un sursis de conduite en état d'ivresse > 0,50 en voiture!)
Papou de Rennes - 02 Mars 2017
Bien content d'être à la retraite, cela devient un métier aussi con que d'être à terre. Encore du travail de plumitif.


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