Essai / Positionnement, architecture et design de l’Océanis 30.1, un voilier rapide pour tout faire

Lors de notre essai de l’Océanis 30.1 à Barcelone nous avons découvert un voilier habitable d’entrée de gamme. Véritable concentré de toutes les caractéristiques et fonctions  que l’on peut demander à un petit croiseur, son cahier des charges est ambitieux.

Le mouton à cinq pattes

L’Océanis 30.1 renoue avec la tradition du bateau « bon à tout faire ». Bon marcheur, vrai croiseur, très marin, pouvant s’échouer, facile à utiliser et économique à transporter. Enfin, tout et son contraire. Toutes les marques se sont essayées à l’obtention de ce Graal maritime avec plus ou moins de succès, mais peu sont parvenues à s’en rapprocher. Voyons comment le 1er constructeur mondial relève le défi.

Un croiseur aux dimensions calibrées 9 x 3 mètres

Essai Bénéteau Océanis 30.1

Comme si cela ne suffisait pas, Bénéteau rajoute quelques contraintes à son équation déjà audacieuse. Proposer toutes ses qualités plus la rapidité, l’esthétisme et une habitabilité non sacrifiée, relève du prodige. Tout d’abord le maître-bau a été limité à 3 mètres alors que dans cette taille la largeur des modèles dépasse allègrement les 3,30 m. Ce format et son poids lège de moins de 4 tonnes permet de déplacer le bateau sans recours au transport exceptionnel, mais aussi et surtout de rester dans une catégorie inférieure pour le tarif de l’amarrage au port. À première vue, les principaux perdants sont les passavants plus étroits, mais le cockpit lui n’en souffre pas.

Des performances polyvalentes

Essai Bénéteau Océanis 30.1

Afin de plaire aux multi-usagers que pourrait attirer ce croiseur, il existe plusieurs systèmes pour le lest. Quille courte ou longue sont proposées pour différentes régions et aussi un saumon lesté muni d’une dérive relevable qui permettra d’échouer le bateau. Les bordés de coques sont droits et le bouchain, qui démarre dès l’étrave au niveau de la baille à mouillage, s’accentue vers l’arrière permettant d’assoir la carène et de positionner les bisafrans assez écartés. Grand-voile à corne ou sur enrouleur, solent autovireur ou génois à 105 %, mat pivotant (pour démâter rapidement et passer sous les ponts) ou gennaker sur bout-dehors, barre franche ou double barre à roue, l’Océanis 30.1 peut être aussi bien taillé pour la croisière rapide, voire une régate de weekend que pour remonter le Canal du Midi.

Essai Bénéteau Océanis 30.1
Essai Bénéteau Océanis 30.1

Une conception millimétrée

Essai Bénéteau Océanis 30.1

Se jouer de tous ces programmes, tout en offrant une ligne moderne stylée n’occulte en rien l’impératif d’habitabilité. L’alliance du cabinet d’architectes Finot-Conq pour la coque et de Nauta Design pour les aménagements a permis de réaliser un bateau facile à utiliser en toutes circonstances sans concéder la moindre lacune au confort. Les bureaux d’études ont planché sur un dessin permettant d’exploiter le moindre cm² utile, servant l’ergonomie, afin de pallier au gabarit XS de ce nouveau croiseur.

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Océanis 30.1, la fiche technique

MarqueBénéteau
ArchitectePascal Conq
Longueur hors-tout9.53 m
Longueur de coque8.99
Largeur2.99 m
Tirant d'eau1.88 m
Catégorie CEB
Nombre de passagers6
Déplacement lège3 995 kg
Surface de voilure au près45 m2
Nombre de moteurs maximum1
Carburant130 L
Voir la fiche technique complète du Océanis 30.1