Interview / 3 questions à l'architecte naval Pierre Rolland
Pierre Rolland s'est d'abord illustré en tant que coureur au large, avant de devenir architecte naval. Père des voiliers - Pogo, Django, Mojito, Bongo… - il a toujours alterné course au large et architecture navale. Et pourtant, rien ne le destinait à dessiner des bateaux sur lesquels tout le monde navigue.
Quel bateau avez-vous avez dessiné et dont vous êtes le plus fier ?
Il y en a beaucoup, mais j'en choisirais surtout 2.
Le Mini 6.50 Amnesty international. C'est le 2e bateau que je dessinais. Il a une belle histoire. Il a gagné la Mini Transat 1993 dans des conditions difficiles et a donné naissance au Mini de Série Pogo.
Mini 6.50 Amnesty International
Le Superbigou évidemment ! Parce que c'est une histoire exceptionnelle. Ça m'a aussi permis de me faire connaitre, c'est un petit milieu.
Superbigou
Quel bateau auriez-vous aimé dessiner ?
Je vais être un ...
... peu ancien. Les bateaux de série d'aujourd'hui ont l'inconvénient de tous se ressembler. Avant, on voyait un Muscadet, un Armagnac, on les identifiait. Aujourd'hui, quand même, le Mojito on le reconnait.
L'Armagnac, c'est un bateau qui m'a fait rêver quand j'étais ado. J'ai toujours aimé ce qu'a fait Jean-Marie Finot.
Il y a aussi le Cigale 16, mais on part sur autre chose. C'est un bateau de voyage.
J'aimerais bien redessiner des bateaux comme je sais faire. Il y a un truc que j'aimerai bien, c'est dessiner un bateau vintage. Un très joli bateau classique en composite. Un bateau qui ressemblerait à un Pogo 8.50 ou un Fabulo.
Un bateau qui soit en forme, sans bouchain, avec un roof arrondi, en mettant l'esthétique d'abord, plutôt que la fonctionnalité.
Le bateau que je viens de me construire, j'ai repris la coque du Fabulo, dessinée il y a 20 ans, parce que je la trouve belle. Tout le monde le regarde, il est magnifique. Je me suis retrouvé propriétaire des moules du Fabulo, et j'ai décidé de les utiliser pour me faire un bateau. C'est un bateau que j'ai toujours bien aimé, mais qui n'a pas été assez construit parce que le chantier n'a pas perduré.
Des moules comme ça, des bateaux comme ça, dans un chantier, ce n'est pas viable. Parce que les moules ont vieilli, les formes ne sont plus au gout du jour.
J'aime bien ce côté esthétique passé à la trappe. Il y a des modes. Aujourd'hui, ce sont des bateaux à bouchain avec un tableau arrière très large. Ça à l'avantage d'apporter de la stabilité et du volume, mais on a du mal à savoir qui est quoi. Les roofs sont fonctionnels, beaucoup plus lumineux, mais anguleux.
L'Armagnac, c'est un bateau qui m'a fait rêver quand j'étais ado. J'ai toujours aimé ce qu'a fait Jean-Marie Finot.
L'Armagnac
Il y a aussi le Cigale 16, mais on part sur autre chose. C'est un bateau de voyage.
Quel est le projet sur lequel aimeriez travailler ?
J'aimerais bien redessiner des bateaux comme je sais faire. Il y a un truc que j'aimerai bien, c'est dessiner un bateau vintage. Un très joli bateau classique en composite. Un bateau qui ressemblerait à un Pogo 8.50 ou un Fabulo.
Un bateau qui soit en forme, sans bouchain, avec un roof arrondi, en mettant l'esthétique d'abord, plutôt que la fonctionnalité.
Le bateau que je viens de me construire, j'ai repris la coque du Fabulo, dessinée il y a 20 ans, parce que je la trouve belle. Tout le monde le regarde, il est magnifique. Je me suis retrouvé propriétaire des moules du Fabulo, et j'ai décidé de les utiliser pour me faire un bateau. C'est un bateau que j'ai toujours bien aimé, mais qui n'a pas été assez construit parce que le chantier n'a pas perduré.
Fabulo 36
Des moules comme ça, des bateaux comme ça, dans un chantier, ce n'est pas viable. Parce que les moules ont vieilli, les formes ne sont plus au gout du jour.
J'aime bien ce côté esthétique passé à la trappe. Il y a des modes. Aujourd'hui, ce sont des bateaux à bouchain avec un tableau arrière très large. Ça à l'avantage d'apporter de la stabilité et du volume, mais on a du mal à savoir qui est quoi. Les roofs sont fonctionnels, beaucoup plus lumineux, mais anguleux.