Ce n'est pas toujours facile de se rendre à l'évidence : mon joli bateau, qui a partagé tant de bons moments et qui faisait partie de la famille, qui ne navigue déjà plus depuis des années, ne naviguera jamais plus. Son état général demanderait plus qu'un simple refit pour lui permettre de retrouver son lustre d'antan. Outre le temps, le budget pour lui permettre de renaviguer, pour changer le moteur, le jeu de voile, serait exorbitant. Continuer à payer un anneau, l'assurance ou le voir dépérir jour après jour dans son jardin en espérant le remettre un jour à l'eau n'est même plus un rêve. Le revendre, aucune chance. Le donner, c'est plus du registre d'un cadeau empoisonné. Soyons réaliste, il faut le déconstruire.
Déconstruire, dépolluer, recycler, revaloriser.
Aujourd'hui, la filière permettant la déconstruction existe. La Fédération des Industries Nautiques (FIN) a mis en place l'APER, un éco-organisme en charge de la collecte des contributions payées au moment de la vente d'un bateau neuf par les chantiers/importateurs et de la dotation de l'état correspondant à une quote-part de la taxe DAFN (Droit de francisation) mais aussi de la déconstruction des bateaux de plaisance hors d'usage. Pour assurer sa mission, l'APER s'appuie sur un réseau d'une trentaine de centres de déconstruction agréés dont les installations sont classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) 2712-3. Il y en a un forcément pas loin du lieu de votre épave !
Gratuit, mais pas que...
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