En 2025, Anthony Marchand a pris la barre d'Actual Ultim 4, l'ex Maxi Edmond de Rothschild, vainqueur de la Route du Rhum 2022. Entre adaptation à une machine déjà très aboutie, évolution technique discrète et préparation de la Route du Rhum 2026, le skipper de Saint Brieuc détaille sa méthode pour apprivoiser ce trimaran volant qui a remporté toutes les épreuves courues en classe Ultim. Nous sommes allés à sa rencontre lors de son escale marseillaise.
Vous sortez du chantier d'hiver. Sur quoi avez vous principalement travaillé ?
Le chantier a surtout été consacré à une grosse révision générale. Sur ces Ultim, démonter les vérins, contrôler les systèmes hydrauliques et électroniques, tout cela prend énormément de temps. On a aussi travaillé sur l'ergonomie à bord et apporté plusieurs petites évolutions sur certains systèmes.

Et puis il y a tout le travail d'adaptation. Ce bateau a déjà une histoire et une philosophie technique forte. À nous ...
... maintenant de comprendre pourquoi certaines solutions ont été choisies et comment les exploiter au mieux avec notre équipe.
Vous continuez donc encore à faire évoluer Actual Ultim 4 ?
Oui. On poursuit le développement du bateau. Il y a notamment de nouveaux éléments qui doivent arriver avant l'été. Pour le moment, on garde cela confidentiel. L'idée sera de les installer, de les tester et de continuer à faire progresser la machine.
Sur ces bateaux, le développement ne s'arrête jamais. On navigue beaucoup pour récolter des données et comprendre le comportement du trimaran dans différentes configurations.
Justement, combien de temps faut il pour vraiment prendre en main un Ultim déjà développé par une autre équipe ?
C'est un travail permanent. Ce qui est intéressant, c'est qu'on continue toujours à apprendre du bateau. Depuis sa remise à l'eau, on a énormément navigué pour accumuler des datas et essayer différentes options. L'équipe Gitana nous a transmis beaucoup d'informations techniques. Le transfert s'est très bien passé. Mais ils ne nous ont évidemment pas livré toutes les limites du bateau. C'est à nous maintenant de découvrir certaines choses par la navigation.
Il faut construire notre propre logique de performance, notre manière de faire fonctionner le bateau. Certaines choses doivent être adaptées à notre sauce.
Votre première confrontation sur la Transat Café l'Or avec les autres Ultim vous a rassuré ?
Oui, clairement. On était plutôt satisfaits de cette troisième place. Nous avions peu navigué avec ce bateau avant de prendre le départ. Pour une première course avec ce bateau, c'était encourageant.
Ces machines restent très complexes. Un Ultim, ce n'est pas seulement un skipper, c'est une équipe complète, une manière de penser le bateau et de le faire avancer ensemble.
Actual Ultim 4 est réputé très physique à faire naviguer. Vous le confirmez ?
Oui. C'est un bateau plus puissant, plus large, plus rapide aussi. Mais cette puissance se paie physiquement. Il demande beaucoup d'engagement et d'attention. En contrepartie, les sensations sont assez incroyables. Et surtout, c'est une plateforme capable d'être au niveau des ambitions qu'on peut avoir sur la Route du Rhum.
La Route du Rhum 2026 est devenue votre objectif principal ?
Oui, clairement. C'est l'objectif majeur de la saison. Déjà parce que c'est une course mythique dans le paysage nautique français. Et puis ce sera ma première participation en Ultim sur cette transat. Pour moi, c'est un rêve. J'ai envie d'être à la hauteur de la confiance que le Team Actual m'accorde. L'objectif est d'arriver sur cette Route du Rhum avec le moins de zones d'ombre possible sur le bateau et son fonctionnement.
Vous affichez ouvertement un objectif de victoire ?
Oui, parce qu'on dispose d'un bateau capable de gagner. Après, cela reste une course océanique avec beaucoup d'incertitudes.
Mais une grande partie du résultat se prépare bien avant le départ. La performance se construit pendant toute la saison, dans le travail technique, l'évolution du bateau, la qualité de préparation et la confiance entre le skipper, l'équipe et la machine.
Je pense sincèrement que 90 % de la course se joue avant même de larguer les amarres.
En solitaire sur un Ultim, le routage météo reste autorisé. Cela change quoi dans votre manière de courir ?
En Ultim, oui, le routage est autorisé sur les courses en solitaire. Cela crée un fonctionnement très différent. On échange en permanence avec l'équipe météo et les routeurs.
Mais même avec cette aide, cela reste extrêmement engagé. Sur ces bateaux, les vitesses sont telles qu'il faut rester concentré quasiment tout le temps. Les phases de repos sont courtes, carle Rhum reste un sprint qui dure une semaine.
Et après la Route du Rhum, vous regardez déjà vers un tour du monde ?
On réfléchit forcément à la suite. Le Trophée Jules Verne fait partie des options possibles. Le calendrier pourrait correspondre.
Mais pour le moment, toute l'attention est tournée vers la Route du Rhum 2026. Chaque chose en son temps.
Vous continuez donc encore à faire évoluer Actual Ultim 4 ?
Oui. On poursuit le développement du bateau. Il y a notamment de nouveaux éléments qui doivent arriver avant l'été. Pour le moment, on garde cela confidentiel. L'idée sera de les installer, de les tester et de continuer à faire progresser la machine.

Sur ces bateaux, le développement ne s'arrête jamais. On navigue beaucoup pour récolter des données et comprendre le comportement du trimaran dans différentes configurations.
Justement, combien de temps faut il pour vraiment prendre en main un Ultim déjà développé par une autre équipe ?
C'est un travail permanent. Ce qui est intéressant, c'est qu'on continue toujours à apprendre du bateau. Depuis sa remise à l'eau, on a énormément navigué pour accumuler des datas et essayer différentes options. L'équipe Gitana nous a transmis beaucoup d'informations techniques. Le transfert s'est très bien passé. Mais ils ne nous ont évidemment pas livré toutes les limites du bateau. C'est à nous maintenant de découvrir certaines choses par la navigation.
Il faut construire notre propre logique de performance, notre manière de faire fonctionner le bateau. Certaines choses doivent être adaptées à notre sauce.
Votre première confrontation sur la Transat Café l'Or avec les autres Ultim vous a rassuré ?
Oui, clairement. On était plutôt satisfaits de cette troisième place. Nous avions peu navigué avec ce bateau avant de prendre le départ. Pour une première course avec ce bateau, c'était encourageant.

Ces machines restent très complexes. Un Ultim, ce n'est pas seulement un skipper, c'est une équipe complète, une manière de penser le bateau et de le faire avancer ensemble.
Actual Ultim 4 est réputé très physique à faire naviguer. Vous le confirmez ?
Oui. C'est un bateau plus puissant, plus large, plus rapide aussi. Mais cette puissance se paie physiquement. Il demande beaucoup d'engagement et d'attention. En contrepartie, les sensations sont assez incroyables. Et surtout, c'est une plateforme capable d'être au niveau des ambitions qu'on peut avoir sur la Route du Rhum.

La Route du Rhum 2026 est devenue votre objectif principal ?
Oui, clairement. C'est l'objectif majeur de la saison. Déjà parce que c'est une course mythique dans le paysage nautique français. Et puis ce sera ma première participation en Ultim sur cette transat. Pour moi, c'est un rêve. J'ai envie d'être à la hauteur de la confiance que le Team Actual m'accorde. L'objectif est d'arriver sur cette Route du Rhum avec le moins de zones d'ombre possible sur le bateau et son fonctionnement.
Vous affichez ouvertement un objectif de victoire ?
Oui, parce qu'on dispose d'un bateau capable de gagner. Après, cela reste une course océanique avec beaucoup d'incertitudes.

Mais une grande partie du résultat se prépare bien avant le départ. La performance se construit pendant toute la saison, dans le travail technique, l'évolution du bateau, la qualité de préparation et la confiance entre le skipper, l'équipe et la machine.
Je pense sincèrement que 90 % de la course se joue avant même de larguer les amarres.
En solitaire sur un Ultim, le routage météo reste autorisé. Cela change quoi dans votre manière de courir ?
En Ultim, oui, le routage est autorisé sur les courses en solitaire. Cela crée un fonctionnement très différent. On échange en permanence avec l'équipe météo et les routeurs.
Mais même avec cette aide, cela reste extrêmement engagé. Sur ces bateaux, les vitesses sont telles qu'il faut rester concentré quasiment tout le temps. Les phases de repos sont courtes, carle Rhum reste un sprint qui dure une semaine.
Et après la Route du Rhum, vous regardez déjà vers un tour du monde ?
On réfléchit forcément à la suite. Le Trophée Jules Verne fait partie des options possibles. Le calendrier pourrait correspondre.
Mais pour le moment, toute l'attention est tournée vers la Route du Rhum 2026. Chaque chose en son temps.

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