Le Nautic Forum 2026 veut dépasser le simple rendez vous institutionnel. À Saint Malo, la Confédération du Nautisme et de la Plaisance mise sur un format mêlant retours d'expérience, prospective et enjeux techniques liés aux littoraux, aux usages et aux équipements nautiques. Dans un contexte où les ports, les chantiers et les pratiquants doivent composer avec le changement climatique, les évolutions réglementaires et les nouveaux usages, l'événement cherche à installer un espace de dialogue entre les différentes familles du nautisme.
Une navigatrice issue de la course au large pour porter la parole du terrain
Le choix de Servane Escoffier Burton comme grand témoin n'a rien d'anodin. Navigatrice malouine, entrepreneure et dirigeante de l'écurie BE Racing avec Louis Burton, elle incarne à la fois la course au large et l'évolution de ses modèles économiques.
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... Son parcours couvre plusieurs grandes épreuves océaniques, parmi lesquelles la Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre, la Fastnet Race et le Vendée Globe. Son intervention devrait permettre d'aborder un sujet qui traverse aujourd'hui l'ensemble de la filière nautique : la capacité à maintenir une activité sportive et technique exigeante dans un environnement économique plus tendu.
La question de la féminisation de la voile de compétition devrait aussi occuper une place importante dans les échanges. Depuis plusieurs années, les équipes de course cherchent à diversifier les profils embarqués, mais les freins restent nombreux, notamment sur les questions de financement, de formation et d'accès aux réseaux professionnels.
Et à quelques mois du départ de la prochaine Route du Rhum depuis les quais de Saint Malo, le témoignage de la navigatrice résonnera forcément auprès des professionnels locaux. La course au large reste un moteur économique pour les ports bretons, les équipementiers et les entreprises de maintenance nautique.
Le vendredi 29 mai 2026, une séquence entière sera consacrée aux ruptures technologiques et organisationnelles qui traversent déjà la plaisance et les activités maritimes.
Les interventions de BlueNav, Temano, Opti'sea ou Littoral énergies partagées illustrent plusieurs tendances fortes observées dans le secteur. La première concerne la propulsion et la gestion énergétique des unités de plaisance. Entre hybridation, assistance électrique et optimisation des consommations, les chantiers comme les plaisanciers cherchent à réduire les coûts d'exploitation tout en limitant les contraintes techniques à bord.
Mais ces évolutions posent encore plusieurs questions concrètes pour les navigateurs. Autonomie réelle, recharge dans les ports, poids des batteries, maintenance des systèmes électriques ou compatibilité avec les carènes existantes restent des sujets sensibles.
Autre problématique abordée, l'adaptation des infrastructures littorales. L'élévation du niveau marin et les épisodes météorologiques plus violents imposent déjà des réflexions sur les ouvrages portuaires, les zones de mouillage et les équipements de protection côtière.
Le Nautic Forum veut justement confronter les approches industrielles, techniques et territoriales autour de ces sujets.
La présence de la Compagnie des Ports du Morbihan, de Loire Atlantique Nautisme ou encore de représentants régionaux montre aussi que les ports de plaisance cherchent de nouveaux équilibres.
La plaisance évolue rapidement. Les gestionnaires doivent désormais composer avec des bateaux plus volumineux, une fréquentation plus saisonnière et une demande croissante de services techniques à quai. Les attentes des plaisanciers changent également. Connectivité, bornes électriques, gestion des déchets, accès à la maintenance rapide ou solutions de mobilité douce deviennent des critères importants dans le choix d'un port.
Mais les contraintes foncières sur les littoraux compliquent les extensions portuaires. De nombreux ports français doivent optimiser leurs infrastructures existantes sans possibilité d'agrandissement significatif.
Les débats autour des stratégies territoriales devraient donc intéresser autant les collectivités que les professionnels du nautisme.
L'arrivée de nouveaux intervenants issus des Glénans, des fédérations nautiques et du monde universitaire traduit une autre inquiétude du secteur : le renouvellement des pratiquants et des compétences.
La filière nautique française cherche à attirer des profils plus jeunes dans les métiers techniques, la maintenance ou les activités portuaires. Or les besoins augmentent dans les chantiers de refit, l'électronique marine, les composites ou les systèmes énergétiques embarqués.
Côté plaisance, les écoles de voile et structures associatives observent aussi une évolution des pratiques. Les navigations plus courtes, la location et les usages partagés progressent face au modèle classique du propriétaire de bateau.
Le Nautic Forum pourrait ainsi devenir un lieu d'échange utile pour comprendre comment la filière tente de s'adapter à ces nouveaux comportements.
Le choix de Saint Malo pour accueillir cette première édition n'est pas uniquement symbolique. La cité corsaire reste l'un des principaux pôles français de la course au large et des activités nautiques professionnelles.
Avec ses infrastructures portuaires, ses entreprises spécialisées et sa proximité avec les grandes courses océaniques, la ville dispose d'un ancrage maritime fort. La tenue du Nautic Forum à quelques mois de la Route du Rhum renforce encore cette dimension.
Les 28 et 29 mai 2026, le Palais du Grand Large accueillera donc un rendez vous qui dépasse le simple calendrier événementiel. Derrière les conférences et les tables rondes, c'est toute la question de l'avenir économique, technique et environnemental du nautisme français qui sera discutée.
La question de la féminisation de la voile de compétition devrait aussi occuper une place importante dans les échanges. Depuis plusieurs années, les équipes de course cherchent à diversifier les profils embarqués, mais les freins restent nombreux, notamment sur les questions de financement, de formation et d'accès aux réseaux professionnels.
Et à quelques mois du départ de la prochaine Route du Rhum depuis les quais de Saint Malo, le témoignage de la navigatrice résonnera forcément auprès des professionnels locaux. La course au large reste un moteur économique pour les ports bretons, les équipementiers et les entreprises de maintenance nautique.
Les innovations nautiques sous pression environnementale
Le vendredi 29 mai 2026, une séquence entière sera consacrée aux ruptures technologiques et organisationnelles qui traversent déjà la plaisance et les activités maritimes.
Les interventions de BlueNav, Temano, Opti'sea ou Littoral énergies partagées illustrent plusieurs tendances fortes observées dans le secteur. La première concerne la propulsion et la gestion énergétique des unités de plaisance. Entre hybridation, assistance électrique et optimisation des consommations, les chantiers comme les plaisanciers cherchent à réduire les coûts d'exploitation tout en limitant les contraintes techniques à bord.
Mais ces évolutions posent encore plusieurs questions concrètes pour les navigateurs. Autonomie réelle, recharge dans les ports, poids des batteries, maintenance des systèmes électriques ou compatibilité avec les carènes existantes restent des sujets sensibles.
Autre problématique abordée, l'adaptation des infrastructures littorales. L'élévation du niveau marin et les épisodes météorologiques plus violents imposent déjà des réflexions sur les ouvrages portuaires, les zones de mouillage et les équipements de protection côtière.
Le Nautic Forum veut justement confronter les approches industrielles, techniques et territoriales autour de ces sujets.
Les ports de plaisance face à l'évolution des usages
La présence de la Compagnie des Ports du Morbihan, de Loire Atlantique Nautisme ou encore de représentants régionaux montre aussi que les ports de plaisance cherchent de nouveaux équilibres.
La plaisance évolue rapidement. Les gestionnaires doivent désormais composer avec des bateaux plus volumineux, une fréquentation plus saisonnière et une demande croissante de services techniques à quai. Les attentes des plaisanciers changent également. Connectivité, bornes électriques, gestion des déchets, accès à la maintenance rapide ou solutions de mobilité douce deviennent des critères importants dans le choix d'un port.
Mais les contraintes foncières sur les littoraux compliquent les extensions portuaires. De nombreux ports français doivent optimiser leurs infrastructures existantes sans possibilité d'agrandissement significatif.
Les débats autour des stratégies territoriales devraient donc intéresser autant les collectivités que les professionnels du nautisme.
Formation nautique et renouvellement des pratiquants
L'arrivée de nouveaux intervenants issus des Glénans, des fédérations nautiques et du monde universitaire traduit une autre inquiétude du secteur : le renouvellement des pratiquants et des compétences.
La filière nautique française cherche à attirer des profils plus jeunes dans les métiers techniques, la maintenance ou les activités portuaires. Or les besoins augmentent dans les chantiers de refit, l'électronique marine, les composites ou les systèmes énergétiques embarqués.
Côté plaisance, les écoles de voile et structures associatives observent aussi une évolution des pratiques. Les navigations plus courtes, la location et les usages partagés progressent face au modèle classique du propriétaire de bateau.
Le Nautic Forum pourrait ainsi devenir un lieu d'échange utile pour comprendre comment la filière tente de s'adapter à ces nouveaux comportements.
Saint Malo confirme son rôle dans l'économie maritime
Le choix de Saint Malo pour accueillir cette première édition n'est pas uniquement symbolique. La cité corsaire reste l'un des principaux pôles français de la course au large et des activités nautiques professionnelles.
Avec ses infrastructures portuaires, ses entreprises spécialisées et sa proximité avec les grandes courses océaniques, la ville dispose d'un ancrage maritime fort. La tenue du Nautic Forum à quelques mois de la Route du Rhum renforce encore cette dimension.
Les 28 et 29 mai 2026, le Palais du Grand Large accueillera donc un rendez vous qui dépasse le simple calendrier événementiel. Derrière les conférences et les tables rondes, c'est toute la question de l'avenir économique, technique et environnemental du nautisme français qui sera discutée.

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