Edito / Grande et petite plaisance : quand la politique prend le large de la réalité

Grande et petite plaisance : la France prend le risque de sacrifier une filière d'excellence
Grande et petite plaisance : la France prend le risque de sacrifier une filière d'excellence © Maxime Leriche

La plaisance française traverse une période paradoxale. Jamais les enjeux de décarbonation n'ont été aussi importants. Jamais les industriels n'ont autant investi dans la recherche sur les carburants alternatifs, l'hybridation, les matériaux ou l'efficacité énergétique. Et pourtant, le débat politique semble parfois emprunter une autre direction, celle du symbole plutôt que celle de l'efficacité.

La proposition visant à interdire les yachts de plus de 50 mètres sur le littoral français en est une illustration.

Présentée comme une mesure environnementale, elle ne modifierait pratiquement rien aux émissions mondiales du secteur. Les unités concernées ne disparaîtront pas. Elles choisiront simplement de faire escale en Italie, en Espagne ou en Sardaigne. Les émissions resteront les mêmes, mais les retombées économiques quitteront la France.

Ce sont pourtant les ports français, les entreprises de maintenance, les chantiers de refit, les sociétés de services, les équipages, les fournisseurs, les hôtels, les restaurants et toute une économie littorale qui vivent de cette activité.

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