Adoptée dans le projet de loi de finances 2026, la réforme de la TAEMUP — la taxe annuelle sur les bateaux de plaisance — déclenche une vive inquiétude dans la filière nautique. La CNP et la FIN dénoncent un texte jugé plus complexe qu'avant, socialement pénalisant pour les petites unités et sans véritable effet environnemental. Alors que l'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2027, les professionnels demandent une concertation urgente pour éviter une réforme "injuste et inefficace ".
Une réforme votée dans la précipitation, sans concertation

La TAEMUP, taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, fait l'objet d'une réforme intégrée au projet de loi de finances pour 2026. Son principe avait été acté lors du Comité interministériel de la mer (Cimer) du 26 mai 2025, avec un double objectif affiché : simplifier le dispositif et le rendre plus vert, en incitant à des motorisations alternatives.
Mais selon la CNP et la FIN, le texte finalement adopté s'éloigne fortement de cette intention. Introduite par amendement parlementaire au Sénat, la réforme aurait été construite sans concertation préalable avec les acteurs du nautisme, alors même que ses effets potentiels sur le marché sont majeurs.
Dans un communiqué commun daté du 3 février 2026, Yves Lyon-Caen, président de la CNP, et Jean-Paul Chapeleau, président de la FIN, estiment que "cette réforme doit être réécrite de façon concertée avant son ...

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