Recyclage des bateaux en fin de vie : la France fait-elle mieux que ses voisins ?

Recyclage des bateaux : l’APER face aux modèles européens
Recyclage des bateaux : l’APER face aux modèles européens © Maxime Leriche

On va tuer le suspens: la réponse est "oui". Depuis 2019, la France possède une filière nationale financée en partie par les metteurs sur le marché des bateaux neufs, et qui est gratuite pour le plaisancier. Ailleurs en Europe, les solutions sont beaucoup plus diverses. Prime à la casse en Norvège, campagnes subventionnées en Suède ou recyclage industriel en Finlande : l'APER reste un cas particulier.

Que devient un voilier en polyester arrivé au bout de sa vie ? En France, son propriétaire peut s'adresser gratuitement à une filière nationale organisée autour de l'APER. Chez nos voisins européens, la réponse dépend encore largement du pays, de la taille du bateau et parfois des budgets publics disponibles.

En France, la fin de vie du bateau commence dès sa mise sur le marché

En France, une organisation nationale existe depuis 2019. La filière des déchets issus des bateaux de plaisance ou de sport fonctionne selon le principe de responsabilité élargie du producteur, plus connue sous l'acronyme REP. Le principe est connu dans l'automobile, l'électroménager ou les emballages : celui qui met un produit neuf sur le marché participe également au financement de sa fin de vie.

©Maxime Leriche
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Constructeurs et importateurs de bateaux doivent donc contribuer au système français. L'APER, Association pour la plaisance éco-responsable, est l'éco-organisme agréé chargé d'organiser cette filière collective.

Le propriétaire d'un bateau en fin de vie peut déposer une demande auprès de l'APER. Une fois accepté dans le réseau, le bateau est dépollué et déconstruit et ses différents matériaux sont dirigés vers les filières adaptées. L'éco-organisme gère également les démarches de radiation administrative.

Le traitement lui-même est pris en charge. Mais il subsiste une nuance importante : faire parvenir le bateau au centre de déconstruction reste en principe à la charge de son propriétaire. C'est un détail qui change beaucoup de choses lorsqu'il faut déplacer un voilier de plusieurs tonnes qui ne peut plus naviguer.

L'APER reste une exception européenne. Mais l'Europe est loin d'avoir choisi collectivement cette voie.

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La Finlande illustre presque le raisonnement inverse. Le pays possède ...

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