Océanis 320, du volume et du confort pour la croisière en famille

La version à lest long est logiquement plus à l’aise au louvoyage que le modèle équipé d’une quille à ailettes. © Bénéteau

Comment bien choisir son bateau d’occasion ? Cette semaine, l’Océanis 320. Un quillard robuste, bien aménagé et proposé à un prix abordable.

  • Prix : à partir de 22 000 euros
  • Construit de 1987 à 1992 à 359 exemplaires

Lancé à la fin des années 1980, l’Océanis 320 est à l’époque le plus petit modèle de la gamme – qui a débuté avec le 350 puis le 430. La carène dessinée par Philippe Briand est assez creuse avec un brion d’étrave affleurant la surface ; un beau dessin qui optimise la surface mouillée tout en apportant un bon volume (en particulier à l’arrière), de façon à supporter aisément un équipage de quatre personnes et tout le matériel et effets personnels embarqués en croisière. Contrairement à la tendance en vogue dans les années 1970, le constructeur n’a pas cherché à caser un maximum de couchettes, ce voioier est bien conçu pour quatre personnes.

Le plan de voilure est un classique gréement en tête qui la part belle au génois  - 30 m2 contre 18,50 pour la grand-voile.

Pas ridicule sous voiles

Pas trop lourd et correctement toilé, l’Océanis 320 peut faire bonne figure dans toutes les conditions de vent pour peu qu’on lui donne les moyens – pas trop de poids à bord, carène propre, hélice à pales orientables et voiles récentes. Il ne s’agit pas d’un voilier de course mais d’un honnête croiseur, qui remonte bien au près avec sa quille profonde – un peu moins bien avec la quille à ailettes. Mais son rapport de lest limité contraint à réduire la toile assez rapidement – 15 à 20 nœuds de vent.

Barre franche et jupe arrière

L’Océanis 320 offre ce qu’il manquait à tous les croiseurs de la génération précédente : une vraie jupe arrière ! Certes, elle est désormais bien étriquée comparée à ce que nous proposent les voiliers de cette longueur les plus récents, mais la possibilité de se baigner facilement, de descendre à quai ou à l’annexe apporte un vrai plus en croisière. Le cockpit est large ; l’adoption de la classique barre franche permet évidemment un important gain de place comparé à une barre à roue. L’accès vers la plage avant est tout à fait fréquentable sur des passavants dégagés. L’accastillage est cohérent avec le programme, mais la barre d’écoute, repoussée devant le capot de descente, est très loin du barreur.

Des emménagements réussis

Un carré déporté sur tribord, face à une grande cabine américaine : la zone de vie est bien agencée puisqu’elle libère un vaste passage central. En baissant la table, on profite d’une couchette double d’appoint. Aux deux extrémités, deux cabines doubles. Le cabinet de toilette est situé près de la descente, tout comme la table à cartes, orientée face à la route.

Le diagnostic de Bateaux.com

Ce modèle fait partie de la première génération Océanis ; des voiliers plutôt bien construits dont peu de propriétaires se sont plaints. 9,23 m de longueur de coque, c’est un peu court pour s’aventurer de l’autre côté de l’Atlantique… et pourtant de nombreux 320 l’ont fait ! Le problème récurrent de ce modèle, ce sont ses hublots zénithaux. D’abord il est indispensable de les protéger afin d’éviter de transformer le carré en étuve. Et le plexi, surexposé aux UV et à la chaleur, ne manque pas de se détériorer. Tout comme les joints, qui fuient rapidement. A vérifier également : le tambour d’enrouleur de génois sous le pont expose la voile au ragage de la chaîne de mouillage. De nombreux 320 ont fini par adopter un classique enrouleur au-dessus du pont.

Les avantages

  • Bonnes performances à toutes les allures – avec le grand tirant d’eau
  • Plan d’emménagements réussi
  • Robustesse générale

Les inconvénients

  • Hublots zénithaux fragiles – ils favorisent également l’effet de serre
  • Génois trop proche de la chaîne de mouillage
  • Barre d’écoute de grand-voile éloignée du barreur

Mais que lui manque-t-il ?

Le 320 remplit parfaitement son programme de croiseur familial – reste juste à composer avec ses petits défauts de conceptions, qui n’ont rien de rédhibitoires. Et s’accommoder d’un plan de voilure qui privilégie le génois…

L’équivalent aujourd’hui ?

Le Sun Odyssey 319, le Hanse 315 ou encore le Dufour 310 Grand Large offre des longueurs à la flottaison plus importante – vitesse moyenne supérieure et surtout des cockpits avec un accès à la mer bien plus convaincants : de nombreux modèles, comme le Hanse et le Dufour, proposent deux barres à roues et donc un passage central bien dégagés.

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Océanis 320, la fiche technique

MarqueBénéteau
ArchitectePhilippe Briand
Longueur hors-tout9.60 m
Longueur de coque9.25
Largeur3.26 m
Tirant d'eau1.15 m
Catégorie CEB
Déplacement lège4 000 kg
Surface de voilure au près51 m2
Nombre de moteurs maximum1
Carburant50 L
Voir la fiche technique du Océanis 320
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