Direction la baie de Cannes pour un essai dans des conditions musclées. 20 noeuds établis d'Ouest et mer courte au programme. Des conditions parfaites pour évaluer sans risques la tenue de mer, le comportement de la carène et l'ergonomie en navigation.
L'essai de l'Antarès 9 a été réalisé dans des conditions de vent soutenu, avec un flux d'ouest soufflait à 20-25 nœuds établi, avec rafales et un clapot court de 40 à 60 cm. Une situation idéale pour jauger le comportement de ce timonier familial face aux éléments.
Une mise en route simple, malgré des rafales soutenues
Au départ du Port Canto à Cannes, la manœuvre de sortie s'effectue sans difficulté. Le propulseur d'étrave joue efficacement son rôle malgré les bourrasques, mais il montre ses limites pour faire pivoter le bateau par vent de travers. Une assistance bienvenue, mais pas suffisante en cas de rafales supérieures à 25 nœuds.
Notre modèle d'essai est équipé de deux blocs V6 ...
... Mercury developpant chacun 200 ch.
Le poste de barre offre une position de pilotage naturelle, que l'on soit assis ou debout. Le volant, non inclinable, ne gêne en rien la circulation ni l'accès à la porte latérale bâbord. L'ensemble des commandes est regroupé sur un tableau de bord ergonomique, bien organisé. L'écran tactile Garmin occupe une bonne moitié du panneau, permettant un affichage clair et lisible de la cartographie comme des données sondeur. L'écran VesselView complète les informations moteurs.
En quittant le port, la timonerie fermée offre un abri appréciable. La porte coulissante sur bâbord permet de ventiler sans trop exposer le pilote. Toutefois, il est difficile de la maintenir ouverte en navigation, sauf à réduire la vitesse.
La visibilité est bonne, même au déjaugeage. L'important vitrage périphérique garantit un champ de vision quasi intégral à 360 degrés, essentiel pour la veille côtière. Les essuie-glaces pantographes, avec lave-glace intégré, se montrent efficaces lorsqu'une vague vient balayer le pare-brise.
Par mer de face, avec une houle courte et hachée, la carène demande à être ménagée. À vitesse élevée, les impacts deviennent rapidement secs. Il est préférable de réduire l'allure entre 16 et 18 nœuds pour conserver un passage confortable.
Trim baissé au maximum, la carène reste stable et ne tape pas exagérément, mais les sensations à bord deviennent vite inconfortables si l'on insiste. En revanche, la tenue de cap reste rassurante.
La vitesse maximale atteinte lors de l'essai a été mesurée à 33,2 nœuds à 5 800 tr/min, avec trois personnes à bord et le plein. La vitesse de croisière optimale, alliant rendement et confort, se situe entre 19 et 21 nœuds à environ 4 300 à 4 500 tr/min. La consommation à cette allure est d'environ 68 litres par heure pour les deux moteurs.
En virage, l'Antarès 9 surprend par son agilité. Le bateau engage bien sans perte d'adhérence, et les hélices quatre pales assurent un bon mordant. La direction hydraulique, un peu ferme, gagnerait à être plus souple pour améliorer les manœuvres à moyenne vitesse, notamment lors des demi-tours serrés.
À l'intérieur, les vibrations sont bien contenues et le niveau sonore reste très agréable en navigation à régime stabilisé. Entre 19 et 23 nœuds, la timonerie demeure un espace agréable, sans besoin de crier pour se faire entendre.
Le carré surélevé permet de profiter pleinement du panorama, tout en améliorant la hauteur sous barrot dans la cabine invités. Ce décalage profite aussi à la stabilité générale, le centre de gravité étant légèrement rabaissé.
Le poste de barre offre une position de pilotage naturelle, que l'on soit assis ou debout. Le volant, non inclinable, ne gêne en rien la circulation ni l'accès à la porte latérale bâbord. L'ensemble des commandes est regroupé sur un tableau de bord ergonomique, bien organisé. L'écran tactile Garmin occupe une bonne moitié du panneau, permettant un affichage clair et lisible de la cartographie comme des données sondeur. L'écran VesselView complète les informations moteurs.
Une visibilité correcte et un abri efficace
En quittant le port, la timonerie fermée offre un abri appréciable. La porte coulissante sur bâbord permet de ventiler sans trop exposer le pilote. Toutefois, il est difficile de la maintenir ouverte en navigation, sauf à réduire la vitesse.
La visibilité est bonne, même au déjaugeage. L'important vitrage périphérique garantit un champ de vision quasi intégral à 360 degrés, essentiel pour la veille côtière. Les essuie-glaces pantographes, avec lave-glace intégré, se montrent efficaces lorsqu'une vague vient balayer le pare-brise.
Une carène stable, mais exigeante dans le clapot
Par mer de face, avec une houle courte et hachée, la carène demande à être ménagée. À vitesse élevée, les impacts deviennent rapidement secs. Il est préférable de réduire l'allure entre 16 et 18 nœuds pour conserver un passage confortable.
Trim baissé au maximum, la carène reste stable et ne tape pas exagérément, mais les sensations à bord deviennent vite inconfortables si l'on insiste. En revanche, la tenue de cap reste rassurante.
La vitesse maximale atteinte lors de l'essai a été mesurée à 33,2 nœuds à 5 800 tr/min, avec trois personnes à bord et le plein. La vitesse de croisière optimale, alliant rendement et confort, se situe entre 19 et 21 nœuds à environ 4 300 à 4 500 tr/min. La consommation à cette allure est d'environ 68 litres par heure pour les deux moteurs.
Un comportement sécurisant à la gîte
En virage, l'Antarès 9 surprend par son agilité. Le bateau engage bien sans perte d'adhérence, et les hélices quatre pales assurent un bon mordant. La direction hydraulique, un peu ferme, gagnerait à être plus souple pour améliorer les manœuvres à moyenne vitesse, notamment lors des demi-tours serrés.
À l'intérieur, les vibrations sont bien contenues et le niveau sonore reste très agréable en navigation à régime stabilisé. Entre 19 et 23 nœuds, la timonerie demeure un espace agréable, sans besoin de crier pour se faire entendre.
Le carré surélevé permet de profiter pleinement du panorama, tout en améliorant la hauteur sous barrot dans la cabine invités. Ce décalage profite aussi à la stabilité générale, le centre de gravité étant légèrement rabaissé.