Interview / Souvenirs iodés d'un skipper avec Anthony Marchand

Anthony Marchand © Alexis Courcoux

Anthony Marchand est l'une des figures de la classe Figaro et navigue sous les couleurs de Groupe Royer Secours Populaire. Depuis 8 ans, il participe à la Solitaire du Figaro, dont il a remporté la première étape en août 2018. Voici son portait de marin.

Quel est ton premier souvenir en mer ?

C'était une balade croisière à la journée autour de l'île de Bréhat, dans les Côtes-d'Armor. J'étais assez jeune, on ne naviguait pas très loin des côtes. J'avais été assez impressionné par la taille des vagues et la petite houle.

Quel déclic t'a donné envie de te lancer dans cette carrière ?

Je faisais de l'Optimist et je ne savais pas encore que je pouvais faire de la course au large. Je ne savais pas ce que c'était. Je pensais plutôt à une carrière olympique. J'ai rencontré Yann Eliès et j'ai visité son Figaro 1. C'est comme ça que j'ai découvert la course au large. Ensuite, j'ai suivi le Vendée Globe et ça a commencé à me parler.

A 20 ans, j'ai arrêté le 470 et j'ai ensuite intégré l'écurie Brossard avec Yvan Bourgnon. J'ai rencontré Adrien Hardy, qui faisait du Mini et j'ai découvert ce bateau. Ça m'a beaucoup plus. Je me suis donc lancé, et a suivi le Figaro.  

As-tu as eu un mentor ou un autre skipper qui t'a marqué ?

Quand j'étais plus petit, j'étais fan de Peter Blake parce que je trouvais qu'il avait de multiples étiquettes. Il a fait les Jeux olympiques, l'America's Cup, la Whitbread (NDLR : actuelle Volvo Ocean Race).

Je m'étais acheté les mêmes chaussettes rouge porte-bonheur, pour faire comme lui ! (Rires).

Quel bateau t'a laissé le meilleur souvenir ?

Forcément le trimaran ORMA, que ce soit Sodebo ou Brossard. C'était mes premières traversées de l'Atlantique. Ce sont des bateaux casse-gueule et volatiles, mais tellement formidables.

Quelle est ta plus belle réussite de marin ?

La Volvo Ocean Race (Anthony était barreur-régleur à bord de MAPFRE en 2015). C'était une réussite, car ça n'est pas très français comme milieu. On est peu à avoir la chance d'y participer.

Au quotidien, quelle est ta pratique de la plaisance ?

Aucune malheureusement je n'ai pas le temps. Je fais rarement des croisières. Sinon, j'étais plutôt bateau à moteur et pêche.

Si tu n'avais pas été skipper, qu'aurais-tu fait ?

Je pense que j'aurai forcément gravité dans le milieu de la voile, que ce soit en tant que préparateur ou au sein d'une équipe technique. Ce sont des domaines qui me plaisent dans la voile. J'aime la technique. J'aurai donc cherché un milieu où travailler en tant que technicien, mais en restant dans ce milieu de la voile.

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