Le Kon-Tiki, un radeau pour traverser le Pacifique

Construit entre 1946 et 1947, par Thor Heyerdahl, le Kon-Tiki est radeau en troncs de balsa avec lequel il a traversé le Pacifique en 101 jours, 3800 milles, à une moyenne de 1,5 nœud…

Un radeau en troncs de balsa

Le Kon-Tiki  ("Roi-Soleil" inca) est construit sur le modèle des embarcations traditionnelles précolombiennes. C'est un radeau de balsa coiffé d’un roof semi-ouvert. D’une longueur de 14 m sur 5 m de large, le radeau reposait sur un assemblage de tronc de balsa de 60cm de diamètre, liés ensemble à la corde de chanvre. Des troncs de renfort de 30 cm étaient liés transversalement, sur le pont pour rigidifier le tout. Un grand mât de 9m de haut, constitué d’un assemblage de bois de mangrove (une sorte de lamellé collé primitif) supportait une voile.

Kon-Tiki

Seulement 6 m2 de toile

La voilure de ce vaste navire comprenait une grande voile carrée de seulement 6 m2 parfois coiffée d’un cacatois de 2m2. En fonction des moments, l’équipage créait aussi un tapecul (petit mât portant une petite voile à l’arrière du bateau) pour trouver un équilibre sous voiles. Le gréement dormant se composait de tressages en fibres.

Une pierre de 40 kg jouait le rôle d’ancre, assujettie à 15m de câble de fibre de coco.

Kon-Tiki

Une planche de 6 m comme gouvernail

Plusieurs dérives traversaient ce pont et dépassaient d’environ 60 cm sous le radeau afin de constituer un plan antidérive. Un “aviron” de 6 m permettait, à l’arrière de diriger le bateau.

Sur le pont latté en bambou refendu, une cabine de 4 m x 2,5 m et 1,5 m de hauteur sous barrots, assurait un abri relatif. Relatif, car sa couverture en feuille de bananier était loin d’assurer une étanchéité par tous les temps !

A l’intérieur de cette "vaste" cabine trônait l’unique instrument moderne, un appareil de radio à ondes longues d’une portée de 10.000 milles, du modèle utilisé par les radios amateurs et fonctionnant sur piles. La cuisine avait lieu sur le pont où étaient amarrées les jarres contenant des céréales et autres victuailles d'époque incas. Mais la principale nourriture fut les poissons pêchés en grande quantité.

Kon-Tiki

Un radeau de bonne constitution

Ce radeau a tenu toute la durée de la Transpacifique soit 101 jours. Même s'il a donné des sueurs froides à l'équipage en émettant de gros grincements, les cordages en chanvre ne se sont pas usés. En effet, ils avaient tendance à s'incruster dans le bois. En revanche, le balsa a fini par s'imbiber d'eau et flottait beaucoup moins à l'arrivée.

Kon-Tiki

Après son arrivé en Polynésie, le radeau a été rapatrié près d'Oslo où il est exposé dans un musée.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...
Reportage : Kon-Tiki

Thor Heyerdahl et le Kon-Tiki bravent le Pacifique