Mini Transat 2025 : Mathis Bourgnon traversera l'Atlantique avec un seul spi
Un seul spi pour traverser l'Atlantique ? Challenge accepted. Ce n'est pas une punchline marketing, mais le choix très réel et audacieux de Mathis Bourgnon, skipper engagé sur la Mini Transat 2025. Contraint par le règlement, il a décidé de partir pour la deuxième étape de la course sans spi médium, pièce pourtant centrale pour naviguer efficacement dans les Alizés.
Tout commence lors de la première étape : le spi médium de Mathis, tout juste neuf, explose après 4 heures de course. Une erreur de fabrication, reconnue par le fournisseur. Si l'étape a été annulée pour tous, les règles de la classe Mini permettent de réparer ou remplacer presque tout... sauf les voiles.
Mathis formule alors une demande spécifique pour pouvoir remplacer son spi à l'identique, sans avantage, mais le bureau de la classe Mini refuse. Deux options s'offraient à lui : reprendre un spi médium et accepter 24 heures de pénalité, ou partir avec un seul spi — le spi max — et rester dans les clous. Il choisit la seconde.
Un choix sportif et symbolique
"Partir enterré dès le départ, c'est non. Donner la chance au beau jeu, c'est oui", écrit-il. Une décision courageuse, car les 15 jours de traversée vers la Guadeloupe se feront très majoritairement sous spi, dans les Alizés.
Avant l'annulation, Mathis occupait la 5e place, au cœur d'un peloton de prototypes souvent plus récents et équipés de foils. Un micro-budget, un bateau éprouvé, mais une envie énorme : le jeune skipper helvético-français refuse de se cacher derrière une avarie et préfère miser sur son endurance et l'esprit de la course.
Ce choix sportif s'inscrit dans un projet plus vaste. Après l'arrivée en Guadeloupe, Mathis tentera une traversée retour... en plein hiver, en solitaire et à la voile. "Là, je ne dépendrai plus des règles humaines, mais uniquement de celles de la nature ", affirme-t-il. Une aventure dans l'aventure.
Si certains auraient pu tirer avantage de la situation, plusieurs concurrents saluent l'élégance et la combativité de Mathis. Preuve que, même en course, l'éthique et le respect du jeu tiennent encore une place importante.
Dans une Mini Transat souvent marquée par les récits humains autant que les classements, Mathis Bourgnon rappelle que c'est dans l'adversité que naissent les plus belles traversées.
Avant l'annulation, Mathis occupait la 5e place, au cœur d'un peloton de prototypes souvent plus récents et équipés de foils. Un micro-budget, un bateau éprouvé, mais une envie énorme : le jeune skipper helvético-français refuse de se cacher derrière une avarie et préfère miser sur son endurance et l'esprit de la course.
Ce choix sportif s'inscrit dans un projet plus vaste. Après l'arrivée en Guadeloupe, Mathis tentera une traversée retour... en plein hiver, en solitaire et à la voile. "Là, je ne dépendrai plus des règles humaines, mais uniquement de celles de la nature ", affirme-t-il. Une aventure dans l'aventure.
Une attitude saluée
Si certains auraient pu tirer avantage de la situation, plusieurs concurrents saluent l'élégance et la combativité de Mathis. Preuve que, même en course, l'éthique et le respect du jeu tiennent encore une place importante.
Dans une Mini Transat souvent marquée par les récits humains autant que les classements, Mathis Bourgnon rappelle que c'est dans l'adversité que naissent les plus belles traversées.