Une rencontre avec un banc de cachalots a entraîné la perte du Tai Tam, un Oceanis 51.1 naviguant dans le Pacifique Sud. À 250 milles de l'île Norfolk, son équipage a dû lutter contre une importante voie d'eau. Quatre marins ont finalement abandonné le bateau avant d'être récupérés par un porte-conteneurs.
Samedi 26 septembre 2026, le Tai Tam navigue dans le Pacifique Sud lorsqu'un choc brutal secoue le voilier. Le bateau se trouve alors à environ 250 milles nautiques au nord de l'île Norfolk, territoire australien isolé entre la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande.
Le Tai Tam est un Oceanis 51.1 battant pavillon australien. Quatre personnes se trouvent à bord. Jemma Cooper est à la barre au moment de l'impact. Selon son témoignage rapporté par l'AFP, le choc déplace violemment le bateau et la projette loin de la barre. Elle aperçoit ensuite une coloration brune dans l'eau, puis plusieurs cachalots sur bâbord. L'équipage estime leur nombre entre six et huit.
Sous le pont, Jeremy Cooper est réveillé par l'impact. Le diagnostic est rapidement préoccupant : la colonne de ...
... barre est endommagée et l'eau pénètre dans le bateau. Le Français Martin Jaffre, également embarqué, rapportera des ouvertures dans la coque et des dégâts sur la structure en composite. Pour l'équipage commence une gestion d'avarie avec deux problèmes simultanés : un bateau qui prend l'eau et une capacité de manœuvre très fortement dégradée.
Le bateau n'est cependant pas perdu instantanément. Les marins tentent de ralentir l'envahissement et écopent pendant plusieurs heures. D'après leurs témoignages, de la mousse expansive est notamment employée pour essayer de limiter l'arrivée d'eau.
L'avarie de barre complique encore la situation. Même si l'équipage parvient à réduire momentanément l'entrée d'eau, la perte de la direction limite fortement les possibilités de remettre le bateau en route et de soulager la coque par rapport à la mer.
Vers 13 h, heure néo-zélandaise, soit environ une demi-heure après la collision selon les témoignages publiés, l'équipage déclenche sa balise EPIRB et lance un Mayday.
Cette décision intervient alors que les quatre marins sont encore à bord et tentent toujours de sauver le bateau. Autrement dit, ils n'attendent pas que l'abandon devienne inévitable pour prévenir les secours.
Le Rescue Coordination Centre New Zealand reçoit l'alerte et organise les opérations. Un P-8A Poseidon de la Royal New Zealand Air Force est envoyé dans la zone. L'avion de patrouille maritime localise les naufragés et établit une communication radio bidirectionnelle. Plusieurs navires présents dans le secteur sont parallèlement déroutés.
Mike Clulow, responsable des opérations du centre de coordination néo-zélandais, soulignera ensuite précisément ce point : l'activation précoce de l'EPIRB a joué un rôle important dans le sauvetage.
Après le déclenchement de l'alerte, l'équipage continue à lutter contre la voie d'eau.
Pendant plusieurs heures, les quatre marins restent sur le Tai Tam. Ils écopent et tentent de ralentir l'envahissement. Mais l'état du bateau ne permet finalement plus d'espérer le conserver à flot.
Ils transfèrent alors leur matériel dans l'annexe et le radeau de survie. Le Tai Tam finit par disparaître. Ses occupants assistent au naufrage à distance, après s'être écartés de la coque. Aucun des quatre marins n'est blessé.
Le sauvetage mobilise plusieurs acteurs. Outre le centre néo-zélandais et le P-8A de la Royal New Zealand Air Force, le JRCC australien et le MRCC de Nouméa participent à la coordination. Des bateaux présents dans la zone sont également sollicités.
Le premier navire à parvenir jusqu'aux naufragés est le MV Sofrana Surville, un porte-conteneurs de 143 mètres.
Vers 6 h le dimanche 27 septembre, son équipage récupère les quatre occupants du Tai Tam. Ils ont alors passé plusieurs heures dans leur radeau après une opération commencée la veille en début d'après-midi.
Une collision, mais aucune attaque démontrée
Le bateau n'est cependant pas perdu instantanément. Les marins tentent de ralentir l'envahissement et écopent pendant plusieurs heures. D'après leurs témoignages, de la mousse expansive est notamment employée pour essayer de limiter l'arrivée d'eau.
L'avarie de barre complique encore la situation. Même si l'équipage parvient à réduire momentanément l'entrée d'eau, la perte de la direction limite fortement les possibilités de remettre le bateau en route et de soulager la coque par rapport à la mer.
L'EPIRB déclenchée environ trente minutes après le choc
Vers 13 h, heure néo-zélandaise, soit environ une demi-heure après la collision selon les témoignages publiés, l'équipage déclenche sa balise EPIRB et lance un Mayday.
Cette décision intervient alors que les quatre marins sont encore à bord et tentent toujours de sauver le bateau. Autrement dit, ils n'attendent pas que l'abandon devienne inévitable pour prévenir les secours.
Le Rescue Coordination Centre New Zealand reçoit l'alerte et organise les opérations. Un P-8A Poseidon de la Royal New Zealand Air Force est envoyé dans la zone. L'avion de patrouille maritime localise les naufragés et établit une communication radio bidirectionnelle. Plusieurs navires présents dans le secteur sont parallèlement déroutés.
Mike Clulow, responsable des opérations du centre de coordination néo-zélandais, soulignera ensuite précisément ce point : l'activation précoce de l'EPIRB a joué un rôle important dans le sauvetage.
Sauver le bateau tant que cela reste possible
Après le déclenchement de l'alerte, l'équipage continue à lutter contre la voie d'eau.
Pendant plusieurs heures, les quatre marins restent sur le Tai Tam. Ils écopent et tentent de ralentir l'envahissement. Mais l'état du bateau ne permet finalement plus d'espérer le conserver à flot.
Ils transfèrent alors leur matériel dans l'annexe et le radeau de survie. Le Tai Tam finit par disparaître. Ses occupants assistent au naufrage à distance, après s'être écartés de la coque. Aucun des quatre marins n'est blessé.
Un porte-conteneurs dérouté pour récupérer les quatre marins
Le sauvetage mobilise plusieurs acteurs. Outre le centre néo-zélandais et le P-8A de la Royal New Zealand Air Force, le JRCC australien et le MRCC de Nouméa participent à la coordination. Des bateaux présents dans la zone sont également sollicités.
Le premier navire à parvenir jusqu'aux naufragés est le MV Sofrana Surville, un porte-conteneurs de 143 mètres.
Vers 6 h le dimanche 27 septembre, son équipage récupère les quatre occupants du Tai Tam. Ils ont alors passé plusieurs heures dans leur radeau après une opération commencée la veille en début d'après-midi.