Vous n'avez jamais rien lu (ou presque) sur la navigation en Equateur ? Nous non plus et on a compris pourquoi !
Premier arrêt : Esmeraldas
On arrive dans une embouchure de rivière, on slalome entre les troncs d'arbres, dans une eau pleine de sédiments. Comme indiqué dans le livre de Jimmy Cornwell, on s'annonce à la VHF, on nous répond d'attendre un peu à l'extérieur, qu'on va venir nous guider pour entrer dans le port de pêche. En effet, il y a un seuil à passer et il faut attendre que la marée monte un peu.

Une heure plus tard, un bateau de la capitainerie vient nous chercher, nous fait signe de le suivre et nous fait rentrer dans le port de pêche. On nous indique de mouiller au milieu des barques de pêcheurs qui sont amarrées sur des dizaines de petits pontons en bois. C'est plutôt joli, les pêcheurs qui passent nous saluent, on est contents d'être arrivés !
Assez vite, on comprend que ça ne va pas être si simple ! En Equateur, c'est l'armée qui gère les ports, et du fait de la guerre contre la narco-traffic et la proximité avec la Colombie, la sécurité est plus que renforcée. A peine mouillés, un bateau militaire vient se mettre à couple. A son bord, une dizaine de personnes qui portent un masque, trois qui nous filment. On compte un médecin, deux personnes des douanes et six ou sept militaires en treillis. Le médecin monte à bord, nous demande quelques généralités sur notre état de santé. On ne s'était pas vraiment intéressés à la question, mais au même moment l'hantavirus commençait à faire peur aux autorités sanitaires, d'où, on imagine, leur inquiétude de nous voir arriver là sans s'être annoncé. Une fois rassurés sur le fait qu'on allait bien, les militaires montent à bord et commencent à inspecter le bateau. Pourquoi nous sommes ici ? Qu'est-ce qui nous empêche de naviguer ?
En Equateur, tous les bateaux qui souhaitent faire escales doivent se signaler en amont au gouvernement. Les règles qui s'appliquent aux Galapagos s'appliquent désormais à l'ensemble du territoire et donc les voiliers doivent s'acquitter de plusieurs taxes, notamment un "autografo" dont la valeur varie entre 1000 et 3000$. Nous avons réussi à faire passer notre arrivée dans le pays en "arribo forzoso" et donc à ne pas payer ce montant ! Nous aurions sinon continué sans pilote ! ...
...
Aussi, tous les voiliers, doivent faire faire les formalités d'entrée et de sortie par un agent, ou une agencia navigera, dont les tarifs sont adaptés aux yachts ou aux bateaux de croisière transportant des centaines de personnes ; mais pas à un voilier ! En effet, nous avons eu la chance de passer par un agent qui ne nous a demandé "que" 250$ pour les formalités d'entrée, mais nous recevrons par la suite des devis à plus de 1000$ !
Les ports et déplacements maritimes étant gérés et surveillés par l'armée, les voiliers qui entrent et qui sortent sont déclarés à la Costera (marine nationale) et cela ne peut passer que par un agent. Même en parlant couramment espagnol et en essayant de négocier, impossible de faire autrement !
Après deux jours à suivre Roy, notre agent, dans les rues d'Esmeraldas (il est aussi livreur de repas et gérant d'une flotte de bateaux de pêche), nous réussissons enfin à avoir tous les papiers qui attestent de notre arrivée officielle dans le pays ! Le temps de nous rendre compte que le mieux serait quand même de repartir assez vite. Classé en vigilance rouge sur le site de l'ambassade, la ville est en proie à de nombreux gangs armés, et les quelques personnes avec qui nous échangeons nous conseillent de déguerpir fissa ! Après avoir épluché toutes les possibilités de livraison pour notre nouvel afficheur, on se rend compte qu'on va attendre au moins 15jours, on décide donc d'aller plus au sud, à Bahia de Caraquez, dans un lieu au doux nom de Puerto Amistad !
2 jours supplémentaires (et quelques allers retours en voiture avec Roy) sont nécessaires pour obtenir le zarpe nacional, document officiel qui nous permet de quitter le port pour se rendre à Bahia de Caraquez ! En mettant bout à bout le service de l'agent (200$), un service de "logistique" (30$), l'inspection du bateau (150$), les phares et balise (39$) et le zarpe (8$), on en est déjà à 427$ de formalités, et il parait qu'on s'en tire bien !
Avant le départ, les militaires reviennent pour une nouvelle inspection, cette fois avec un malinois, prêt à retourner le bateau à la moindre odeur suspecte ! Le temps de leur visite, la marée à commencé à baisser. On essaie de négocier de ne partir que le lendemain mais les militaires reviennent pour nous mettre dehors : si on ne part pas maintenant, ils refont une inspection le lendemain, inspectent la coque, et il faudra refaire toutes les démarches !
On part donc rapidement, 48h de navigation au près, pour rejoindre notre port suivant. On passe la première nuit sur le qui-vive : les militaires, tout en nous poussant vers la sortie nous ont mis en garde contre les pirates : des faux bateaux de pêcheurs qui se dirigeraient droit vers nous. Est-ce qu'on doit mettre les feux de nav ? L'AIS ? On est soulagés de quitter Esmeraldas mais un peu tendus sur la marche à suivre.
Les ports principaux de l'Equateur sont Manta et Guayaquil, mais les échos que nous avons ne nous donnent pas vraiment envie d'aller tenter notre chance là-bas, et plus près de nous, Bahia de Caraques semble un bon abri. A 150mn au sud d'Esmeraldas, c'est une petite ville balnéaire, située à l'embouchure d'une rivière. Une marina a ouvert il y a une quinzaine d'années pour accueillir les voiliers qui désirent faire escale entre Panama et la Polynésie. C'est un bar-restaurant qui donne sur la rivière, avec un ponton à annexes, et officiellement quelques bouées. Puerto Amistad dispose de douches, sanitaires, et propose un service de laverie.
En arrivant à l'embouchure, comme précisé par Gemme, le gérant, via nos échanges WhatsApp, on attend notre pilote. En effet, la rivière est large mais les bancs de sable nombreux ! Ce service coute 35$ (aller), mais est nécessaire ! Une fois dans la rivière, on mouille protégés du vent et de la houle devant le restaurant, dans 3-4m d'eau, face au courant sortant (7$/jour). On est bien accueillis par les gérants et employés de la marina, cela fait des mois qu'il n'y a plus eu aucun bateau !! Les récentes évolutions de la réglementation ont été plus que dissuasives ! Quelques photos affichées dans le restaurant montrent une dizaine de bateaux au mouillage devant Puerto Amistad ! Les navigateurs selon eux venaient ici avant de traverser le Pacifique, laissaient leur bateau à la bouée le temps d'aller voyager quelques semaines en sac à dos en Amérique du sud, et revenaient pour traverser vers la Polynésie. Certains ont même laissé leur bateau là plusieurs mois !
Seul bateau dans la rivière, on est vite repérés et dès le lendemain les militaires viennent nous rendre visite, pour une nouvelle inspection du bateau. Cette fois ci c'est tout le matériel de sécurité qui est vérifié, on se félicite d'avoir tout mis à jour et de ne pas avoir gardé nos feux à main périmés !
Encore 2jours et on parvient à obtenir le papier d'arrivée, cette fois ci sans agent ! Puerto Amistad est en train de faire les formations nécessaires pour pouvoir jouer le rôle d'agent, d'intermédiaire entre les militaires et les voiliers et ainsi permettre aux bateaux de revenir mouiller dans la rivière. On espère pour eux que ce sera rapide, parce qu'en attendant, malgré la gentillesse des militaires qui nous reçoivent et leur bonne volonté, obtenir le moindre papier est une tannée et tout est assez compliqué ! On a passé de nombreuses heures à la capitainerie (qui se rapproche plutôt d'une caserne) pour une case mal cochée sur un site officiel ! Et encore, on parle espagnol à bord !
A proximité de Canoa, spot de surf réputé, Bahia de Caraquez offre aussi de bonnes vagues à certaines périodes de l'année. On a la chance d'arriver à un moment où la houle est importante, et passons 10 jours à surfer en attendant que l'afficheur arrive.
On a décidé de rester sur un Garmin, mais notre modèle étant obsolète, on passe du GHC10 au GHC50 ! Il faut le faire venir les USA, passer la douane, livrer à Bahia de Caraques, cela prend donc un peu de temps, il finit par arriver. Le lendemain, il est installé, quelques tours dans la rivière pour l'étalonner et on est prêts à repartir ! Ça tombe bien, avec nos 2m de tirant d'eau on ne peut pas sortir quand on veut, mais les coefficients sont en train de remonter, on devrait pouvoir partir à la prochaine marée haute de gros coef !
Bahia de Caraquez est une super ville pour faire un avitaillement, le marché couvert est ouvert tous les jours jusqu'à 13h. On y trouve tous les fruits et légumes possibles (même des fraises d'Equateur !), ainsi que des spécialités locales délicieuses et plus que bon marché ! Le bateau est prêt, chargé de régimes de bananes et fruits tropicaux !
Au moment de se lancer dans les derniers rouages administratifs (et notamment le passage par la migration, dont les bureaux se situent à Manta, à 2h en bus), on refait un dernier check météo. On aurait pu s'en douter au vues de la qualité des dernières sessions surf, mais il y a trop de houle pour nous permettre de sortir de la rivière. A marée haute, des vagues d'1,50m déferlent dans le passage que nous sommes censés emprunter, avec 15cm sous la quille, selon les prévisions de hauteurs d'eau. C'est trop juste, nous décidons d'attendre que la houle se calme. Cela, combiné aux coefficients qui vont commencer à redescendre... on est partis pour patienter minimum 15jours ! Le Pacifique attendra encore un peu..
Passée les premières déceptions, le bateau étant en sécurité à Puerto Amistad, on décide de partir visiter le pays. On fait les sacs avec ce qu'on a de plus chaud et direction les Andes, les villes de Quito et Latacunga ! On passe 10 jours en altitude, jusqu'à grimper au sommet du Cotopaxi, à 5897 m d'altitude ! Sacré changement d'horizon après ces mois au bord de l'eau !
Au retour, encore un avitaillement (le troisième pour cette traversée du Pacifique qui se fait attendre), quelques heures à la capitainerie, un aller-retour à Manta pour faire tamponner nos passeports et nous voilà prêts ! Au final, pour la sortie du pays, nous avons repayé 200$ d'agent (nous avons réussi à garder le même qu'à Esmeraldas), 60$ de migration et 30$ de zarpe internacional. Au total, cet arrêt nous aura couté presque 750$, juste en frais administratifs d'entrée et sortie.
Le fait de parler espagnol couramment nous a permis de « bien » nous en sortir, mais les agences demandent des prix exorbitants. Une agence à Manta nous a proposé un devis de 1000$, juste pour s'occuper de nos formalités de sortie... C'est dommage parce que la côte équatorienne offre quelques bons abris, et est un super point de départ pour découvrir ce pays à l'incroyable diversité de paysages (océan, cordillère des Andes, Amazonie, forêt tropicale…), ou aller visiter l'Amérique latine. Nous avons été plus que bien reçus à Bahia de Caraquez et les rencontres avec les locaux ont été nombreuses et riches !
On croise les doigts pour que Puerto Amistad puisse prendre le rôle d'agent et accompagner les voiliers, à ce moment-là, il ne faut plus hésiter pour un arrêt Equatorien !

Aussi, tous les voiliers, doivent faire faire les formalités d'entrée et de sortie par un agent, ou une agencia navigera, dont les tarifs sont adaptés aux yachts ou aux bateaux de croisière transportant des centaines de personnes ; mais pas à un voilier ! En effet, nous avons eu la chance de passer par un agent qui ne nous a demandé "que" 250$ pour les formalités d'entrée, mais nous recevrons par la suite des devis à plus de 1000$ !
Les ports et déplacements maritimes étant gérés et surveillés par l'armée, les voiliers qui entrent et qui sortent sont déclarés à la Costera (marine nationale) et cela ne peut passer que par un agent. Même en parlant couramment espagnol et en essayant de négocier, impossible de faire autrement !
Après deux jours à suivre Roy, notre agent, dans les rues d'Esmeraldas (il est aussi livreur de repas et gérant d'une flotte de bateaux de pêche), nous réussissons enfin à avoir tous les papiers qui attestent de notre arrivée officielle dans le pays ! Le temps de nous rendre compte que le mieux serait quand même de repartir assez vite. Classé en vigilance rouge sur le site de l'ambassade, la ville est en proie à de nombreux gangs armés, et les quelques personnes avec qui nous échangeons nous conseillent de déguerpir fissa ! Après avoir épluché toutes les possibilités de livraison pour notre nouvel afficheur, on se rend compte qu'on va attendre au moins 15jours, on décide donc d'aller plus au sud, à Bahia de Caraquez, dans un lieu au doux nom de Puerto Amistad !
2 jours supplémentaires (et quelques allers retours en voiture avec Roy) sont nécessaires pour obtenir le zarpe nacional, document officiel qui nous permet de quitter le port pour se rendre à Bahia de Caraquez ! En mettant bout à bout le service de l'agent (200$), un service de "logistique" (30$), l'inspection du bateau (150$), les phares et balise (39$) et le zarpe (8$), on en est déjà à 427$ de formalités, et il parait qu'on s'en tire bien !
Avant le départ, les militaires reviennent pour une nouvelle inspection, cette fois avec un malinois, prêt à retourner le bateau à la moindre odeur suspecte ! Le temps de leur visite, la marée à commencé à baisser. On essaie de négocier de ne partir que le lendemain mais les militaires reviennent pour nous mettre dehors : si on ne part pas maintenant, ils refont une inspection le lendemain, inspectent la coque, et il faudra refaire toutes les démarches !
On part donc rapidement, 48h de navigation au près, pour rejoindre notre port suivant. On passe la première nuit sur le qui-vive : les militaires, tout en nous poussant vers la sortie nous ont mis en garde contre les pirates : des faux bateaux de pêcheurs qui se dirigeraient droit vers nous. Est-ce qu'on doit mettre les feux de nav ? L'AIS ? On est soulagés de quitter Esmeraldas mais un peu tendus sur la marche à suivre.
Bahia de Caraquez, la rivière à sens unique
Les ports principaux de l'Equateur sont Manta et Guayaquil, mais les échos que nous avons ne nous donnent pas vraiment envie d'aller tenter notre chance là-bas, et plus près de nous, Bahia de Caraques semble un bon abri. A 150mn au sud d'Esmeraldas, c'est une petite ville balnéaire, située à l'embouchure d'une rivière. Une marina a ouvert il y a une quinzaine d'années pour accueillir les voiliers qui désirent faire escale entre Panama et la Polynésie. C'est un bar-restaurant qui donne sur la rivière, avec un ponton à annexes, et officiellement quelques bouées. Puerto Amistad dispose de douches, sanitaires, et propose un service de laverie.

En arrivant à l'embouchure, comme précisé par Gemme, le gérant, via nos échanges WhatsApp, on attend notre pilote. En effet, la rivière est large mais les bancs de sable nombreux ! Ce service coute 35$ (aller), mais est nécessaire ! Une fois dans la rivière, on mouille protégés du vent et de la houle devant le restaurant, dans 3-4m d'eau, face au courant sortant (7$/jour). On est bien accueillis par les gérants et employés de la marina, cela fait des mois qu'il n'y a plus eu aucun bateau !! Les récentes évolutions de la réglementation ont été plus que dissuasives ! Quelques photos affichées dans le restaurant montrent une dizaine de bateaux au mouillage devant Puerto Amistad ! Les navigateurs selon eux venaient ici avant de traverser le Pacifique, laissaient leur bateau à la bouée le temps d'aller voyager quelques semaines en sac à dos en Amérique du sud, et revenaient pour traverser vers la Polynésie. Certains ont même laissé leur bateau là plusieurs mois !

Seul bateau dans la rivière, on est vite repérés et dès le lendemain les militaires viennent nous rendre visite, pour une nouvelle inspection du bateau. Cette fois ci c'est tout le matériel de sécurité qui est vérifié, on se félicite d'avoir tout mis à jour et de ne pas avoir gardé nos feux à main périmés !
Encore 2jours et on parvient à obtenir le papier d'arrivée, cette fois ci sans agent ! Puerto Amistad est en train de faire les formations nécessaires pour pouvoir jouer le rôle d'agent, d'intermédiaire entre les militaires et les voiliers et ainsi permettre aux bateaux de revenir mouiller dans la rivière. On espère pour eux que ce sera rapide, parce qu'en attendant, malgré la gentillesse des militaires qui nous reçoivent et leur bonne volonté, obtenir le moindre papier est une tannée et tout est assez compliqué ! On a passé de nombreuses heures à la capitainerie (qui se rapproche plutôt d'une caserne) pour une case mal cochée sur un site officiel ! Et encore, on parle espagnol à bord !

A proximité de Canoa, spot de surf réputé, Bahia de Caraquez offre aussi de bonnes vagues à certaines périodes de l'année. On a la chance d'arriver à un moment où la houle est importante, et passons 10 jours à surfer en attendant que l'afficheur arrive.
On a décidé de rester sur un Garmin, mais notre modèle étant obsolète, on passe du GHC10 au GHC50 ! Il faut le faire venir les USA, passer la douane, livrer à Bahia de Caraques, cela prend donc un peu de temps, il finit par arriver. Le lendemain, il est installé, quelques tours dans la rivière pour l'étalonner et on est prêts à repartir ! Ça tombe bien, avec nos 2m de tirant d'eau on ne peut pas sortir quand on veut, mais les coefficients sont en train de remonter, on devrait pouvoir partir à la prochaine marée haute de gros coef !
Bahia de Caraquez est une super ville pour faire un avitaillement, le marché couvert est ouvert tous les jours jusqu'à 13h. On y trouve tous les fruits et légumes possibles (même des fraises d'Equateur !), ainsi que des spécialités locales délicieuses et plus que bon marché ! Le bateau est prêt, chargé de régimes de bananes et fruits tropicaux !
Au moment de se lancer dans les derniers rouages administratifs (et notamment le passage par la migration, dont les bureaux se situent à Manta, à 2h en bus), on refait un dernier check météo. On aurait pu s'en douter au vues de la qualité des dernières sessions surf, mais il y a trop de houle pour nous permettre de sortir de la rivière. A marée haute, des vagues d'1,50m déferlent dans le passage que nous sommes censés emprunter, avec 15cm sous la quille, selon les prévisions de hauteurs d'eau. C'est trop juste, nous décidons d'attendre que la houle se calme. Cela, combiné aux coefficients qui vont commencer à redescendre... on est partis pour patienter minimum 15jours ! Le Pacifique attendra encore un peu..
Passée les premières déceptions, le bateau étant en sécurité à Puerto Amistad, on décide de partir visiter le pays. On fait les sacs avec ce qu'on a de plus chaud et direction les Andes, les villes de Quito et Latacunga ! On passe 10 jours en altitude, jusqu'à grimper au sommet du Cotopaxi, à 5897 m d'altitude ! Sacré changement d'horizon après ces mois au bord de l'eau !
Au retour, encore un avitaillement (le troisième pour cette traversée du Pacifique qui se fait attendre), quelques heures à la capitainerie, un aller-retour à Manta pour faire tamponner nos passeports et nous voilà prêts ! Au final, pour la sortie du pays, nous avons repayé 200$ d'agent (nous avons réussi à garder le même qu'à Esmeraldas), 60$ de migration et 30$ de zarpe internacional. Au total, cet arrêt nous aura couté presque 750$, juste en frais administratifs d'entrée et sortie.
Le fait de parler espagnol couramment nous a permis de « bien » nous en sortir, mais les agences demandent des prix exorbitants. Une agence à Manta nous a proposé un devis de 1000$, juste pour s'occuper de nos formalités de sortie... C'est dommage parce que la côte équatorienne offre quelques bons abris, et est un super point de départ pour découvrir ce pays à l'incroyable diversité de paysages (océan, cordillère des Andes, Amazonie, forêt tropicale…), ou aller visiter l'Amérique latine. Nous avons été plus que bien reçus à Bahia de Caraquez et les rencontres avec les locaux ont été nombreuses et riches !
On croise les doigts pour que Puerto Amistad puisse prendre le rôle d'agent et accompagner les voiliers, à ce moment-là, il ne faut plus hésiter pour un arrêt Equatorien !

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