La France repousse encore la livraison du Mistral aux Russes

© STX

C'est dans un communiqué de presse de l'Élysée que François Hollande a fait part du report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du porte-hélicoptères Mistral à la Russie.

"Le président de la République considère que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permet toujours pas la livraison du premier BPC (Bâtiment de projection et de combat). Il a donc estimé qu'il convenait de surseoir, jusqu'à nouvel ordre, à l'examen de la demande d'autorisation nécessaire à l'exportation du premier BPC à la Fédération de Russie."

Pour rappel, le navire militaire devait être livré en octobre mais en raison de la situation actuelle en Ukraine, la livraison est sans cesse repoussée. Le vice-ministre russe de la défense a annoncé qu'il n’était pas question, pour l'instant, de poursuivre la France en justice.

Même si on parle de plusieurs milliards d'euros de perte pour la France, celle-ci est en négociation avec la Pologne pour la livraison d'hélicoptères de combat qui lui rapporterait 4 milliards. Pour le moment rien n'est arrêté et Validimir Poutine, qui aime les rapports de force est servi avec les agissements français.

Retour sur la saga de la livraison du premier BPC

Tout commence en 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avec la vente de deux navires Mistral à la Russie. Ce sont les chantiers STX de Saint-Nazaire qui héritent de la construction, d'une valeur de 1,2 milliard d'euros. La livraison est prévue en décembre 2013.

Avec la guerre en Ukraine et le rattachement de la Crimée à la Russie en mars 2014, François Hollande hésite à suspendre le contrat d'armement. Malgré la pression des pays occidentaux et particulièrement des États-Unis, le président affirme que le contrat est maintenu puisqu'il a été conclu en 2011.

En septembre, devant la situation en Ukraine, le président français décide de finalement suspendre la livraison des Mistral. Celle-ci ne sera remise à l'ordre du jour qu'à la condition d'instaurer un cessez-le-feu et de régler cette crise ukrainienne. Il faut dire que le Royaume-Uni et les États-Unis continuent de faire pression pour demander l'annulation du contrat. La Russie informe que la France s'expose à une forte pénalité si elle venait à ne pas honorer la livraison. (Lire l'article)

À la fin du mois d'octobre, la Russie affirme avoir reçu une invitation à venir visiter les chantiers de Saint-Nazaire et que la première livraison aura lieu le 14 novembre. C'est une véritable cacophonie puisque Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, avait annoncé une déclaration de François Hollande à ce sujet en novembre.

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