Vendée Globe : Bertrand de Broc obligé de se dérouter

Bertrand de Broc

Le skipper de MACSF, Bertrand de Broc, se voit contraint de se dérouter vers Fernando de Noronha, archipel brésilien situé dans l'Atlantique. Depuis quelques jours des vibrations entraînent un bruit insupportable dans le bateau, et il compte bien vérifier d'où ça vient.

C'est après un choc vers le Portugal que Bertrand de Broc a commencé à entendre un bruit assourdissant. Les chocs étant assez fréquents sur le Vendée Globe, le skipper de MACSF n'y a pas prêté spécialement attention dans un premier temps. Mais depuis, le bruit s'est amplifié, jusqu'à en devenir insupportable lorsque l'IMOCA dépasse les 14 nœuds. 

Betrand de Broc a donc pris la décision de se dérouter vers les îles de Fernando de Noronha, ce vendredi 18 novembre en fin de journée. Il va faire un état des lieux de son bateau pour comprendre d'où vient ce bruit. Plusieurs pistes sont en cours d'études avec Marc Guillemot, team Manager MACSF, pour identifier son origine. Un check-up complet du bateau doit être réalisé, plus précisément sur la coque, la quille et les safrans. Le skipper compte donc faire une halte sans mouillage sous le vent, près des îles brésiliennes pour pouvoir faire un état des lieux en plongée.

"À bord d'un IMOCA, il y a toujours beaucoup de bruit cela fait partie de notre quotidien. Il y a les bruits connus, voire rassurants et ceux qui doivent donner l'alerte. Je ne mets pas de casque anti-bruit lorsque je navigue pour pouvoir les entendre et les reconnaitre. Sur le long terme lorsqu'il y a un problème ceux-ci peuvent devenir insupportables" a expliqué Bertrand.

Hier soir, il était 14e au classement général et compte bien rester en course pour l'instant. 

Cette nuit, à la vacation de 3 h 30, l'IMOCA MACSF était à une trentaine de milles de Fernando de Noronha. "Je suis à une trentaine de milles de Fernando de Noronha : j'ai ralenti un peu en enroulant ma voile d'avant afin d'arriver de jour sur l'archipel. Il y a encore un peu de vent : j'avance à neuf nœuds.

Ici, le soleil se lève vers 9 h TU (10 h heure française). Après il faudra que j'affale la grand-voile dès que je serai sous le vent des îles pour avoir moins de mer. L'objet est de plonger pour aller voir sous la coque : on suppose des choses, mais il faut aller regarder de près.
Ce bruit, je ne l'ai jamais entendu auparavant depuis quatre ans que je navigue sur ce bateau. On n'a fait aucun travail spécifique cet hiver sur la quille et on a au contraire, fait une radiographie.

J'ai eu un choc au large du Portugal, mais cela n'avait pas l'air sévère. Ce bruit insupportable n'a lieu que lorsque la quille est en action. Imaginer traverser les mers du Sud avec une telle incertitude n'est pas raisonnable : il faut faire un bilan.

J'ai eu Marc Guillemot au téléphone et il n'avait jamais entendu un tel bruit aussi : quand on a fait la Transat Jacques Vabre, nous avons navigué à plus de 25 nœuds et il n'y avait pas ce bruit-là ! J'ai le matériel de plongée (masque, tuba, palmes…) et je m'attacherai avec un cordage au bateau."

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