Cavok, un galop d'essai avant le tour du monde par les trois caps en cata de série !

Cavok, un Lagoon 400 S2 de série, s’élancera pour un tour du monde par les trois caps sans escale au début de l’automne 2018 © Emmanuel van Deth

A l’issue d’un second convoyage de 1 900 milles entre La grande Motte et La Rochelle, le Lagoon 400 S2 Cavok est fin prêt pour la grande aventure. Départ prévu juste après le Grand Pavois de La Rochelle en septembre 2018.

A peine mis à l’eau en février dernier, le Lagoon 400 S2 n°544 prenait la mer pour un premier test grandeur nature : La Rochelle/La Grande-Motte, soit près de 2 000 milles. L’occasion de valider le bien-fondé des nombreuses spécifications demandées par Jean-Pierre Fréry, skipper de Cavok au chantier Lagoon.

 

Tester le matériel en situation réel

Renforts, sécurité, jeu de voile complet – incluant un solent de brise, un gennaker et un très grand spi symétrique, électricité custom, dessalinisateur… autant d’éléments technique à tester avant le grand départ.

Pour ce premier convoyage, le vent maximum rencontré a été de 54 nœuds au portant. La mer n’a pas nécessité de mettre en place les traînards, mais tout est prêt sur les toulines du bord. Pas de casse à bord du catamaran excepté une pale d’éolienne, prise dans un bout.

Suite de la préparation à domicile

Arrivé à La Grande Motte, Cavok a été exposé au Salon du Multicoque et son séjour de trois mois a permis à Jean-Pierre, dont la société Chemins d’Océans est basée là, de poursuivre la préparation de sa monture.

Chaque voile a été testée afin d’optimiser les points de tire et s’assurer de sa bonne coupe. Les bâches de protection ont été installées, tout comme la bâche dédiée à la récupération d’eau de pluie qui a été testée et stockées à bord.

Le système de communication définitif a été mis en place. C’est le Fleet One d’Immarsat qui a été retenu – il permet une totale autonomie quant à l’usage du téléphone, l’envoi de mails et même de photos et vidéos.

Encore un tour d’Espagne !

Un second tour d’Espagne, dans l’autre sens cette fois, a débuté le 22 juillet 2018.

En plus des tests techniques du matériel, il s’agissait de chauffer l’équipage, Eric et Denis. Tous deux ont une bonne expérience de la voile hauturière. Eric connaît particulièrement bien le Lagoon 400 puisqu’il en possède un et vit à son bord une bonne partie de l’année.

Une courte escale à Ibiza a été l’occasion de mettre en œuvre le matériel de plongée, bien utile en cas de bout accroché au safran ou avarie sous la flottaison. La nourriture lyophilisée a été appréciée – elle constituera 80% de l’alimentation à bord.

 

Pour ce convoyage, pas de portant mais une interminable remontée au près, en particulier sur la côte portugaise et le long des côtes Nord-Ouest de l’Espagne. Bilan : le Lagoon 400 tire des bords très propres, même par 30 nœuds de vent. Précisons que Jean-Pierre a équipé son cata d’hélices repliables, que le profil des safrans a été optimisée et la carène particulièrement soignée.

Aucune avarie ni quelconque problème technique à signaler, ce qui est très encourageant !

Bientôt le grand départ…

Cavok est depuis le 5 août 2018 amarré au port des Minimes à La Rochelle. Reste à installer le pare-brise sur mesure qui pourra être complété par le jeu de bâches dans le grand Sud, préparer l’avitaillement (500 kg tout de même !), passer une dernière couche d’antifouling et bien sûr régler encore quelques petits détails. Jean-Pierre a prévu de passer trois jours par semaine à La Rochelle pour gérer ce programme.

Cavok sera exposé au Grand Pavois et devrait s’élancer pour son grand périple dès que la fenêtre idéale pour dégolfer se présentera en cette fin septembre 2018.

140 jours sans voir la terre (ou presque)

Le tour du monde sans escale de Cavok se fera d’Ouest en Est, c’est-à-dire en profitant globalement des vents dominants (le même parcours que le Vendée Globe). Après le départ de La Rochelle, le Lagoon 400 virera le Cap Finistère avant de plonger plus au Sud. Premier grand cap à franchir, celui de bonne-Espérance, à l’extrémité Sud du continent africain. Démarre alors la traversée de l’océan Indien avant de virer le cap Leeuwin, au Sud-Ouest de l’Australie, avant d’enchaîner celle du Pacifique, direction le Cap Horn.

Ce point de passage, le plus austral de l’Amérique du Sud, contraint à descendre à 55° en latitude. Même à la belle saison – l’été austral correspond à l’hiver en Europe – les conditions peuvent y être très dures. La remontée vers l’Atlantique signifie le plus souvent un vrai répit pour les navigateurs…

La totalité du parcours de ce tour du monde est de 25 000 milles environ et le temps de navigation prévu est de 135 à 150 jours  – soit une moyenne de 7 nœuds environ. L’équipage de Cavok bénéficiera de l’appui d’un routeur référent, Christian Dumard.

Lagoon 400 S2, la fiche technique

MarqueLagoon
ArchitecteVincent Lauriot Prévost
Longueur de coque11.97 m
Largeur7.25 m
Tirant d'eau1.21 m
Catégorie CEA
Déplacement lège10 350 kg
Surface de voilure au près89 m2
Nombre de moteurs maximum2
Carburant400 L
Voir la fiche technique du Lagoon 400 S2
Reportage : Cavok

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