L'île de Penfret, le phare de l'archipel des Glénan

L'île de Penfret © Chloé Torterat

L'archipel des Glénan recèle nombre d'îles et d'îlots sauvages et paradisiaques où il fait bon déconnecter. L'île de Penfret est celle où a été bâti le phare des Glénan éponymes, mais aussi la base principale de la célèbre école de voile.

Les Glénan, le paradis breton

L'île de Penfret est une des îles de l'archipel des Glénan. Pour ceux qui ne connaissent pas le coin, les Glénan, c'est le Tahiti de la Bretagne, les Seychelles du Finistère. Un petit coin de paradis situé à une dizaine de milles de Concarneau. Vus du ciel — mais aussi depuis la mer — iles et îlots au sable blanc "flottent" dans une mer turquoise (oui turquoise en Bretagne !) certes assez froide (ça reste la Bretagne !).

Le cadre est idyllique, somptueux et apaisant, quand les dizaines (voir centaines) de plaisanciers quittent l'île au coucher du soleil. Car l'avantage de Penfret — par rapport à celle de Saint-Nicolas, l'île principale de l'archipel, c'est qu'elle n'est accessible qu'en bateau de plaisance. Idéal donc pour éviter la foule.

Penfret, base principale de l'école de voile des Glénans

Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai puisqu'elle accueille la base principale de certainement l'un des plus célèbres clubs de voile, celui des Glénans (avec un S !). Ainsi, régulièrement, les vedettes de l'Odet se fraient un passage entre les bateaux mouillés pour déverser sur la longue plage de sable blanc un lot de stagiaires avides de pratiquer les nombreuses activités nautiques proposées par l'école. C'est sur Penfret que les stagiaires logent sous tentes, mais que s'y trouve aussi le centre névralgique de l'école (PC moniteurs, réparation des bateaux, infirmerie, téléphone, etc.).

L'école de voile est propriétaire de presque la totalité de l'île depuis 1952 et loue le sémaphore depuis 1964. Après la restauration de la ferme au début des années 1950, l'école a construit quelques bâtiments entre 1955 et 1965. L'île est alimentée en électricité principalement via les panneaux solaires.

Accessible uniquement aux plaisanciers

On exagère un peu, malgré la fréquentation, c'est toujours un vrai plaisir de profiter du somptueux paysage. Pour aller à Penfret donc, vous irez par la mer, à la voile ou au moteur, en louant ou en embarquant sur le bateau d'un copain.

Vous reconnaîtrez Penfret à son phare blanc et rouge, à l'extrémité nord de l'île de Penfret, rénové par l'association Plein Phare sur Penfret, dont le président n'est autre que le légendaire Jean Le Cam, skipper du Vendée Globe (pour ne citer que ça). Bâti en 1838, il est automatisé en 1992.

La 2e île de l'archipel des Glénan

Penfret est la 2e île la plus grande de l'archipel avec une superficie de 39 hectares, juste après celle du Loc'h, qui appartient aux Bolloré et mesure 54 hectares. Elle se situe à l'extrémité Nord-Est de l'archipel, lui-même rattaché à la commune de Fouesnant, dans le Finistère.

Une île sauvage

Outre l'école de voile, qui y a installé ses quartiers, l'île est plutôt sauvage. La côte ouest est celle des grandes plages de sable blanc qui bordent l'eau transparente. La côte est est plus sauvage, mais on y trouve néanmoins deux petites plages plutôt calmes. Si les bateaux au mouillage privilégient le côté ouest — celui côté des îles — l'autre côté face à la côte peut s'avérer moins peuplé. Tout dépendra des vents.

Penfret, c'est aussi l'île des goélands. Partout sur la côte rocheuse, ils veillent en gardiens sur la faune et la flore protégée. Car le site est classé Natura 2000. La pêche est d'ailleurs limitée à la pêche côtière (pour les amateurs d'araignées). Les oiseaux y vivent en nombre et les espèces sont nombreuses : huitriers-pies, sternes, cormorans, etc.

Pour en revenir aux goélands, si vous vous aventurez dans les rochers, veillez à ne pas les approcher de trop près, surtout en période de nidification. Les mamans veillent sur leurs petits et n'hésitent pas à vous foncer dessus pour défendre bec et ongle (enfin surtout à coup de bec) leur territoire.

Quoi faire à Penfret ?

Profitez des joies du mouillage ! Vous pouvez débarquer pour profiter des belles plages ou vous baladez sur l'île, et poussez jusqu'au phare au nord et au sémaphore au sud. Plongez, les fonds sont riches ! D'immenses herbiers recouvrent à certains endroits les fonds (peu profonds) qui bordent l'île à l'est.

Pagayez, nagez, bronzez, ramassez les minuscules coquillages et partez à la recherche des oursins violets… Bref, détendez-vous et profitez des paysages caribéens bretons qui sont réservés à une poignée de privilégiés.

Si vous y passez la nuit, veillez à la politique 0 déchets. L'île est fragile alors ne rejetez rien à la mer, dans la mesure du possible.

Crédits photos : Chloé Torterat

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