Trois offres de reprise, mais sans financement sécurisé
L'administrateur judiciaire a reçu plusieurs lettres d'intention début janvier 2026. Trois projets ont été déposés, tous qualifiés de reprises non financées. Deux d'entre eux émanent d'anciens marins de l'Hermione. Leur objectif est clair, remettre le navire en état de naviguer et reprendre la mer avec un équipage formé à la manœuvre d'un trois mâts carré. Ces projets s'inscrivent dans la continuité maritime du bateau, mais ils ne présentent à ce stade aucune garantie financière suffisante pour couvrir les coûts de restauration et d'exploitation.
Un troisième projet a été déposé par Olivier Poivre d'Arvor, président du musée de Rochefort. Sa proposition repose sur un changement de vocation. L'Hermione resterait à quai, intégrée à un dispositif muséal pérenne. Cette option limite les contraintes techniques liées à la navigation, mais elle acte l'abandon de la mer comme horizon principal du navire.
Les difficultés actuelles trouvent leur origine dans la découverte, en 2021, de champignons lignivores sur la coque. Cette atteinte structurelle a rendu nécessaire une reconstruction partielle importante. Depuis, l'Hermione est immobilisée en cale sèche au port de Bayonne, à Anglet. Des visites du chantier sont organisées régulièrement pour maintenir un lien avec le public et générer des ressources, complétées par des campagnes de financement participatif. Le coût total de la restauration est estimé à environ 10 millions d'euros, dont un peu plus de la moitié a été réunie à ce jour.
Le voyage inaugural de 2015, retraçant la route historique de La Fayette, avait rappelé la vocation maritime de l'Hermione. Mais naviguer avec un tel navire implique des coûts élevés, une maintenance permanente et un équipage formé aux manœuvres traditionnelles. À l'inverse, un maintien à quai réduit les contraintes nautiques, mais transforme profondément le rapport au bateau. Le tribunal devra apprécier si l'un des projets présentés permet de préserver à la fois le patrimoine, la sécurité du navire et un modèle économique crédible.
Un troisième projet a été déposé par Olivier Poivre d'Arvor, président du musée de Rochefort. Sa proposition repose sur un changement de vocation. L'Hermione resterait à quai, intégrée à un dispositif muséal pérenne. Cette option limite les contraintes techniques liées à la navigation, mais elle acte l'abandon de la mer comme horizon principal du navire.
Une restauration rendue complexe par l'état de la coque
Les difficultés actuelles trouvent leur origine dans la découverte, en 2021, de champignons lignivores sur la coque. Cette atteinte structurelle a rendu nécessaire une reconstruction partielle importante. Depuis, l'Hermione est immobilisée en cale sèche au port de Bayonne, à Anglet. Des visites du chantier sont organisées régulièrement pour maintenir un lien avec le public et générer des ressources, complétées par des campagnes de financement participatif. Le coût total de la restauration est estimé à environ 10 millions d'euros, dont un peu plus de la moitié a été réunie à ce jour.
Naviguer ou rester à quai
Le voyage inaugural de 2015, retraçant la route historique de La Fayette, avait rappelé la vocation maritime de l'Hermione. Mais naviguer avec un tel navire implique des coûts élevés, une maintenance permanente et un équipage formé aux manœuvres traditionnelles. À l'inverse, un maintien à quai réduit les contraintes nautiques, mais transforme profondément le rapport au bateau. Le tribunal devra apprécier si l'un des projets présentés permet de préserver à la fois le patrimoine, la sécurité du navire et un modèle économique crédible.