Pour rappel, en 2006, la SNCM qui appartient à la Compagnie Générale Maritime et Financière, et donc à l'Etat est privatisée et passe sous l'égide de nouveaux propriétaires, le fonds Butler Capital Partners et l'industriel Veolia Transport. A cette occasion, l'Etat verse plusieurs aides pour aider ces investisseurs à reprendre la compagnie notamment une recapitalisation de 158 millions d'euros, un apport supplémentaire de capital de 8,75 millions d'euros et une avance en compte courant de 38,5 millions d'euros qui servirait à financer un éventuel plan social. La Commission Européenne estime d'ailleurs en 2008 la légalité de ces aides. Cependant, Corsica Ferries, principal concurrent de la SNCM avait alors saisi le Tribunal de l'Union Européenne pour distorsion de concurrence qui a estimé que "la Commission a commis des erreurs manifestes d'appréciation". En septembre 2012, la CU décide d'annuler la décision de Bruxelles et donc d'enclencher les demandes de remboursement à la SNCM auprès de la France.
Incapable de rembourser ses dettes, la SNCM, détenue à 66 % par Transdev, à 25 % par l'Etat français et à 9 % par ses salariés avait immédiatement fait appel auprès Cour de Justice de l'Union Européenne.
Aujourd'hui, la SNCM n'a pas les moyens de rembourser ces aides et serait amenée à déposer le bilan si elle devait les restituer.
Incapable de rembourser ses dettes, la SNCM, détenue à 66 % par Transdev, à 25 % par l'Etat français et à 9 % par ses salariés avait immédiatement fait appel auprès Cour de Justice de l'Union Européenne.
Aujourd'hui, la SNCM n'a pas les moyens de rembourser ces aides et serait amenée à déposer le bilan si elle devait les restituer.