Navigation avec le Django 6.70, le petit voilier de Marée Haute sur l'Ile de Sein

Le Django 6.70 est un petit croiseur du chantier Marée Haute issu d'une carène d'un mini 650. Retour d'expérience d'un propriétaire après une première saison à tirer des bords en Bretagne.

Jean-Marc est un propriétaire heureux. Son Django 6.70 répond en tout point à son programme de navigation. Basé en Bretagne Nord à Tréguier, ce dynamique retraité annonce rechercher la performance. D'emblée, il annonce la couleur : "Lors de la première sortie du bateau, nous avons atteint près de 15 nœuds sous spi, mais depuis je suis allé plus vite…"

Il faut dire que Jean-Marc a des antécédents. Formé en 5o5, puis barreur en Finn, il a même participé à une préparation olympique dans les années 70. Des origines de compétiteur qu'il ne peut pas renier.

Jean-Marc navigue à 99% seul. Il a équipé son Django en conséquence avec une grand-voile à 3 ris et toutes les manœuvres qui reviennent au cockpit. "C'est vrai que ça fait pas mal de ficelles au piano, mais je m'y retrouve. Le seul moment où je dois aller sur la plage avant, c'est pour sortir le tangon, mais je suis en train d'imaginer un système pour le piloter depuis le cockpit".

Issu de la carène du D2, un mini 650 de série, le Django 6.70 mesure lui aussi 6,50 m. Mais il reste un bateau sécurisant et raide à la toile. Avec un cul très large (3 m de large pour 6,50 m de long !), il demande à être chargé sur l'arrière pour bien naviguer au portant. Jean-Marc n'hésite pas à matosser pour tirer la quintessence de son bateau. "Au portant, je déplace vers l'arrière le bib, le mouillage (une ancre et sa chaine dans un seau), les voiles et l'avitaillement notamment l'eau. Le bateau est sensible au poids et même s'il est équipé d'une baille à mouillage, il serait dommage de la charger avec tout le poids d'une ancre".

En revanche au près, surtout dans le petit temps, il faut caler le bateau sur son bouchain, entre 18 et 20° de gite et s'avancer au pied de la descente pour ne pas trainer d'eau : "Dès le moindre souffle d'air, le bateau avance au près à 5,5 nœuds et dès force 3, on atteint la vitesse de carène entre 6,3 et 6,4 nœuds. Pour le faire partir au planning, il faut débrider au petit largue et avoir un peu de vent."

Même s'il est raide (lesté à 50%), ce bateau reste très léger. Il n'aime pas la mer hachée qui le stoppe dans les vagues. Sans compter qu'à chaque vague, il mouille l'équipage qui n'a aucune protection.

Le Django 6.70 est équipé d'une grand-voile à corne très puissante. C'est d'ailleurs ce que changerait sans doute Jean-Marc s'il avait des modifications à faire. "Je garderai bien la corne pour m'amuser et tirer pleinement profit du bateau, mais j'aimerai une grand-voile plus sage pour faire de la croisière". La corne est délicate à gérer dès que le vent monte et au portant elle gêne même le spi en le déventant : "Je prends souvent un ou deux ris pour libérer le haut du spi."

Avec sa quille rétractable, le Django 6.70 peut aussi s'échouer en se posant sur ses 2 safrans. Une solution qu'a pu apprécier Jean-Marc : "Je me suis déjà échoué volontairement et le bateau tient très bien, mais une fois j'ai gouté à l'échouage involontaire ! En arrivant au port, je suis tombé en panne de carburant. J'ai dérivé rapidement sur un banc de sable je me suis précipité à l'intérieur pour débloquer la quille et le bateau s'est posé. Je n'ai plus eu qu'à attendre la marée suivante sans crainte pour mon bateau. En vivant à plat à bord."

Ce petit bateau ne renie pas ses origines sportives et Jean-Marc avoue sortir de ses randonnées nautiques avec quelques bleus et courbatures. "C'est un bateau physique, un peu brutal, tellement volumineux et léger, qu'il rebondit sur le clapot, maltraitant les équipiers".

Très basse, la hauteur de la bôme demande aussi une belle contorsion pour ne pas se cogner au virement. "Comme je navigue seul, pour éviter l'accident, j'ai même décidé de ressortir mon casque de kayac pour naviguer."

Côté Aménagement, Jean-Marc ne voit rien à redire. Il utilise le triangle avant pour dormir pendant ses croisières alors que les deux couchettes latérales sont tellement larges "qu'on pourrait y faire dormir un géant". Il n'utilise pas la cuisine proposée par le chantier, préférant une bouilloire suspendue au plafond comme l'utilisent les coureurs.

Si Jean-Marc est conscient de l'inconfort de son bateau dans certaines conditions délicates, il ne parle pas d'en changer. "Le plaisir de la vitesse ça se mérite. Mais j'ai une totale confiance dans les qualités marine du Django 6.70. Je me suis retrouvé à surfer des vagues de 4 m avec un bon force 6 sans jamais avoir peur. Et même si je suis déjà parti au tas sur un bord serré de spi, bateau sur la tranche, il suffit d'attendre qu'il se redresse et de reprendre la route."

 

Tarif :

Prix HT en version standard : 35 048 €

Prix HT prêt à naviguer avec voiles et électronique : 41 665 €

Django 6.70, la fiche technique

MarqueMarée Haute
ArchitectePierre Rolland
Longueur de coque6.70 m
Largeur2.99 m
Tirant d'eau1.60 m
Catégorie CEB
Nombre de passagers2
Déplacement lège1 000 kg
Nombre de moteurs maximum1
Voir la fiche technique du Django 6.70
Reportage : Marée Haute

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Django 12.70, premier contact avec la mer…

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Marée Haute 12 Juin 2015
Un bel article sur un propriétaire heureux ! A noter que la hauteur de la bôme a été rehaussée sur les nouveaux modèles !

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