SMA et Ëarendil contraints à l'abandon sur la Transat Jacques Vabre

SMA abandonne © J.M. Liot/ DPPI/ SMA

Ëarendil, le dernier class40 mis à l'eau, appartenant à Catherine Pourre avec son co-skipper Antoine Carpentier a annoncé son abandon ce vendredi 30 octobre. SMA (Paul Meilhat et Michel Desjoyeaux) sont également obligé d'abandonner, alors qu'ils faisaient partie des quatre premiers class40.

Catherine Pourre et Antoine Carpentier, à bord d' Ëarendil  ont annoncé ce vendredi 30 octobre après-midi à la direction de la course leur abandon. En effet, leur moteur ne redémarre pas, ce qui les prive totalement d'énergie et ils ont perdu leurs aériens.

Crédit : DR

Un autre bateau a fait part de son abandon. SMA (Paul Meilhat et Michel Desjoyeaux) est également contraint à l'abandon. Depuis au moins 36 heures, la vitesse de SMA était en moyenne de 2 nœuds inférieure à celle de ses concurrents. Paul et Michel avaient senti et entendu des vibrations sous le bateau.

À vive allure, ces vibrations se sont amplifiées fortement, provoquant des nuisances sonores, mais aussi des turbulences jusque dans les safrans, ce qui les a obligés à ralentir l'allure. Dans un premier temps, les deux hommes pensaient qu'il s'agissait peut-être des lèvres en carbone posées à la jonction entre le fond de coque et le haut du voile de quille, ou même d'un morceau de filet de pêche. Mais ce soir à 17 h (heure FRA), Paul s'est résolu à plonger sous le bateau. Il a tout de suite constaté que le bord de fuite du voile de quille, une pièce de quelques centimètres de large en composite qui court sur toute la longueur du voile, était presque totalement arraché. Les deux hommes de SMA ont indiqué qu'ils pensaient avoir heurté un objet flottant il y a quelques jours. Ce choc pourrait expliquer l'avarie.

Il ne s'agit pas d'une pièce structurelle, elle ne met pas en cause l'intégrité du bateau ou de la quille et les deux hommes ne sont pas en danger. Toutefois, SMA ne peut être compétitif dans ces conditions et le voile de quille doit être réparé avant les prochaines échéances de Paul Meilhat.

Crédit :  J.M. Liot/ DPPI/ SMA

L'équipage a donc décidé de faire route vers la Guadeloupe, distante d'environ 2000 milles. Pour les deux marins, ce contretemps est d'autant plus décevant que SMA faisait partie des quatre IMOCA échappés en tête. Après 5 jours de course très difficiles, où la flotte a essuyé trois dépressions, leurs lots de vents et de mers forts, Paul et Michel pensaient avoir franchi ce premier gros obstacle de la Transat Jacques Vabre. SMA course au large et l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise soutiennent Paul et Michel dans ces moments difficiles.

L'équipe technique de Mer Agitée s'organise et attendra SMA pour effectuer les travaux de réparation le plus rapidement possible et assurer la participation de Paul à la St Barth - Port La Forêt.

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