The Ocean Race, une sacrée opportunité pour les teams français


Avec son nouveau format, The Ocean Race (ex Volvo Ocean Race), va permettre aux IMOCA de participer au tour du monde avec escale en équipage. Une bonne nouvelle pour la France, berceau de la course au large, et ses nombreux skippers aux montures impressionnantes désormais équipées de foils. Alors comment les marins français perçoivent cette opportunité ? La réponse en vidéo.

L'arrivée des IMOCA sur the Ocean Race

Nouveau nom, nouveau logo, nouveaux bateaux… La Volvo Ocean Race a fait peau neuve et s'appelle désormais The Ocean Race. Pour le prochain départ qui aura lieu en 2021, le tour du monde en équipage avec escale se jouera sur deux supports. Aux côtés des monotypes VO65 navigueront désormais les 60 pieds IMOCA.

Avec ces bateaux de course typiquement français, c'est une grande opportunité pour la France de briller d'un point de vue sportif, technique, mais aussi architectural. Nous avons une véritable avance culturelle et technologique pour ce type de bateau.

Peu de français sur la Volvo Ocean Race

Avec 6 bateaux français sur un total de 18 équipages internationaux, la France était le pays le plus représenté sur cette première édition de 1973 (la course s'appelait alors la Whitbread). Pourtant, il aura fallu attendre la victoire de Groupama (Franck Cammas) en 2011-2012 pour que la France (re) découvre la Volvo Ocean Race.

Et jusqu'à présent, ils sont peu de skippers français à avoir participé aux éditions précédentes. Pourtant, avec la transversalité des pratiques – solitaire, olympisme, l'équipage – les marins d'aujourd'hui sont pluridisciplinaires. Certaines filières de voile françaises font d'ailleurs partie des circuits les plus difficiles du milieu, à l'image du circuit Figaro.

Si les compétences n'étaient donc pas un frein pour participer à la Volvo Ocean Race, la langue si, comme l'explique Sam Davies, de nationalité anglaise, mais licenciée française. Car à bord des bateaux de la Volvo Ocean Race, on parle bien souvent anglais. Une barrière moins présente aujourd'hui puisque l'anglais est de plus en plus répandu en France.

Du solitaire à l'équipage

Le format de course de The Ocean Race est assez inhabituel pour nos skippers français, plutôt habitué à la navigation en solitaire. D'une part parce que c'est course qui dure un an. D'autre part parce que c'est une course qui se joue en équipage.

"Si en France, les skippers sont habitués à gérer une équipe technique lorsqu'ils sont à terre, en mer, ils naviguent seuls", comme l'explique Paul Meilhat.

Paul Meilhat, vainqueur de la Route du Rhum 2018

Une véritable opportunité

L'arrivée des 60 pieds IMOCA est une vraie opportunité puisque les Français possèdent un véritable savoir-faire sur ces bateaux rapides et technologiquement en plein développement.

Aujourd'hui, neuf IMOCA sont en construction, et certains d'entre eux sont préparés pour The Ocean Race. Alors, ce nouveau format de course sera-t-il l'occasion pour les skippers français de briller sur ce tour du monde ?

Paul Meilhat a d'ores et déjà confirmé son envie de s'aligner au départ de la course, qui sera donné d'Alicante en 2021. "The Ocean Race est ma priorité", a-t-il confirmé. "C'est une immense opportunité pour moi, pour les autres marins français et les entreprises françaises de participer à cette course afin de devenir plus international. The Ocean Race est une course énorme et réellement internationale, longue d'une année donc c'est très différent de ce qu’on fait normalement, et cela nous offre une belle opportunité."

L'allemand Boris Herrmann prévoit également une participation à The Ocean Race. "C'est une superbe opportunité pour nous marins de la classe IMOCA de venir rejoindre The Ocean Race. C'est très inspirant, et je suis impatient de développer ce projet."

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