Mini Transat 2025 : quand la solidarité et l'esprit Mini permettent de reprendre la mer
Au départ de la Boulangère Mini Transat 2025, un incident aurait pu coûter sa course à Gabriel Bouan, le skipper du 963 Pellipop - PSE : pour un sourire d'enfant. Mais grâce à l'entraide spontanée de la communauté Mini, le skipper a pu repartir, bateau réparé, moins de 24 heures après sa collision. Une illustration parfaite de l'esprit Mini.
Le coup de canon a retenti aux Sables-d'Olonne ce dimanche21 septembre, lançant les 90 solitaires vers La Palma, aux Canaries. Mais dès les premières minutes, la tension s'est matérialisée par un choc : Gabriel Bouan (963) et Sophie Delannoy (917) se sont percutés pendant la procédure de départ.
Résultat, un début de course avorté, une étrave très abîmée et un retour forcé au port pour le skipper de Pellipop - PSE : pour un sourire d'enfant. Le coup est dur, car comme pour tous les ministes, ce départ représente le point d'orgue de plusieurs années de travail.
Une nuit blanche pour sauver un départ
Alors que Sophie Delannoy a pu repartir dès 18h30, la situation de Gabriel semblait plus compromise. Mais c'était sans compter sur la mobilisation immédiate de Victor Brodeur, composit boat builder du chantier SKAW, et d'Anne-Gaëlle Gourdin, qui a couru la dernière Mini. Sans hésiter, ils se sont mis au travail dès 17h, enchaînant près de 24 heures d'efforts ininterrompus avec à peine 30 minutes de sommeil.
Découpe des parties stratifiées délaminées, reconstruction de la crash box, réagréage, stratification et enfin une couche de gelcoat pour assurer l'étanchéité : une véritable opération commando, menée tambour battant pour que le bateau puisse repartir dans les temps.
Le lundi soir, à 20h, la Direction de Course a donné son feu vert. Gabriel a alors quitté à nouveau le port des Sables-d'Olonne, cap sur le waypoint au sud des Glénans. S'il a perdu de précieuses heures au départ, cela n'affectera en rien son classement, puisque la première étape a été neutralisée suite à l'arrivée de l'ouragan Gabriele.
Cette histoire illustre parfaitement ce qui fait la singularité de la Mini Transat : une communauté soudée où la compétition n'empêche pas la solidarité. L'entraide et la débrouillardise sont inscrites dans l'ADN de cette course unique. Pour Gabriel Bouan, ce départ différé restera sans doute un souvenir fondateur, un mélange d'angoisse, de gratitude et de détermination.
Découpe des parties stratifiées délaminées, reconstruction de la crash box, réagréage, stratification et enfin une couche de gelcoat pour assurer l'étanchéité : une véritable opération commando, menée tambour battant pour que le bateau puisse repartir dans les temps.
Validation et retour en course
Le lundi soir, à 20h, la Direction de Course a donné son feu vert. Gabriel a alors quitté à nouveau le port des Sables-d'Olonne, cap sur le waypoint au sud des Glénans. S'il a perdu de précieuses heures au départ, cela n'affectera en rien son classement, puisque la première étape a été neutralisée suite à l'arrivée de l'ouragan Gabriele.
Cette histoire illustre parfaitement ce qui fait la singularité de la Mini Transat : une communauté soudée où la compétition n'empêche pas la solidarité. L'entraide et la débrouillardise sont inscrites dans l'ADN de cette course unique. Pour Gabriel Bouan, ce départ différé restera sans doute un souvenir fondateur, un mélange d'angoisse, de gratitude et de détermination.