Fin octobre, un plaisancier allemand a frôlé le drame en se retrouvant isolé pendant plus de 60 heures sur une île inhabitée de l'IJsselmeer, aux Pays-Bas. Son voilier, échoué puis partiellement coulé, l'a contraint à une survie de fortune sans moyen de communication ni ravitaillement. Il n'a dû son salut qu'à la vigilance d'un équipage de passage.
Relatée par nos confrères du magazine néerlandais "De Telegraaf", cette histoire aurait pu mal se terminer. Parti pour une simple navigation le jour d'Halloween, un marin solitaire allemand avait mouillé au large de De Kreupel, une île artificielle classée zone de protection des oiseaux. Dans la nuit, un coup de vent faity déraper son ancre. Son moteur ne démarre pas et pas et le voilier finit par dériver sur un épi rocheux.
Sans VHF fonctionnelle, sans balise de détresse ni téléphone chargé, le plaisancier est coupé du monde. Le talonnage provoque une voie d'eau : il tente en vain de pomper, avant d'abandonner le bord et de gagner l'île à pied.
Seul au monde, mais aux Pays-Bas
Pendant deux jours et demi, le naufragé tente de survivre avec les moyens du bord. Sans nourriture ni eau douce, il s'abrite tant bien que mal sous une voile transformée en tente. Les températures chutent, les vents restent soutenus, et l'absence totale de trafic sur l'eau en cette fin de saison réduit ses chances de secours.
Le dimanche matin, un voilier de passage remarque l'épave échouée et donne l'alerte. Les sauveteurs de la KNRM (Royal Dutch Sea Rescue Institution) interviennent dans la foulée et découvrent l'homme, affaibli et confus, sur l'île.
Pris en charge par les secours, le naufragé est ramené à la marina d'Andijk, où il reçoit vêtements secs, nourriture, soins et un hébergement d'urgence. Épuisé mais sain et sauf, il a confié avoir craint pour sa vie à plusieurs reprises durant son isolement.
Le capitaine du canot de sauvetage, fort de vingt années d'expérience, a déclaré n'avoir jamais été confronté à une situation comparable sur l'IJsselmeer.
Dans son communiqué, la KNRM insiste : cet épisode, s'il s'est bien terminé, aurait pu virer au drame. L'organisme appelle les plaisanciers à respecter les consignes de base : VHF en bon état, téléphone chargé, fusées à bord, et vérification rigoureuse des prévisions météo avant toute sortie. Les autorités néerlandaises, quant à elles, ont entamé les opérations de renflouement du voilier échoué.
Le dimanche matin, un voilier de passage remarque l'épave échouée et donne l'alerte. Les sauveteurs de la KNRM (Royal Dutch Sea Rescue Institution) interviennent dans la foulée et découvrent l'homme, affaibli et confus, sur l'île.
Sauvé in extremis
Pris en charge par les secours, le naufragé est ramené à la marina d'Andijk, où il reçoit vêtements secs, nourriture, soins et un hébergement d'urgence. Épuisé mais sain et sauf, il a confié avoir craint pour sa vie à plusieurs reprises durant son isolement.
Le capitaine du canot de sauvetage, fort de vingt années d'expérience, a déclaré n'avoir jamais été confronté à une situation comparable sur l'IJsselmeer.
Dans son communiqué, la KNRM insiste : cet épisode, s'il s'est bien terminé, aurait pu virer au drame. L'organisme appelle les plaisanciers à respecter les consignes de base : VHF en bon état, téléphone chargé, fusées à bord, et vérification rigoureuse des prévisions météo avant toute sortie. Les autorités néerlandaises, quant à elles, ont entamé les opérations de renflouement du voilier échoué.