Découvrez le Mini 6.50, le voilier de la Mini-Transat Iles de Guadeloupe

La Mini-Transat Iles de Guadeloupe se déroulera dès le 19 septembre, embarquant 72 skippers sur des Mini 6.50. Découvrez l'un des plus petits bateaux à traverser l'Atlantique pour une régate.

Le bateau, un Mini 6.50

Le bateau choisi pour la Mini Transat restera le même qu'en 2013, un Mini 6.50. Ils sont d'ailleurs au Port-Rhu depuis le 9 septembre dernier. Le village de la course est quant à lui ouvert depuis le 11 septembre sur les quais du Port-Rhu. Sur ce dernier, des stands accueillent le public jusqu'au jour de départ des bateaux, avec des dégustations, des expositions, des animations culinaires, des rencontres avec les coureurs ou encore des films.

Ce petit monocoque de 6,50 m de long mesure trois fois moins que les Imoca du Vendée Globe, qui sont d'une largeur maximum de 3m. Très toilés, ce sont des bateaux très puissants et véloces, notamment aux allures portantes (quand le vent vient de l'arrière).

A l'extérieur, le pont fait quelques mètres carrés quant à l'intérieur, il est exigu et la hauteur sous barrot (distance entre le fond du bateau et le plafond de la cabine) peut être inférieure à 1,40m.

2 classements

  • Longueur : 6.50 m
  • Largeur : 3 m
  • Poids : de 700 à 900 kg
  • 7 voiles dont 1 tourmentin
  • Moyenne d'âge des Minis : 6,9 ans
  • Bateau le plus ancien : n°240 (1999)
  • Bateau le plus récent : n°888 (5 mois)

A bord, les skippers auront le droit à un sextant, 15 cartes marines, 30 à 35 jours de nourriture, 87 litres d'eau et une VHF.

Deux classements

En Mini, il y a deux classements : les prototypes construits à l'unité, conçus pour la course et les bateaux de série qui étaient à l'origine des bateaux conçus pour une utilisation mixte course et croisière.

Les prototypes représentent la force absolue de la classe Mini. Ils ont servis de laboratoire à leurs skippers qui s'est investi pour créer un bateau à son image, en construisant, voire même en dessinant, lui-même, son voilier. Techniques et exigeants, ils sont à l'avant-garde de la course au large. C’est en Mini que sont apparus les quilles basculantes, bout-dehors orientables et spis asymétriques déclinés ensuite sur de plus grosses unités.

Aujourd'hui, les bateaux de série sont devenus de véritables unités de course. Pour ce faire, ils doivent être construits sur le même modèle, à au moins 10 exemplaires. Cependant, ils sont moins sophistiqués que les prototypes : carbone interdit, quille fixe de 1,60m au maximum, ballasts interdits, etc…

Les coureurs qui choisissent un bateau de série plutôt qu'un prototype sont généralement des navigateurs qui travaillent à côté et n'ont pas le temps de s'investir entièrement dans leur bateau. Mais les régatiers s'intéressent également de plus en plus à cette catégorie pour se jauger à armes égales.

La classe Mini

Elle est régit par ses adhérents qui sont bien souvent des navigateurs encore engagés dans la classe. Elle fixe les règles de jauge, définit les conditions de qualification aux différentes épreuves et présente le cahier des charges des épreuves qu’elle confie aux organisateurs. Aujourd’hui la Classe Mini, représente près de 300 coureurs d’une vingtaine de nationalités différentes. Son Conseil d’Administration est renouvelé tous les ans par moitié.

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