Souvent venue de la course, la terminologie des voiles de portant a fortement changé. Mais de quoi parle-t-on et quelle voile utiliser dans quelle situation ? Explications.
Code zéro, gennaker, spi asymétrique, spi symétrique… Les voiles de portant se multiplient avec des dénominations souvent différentes. Comment s'y retrouver dans ces appellations. Quelle voile pour quelle allure ?
Voile de portant
Nous vous livrons ici un petit croquis très simplifié qui présente les différentes voiles et les allures auxquelles on peut les porter. C'est un schéma basique qui demande à être ajusté dans la pratique. En effet, difficile de classer une voile uniquement en fonction d'un angle de vent. Il faut aussi juger de la force du vent et de sa coupe.
Par exemple par très petit temps avec très peu de vent, vous allez pouvoir mieux serrer le vent et utiliser un code zéro très proche du vent. A l'inverse si le vent monte, cet angle sera moins fermé.
De même l'usage des différentes voiles dépend pour beaucoup de leur coupe. Si le maître voilier a taillé une voile très plate, elle sera meilleure pour remonter au vent. A l'inverse un spi très creux ne peut pas serrer le vent.
C'est la voile la plus plate des voiles de portant. Elle ressemble presque à un grand génois sauf qu'elle n'est pas endraillée sur l'étai. Elle est montée sur un câble anti-torsion avec un emmagasineur pour la rouler.
Il ressemble pour beaucoup à un spi asymétrique sauf que l'absence "d'oreille" à l'avant lui interdit de descendre dans le lit du vent. Il peut aussi se rouler sur un emmagasineur.
C'est un spi dont l'amure est reliée à l'étrave du bateau (ou sur un bout dehors). Il est largement épaulé pour venir au vent et récupérer du vent frais devant la grand-voile quand on descend au portant. Mais l'absence de tangon qui le basculerait au vent l'empêche de faire du plein vent arrière.
Ce spi asymétrique est souvent présent sur les voiliers de croisière, car il évite l'utilisation plus complexe du tangon. Le spi asymétrique est souvent combiné avec une chaussette pour faciliter l'envoi et l'affalage.
C'est le spi traditionnel, la grosse bulle colorée. Il s'envoie avec l'amure sur un tangon. L'avantage du montage est de pouvoir envoyer le tangon au vent et ainsi donner de l'air frais au spi. Dans cette position, on peut alors descendre plein vent arrière sans déventer le spi.
Comme l'asymétrique, il se manœuvre souvent avec une chaussette. Il a déserté nos bords, car plus compliqué à manœuvrer.
De même l'usage des différentes voiles dépend pour beaucoup de leur coupe. Si le maître voilier a taillé une voile très plate, elle sera meilleure pour remonter au vent. A l'inverse un spi très creux ne peut pas serrer le vent.
Code zéro
C'est la voile la plus plate des voiles de portant. Elle ressemble presque à un grand génois sauf qu'elle n'est pas endraillée sur l'étai. Elle est montée sur un câble anti-torsion avec un emmagasineur pour la rouler.
Code zéro
Gennaker
Il ressemble pour beaucoup à un spi asymétrique sauf que l'absence "d'oreille" à l'avant lui interdit de descendre dans le lit du vent. Il peut aussi se rouler sur un emmagasineur.
Gennaker
Spi asymétrique
C'est un spi dont l'amure est reliée à l'étrave du bateau (ou sur un bout dehors). Il est largement épaulé pour venir au vent et récupérer du vent frais devant la grand-voile quand on descend au portant. Mais l'absence de tangon qui le basculerait au vent l'empêche de faire du plein vent arrière.
Ce spi asymétrique est souvent présent sur les voiliers de croisière, car il évite l'utilisation plus complexe du tangon. Le spi asymétrique est souvent combiné avec une chaussette pour faciliter l'envoi et l'affalage.
Spi asymétrique
Spi symétrique
C'est le spi traditionnel, la grosse bulle colorée. Il s'envoie avec l'amure sur un tangon. L'avantage du montage est de pouvoir envoyer le tangon au vent et ainsi donner de l'air frais au spi. Dans cette position, on peut alors descendre plein vent arrière sans déventer le spi.
Comme l'asymétrique, il se manœuvre souvent avec une chaussette. Il a déserté nos bords, car plus compliqué à manœuvrer.
Navrant! Pas un mot sur le Speejonk. Cette voile, spécialement conçue pour les allures portantes à bord d'un catamaran, testée et éprouvée sur des journées entières en traversée, n'est même pas citée! Elle couvre pourtant toutes les zones d'utilisation du spi symétrique (ce qui est la moindre des choses), mais aussi une grande partie des spi asymétriques et des gennakers!!! Avec, excusez du peu, la caractéristique d'être la seule de toutes ces voiles à pouvoir être réduite aisément par n'importe quel matelot! Je vous engage, si vous n'en avez jamais entendu parler, à taper "speejonk" sur votre moteur de recherche ou à contacter directement dominiquemontesinos@gmail.com qui pourra vous indiquer les coordonnées de personnes ayant apprécié cette voile dont certaines qu'elles ont sauvées d'une traversée qui eût été calamiteuse sans "Speejonk".
je suis un fanatique du spi symétrique pour la croisière , à moins d'être un peu maso ,on ne va pas se taper du près serré par 25 kts en croisière de même pour descendre sous le vent tranquillou jusqu'à (la force du vent en croisière est fonction du bateau et de l'équipage) 15, kts , et au lieu d'aller à la Corogne on atterrit à Vivero quelle importance c'est la croisière
Ne prenez pas un spi trop petit, souvent le reflex est de diminuer la surface du spi en diminuant la hauteur une fois établit correctement le centre de poussée de votre voile est plus haut que le spi normal avec un peu de mer il aura tendance à vous faire rouler, pas trop plat car il risque d'être compliqué à stabiliser; un creux moyen , bien brider le bras et l'écoute le pilot auto fait le reste