Escales techniques sur la Brest Atlantiques

Le trimaran Macif © Alexis Courcoux / Brest Atlantiques

Partis le 5 novembre 2019 de Brest, les quatre Ultimes de la Brest Atlantiques longent désormais les côtes brésiliennes. Pour deux d'entre eux, l'heure est aux escales techniques.

Casse du safran central pour Macif

Ce samedi 9 novembre, François Gabart a prévenu son équipe à terre de la casse du safran central suite au choc avec un OFNI alors qu'il naviguait au large des îles du Cap Vert. Un choc qui ne l'empêchait pas d'avancer puisqu'à 16 h, le plan VPLP affichait une moyenne de 35,3 nœuds sur 4 heures, toujours sur les talons du leader, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier) !

"En mode vol, il ne doit pas être trop gêné par cette avarie, parce que le bateau est posé sur les deux safrans de flotteurs, il risque d'être davantage handicapé lorsque le vent refusera le long des côtes brésiliennes", estimait le directeur de course Jacques Caraës.

Au vu de la progression du bateau, et de la logistique à mettre en œuvre, autour de cette réparation, c'est finalement le port de Rio qu'a choisi l'équipe Macif. Ce dernier poursuit actuellement sa route en 2e position et fera escale au Brésil pour une durée la plus courte possible. Une équipe restreinte a quitté la Bretagne pour rejoindre Rio ou Macif est attendu mercredi. Le safran de rechange acheminé a quant à lui été fourni par le team Banque Populaire.

© Alexis Courcoux / Brest Atlantiques

Dérive abimée pour le Maxi Edmond de Rothschild

Alors qu'il menait la flotte depuis quatre jours, Franck Cammas et Charles Caudrelier et après avoir négocié un passage de Pot-au-Noir express, les deux skippers du Maxi Edmond de Rothschild ont été obligés de s'arrêter à Salvador de Bahia.

"La mauvaise nouvelle c'est que nous allons devoir nous arrêter à Bahia quelques heures. Nous avons eu un problème avant le passage du Cap Vert sur notre dérive et il y a des choses à réparer. Une partie de l’équipe nous rejoint là-bas et on va devoir faire un peu de “strat” avant de repartir. On ne sait pas exactement ce qui s’est passé, un choc vraisemblablement, mais visuellement le bas de la dérive est abîmé, donc le bateau n’est pas dans des conditions de navigation optimales. On préfère checker tout ça avant de gagner des latitudes plus Sud. Avec Cyril Dardashti, l’équipe et notre routeur Marcel Van Triest, on a pesé le pour et le contre : ce que nous coûte l’arrêt en termes de milles, ce qui reste à faire en longueur de course, car nous avons seulement fait un quart du parcours, la météo à venir et bien sûr la sécurité. Après avoir regardé tout cela, on pense que le meilleur compromis c’est cet arrêt pour repartir avec un bateau à 100 % de son potentiel", détaillait Franck Cammas.

Grâce à l'aide des organisateurs de la Transat Jacques Vabre, et en accord avec le responsable de la Marina de Salvador de Bahia, le maxi trimaran est venu s'amarrer quelques heures au pied du Pelourinho afin de réparer sa dérive endommagée.

© Yann Riou / polaRYSE / GITANA SA
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