Nous avons rencontré la Gendarmerie Maritime de Saint-Malo. Le Chef d'Escadron Francis Hermitte, commandant de la compagnie de gendarmerie maritime de Brest (dont dépend Saint-Malo) et le Major Alain Wiemann, commandant de la brigade de Saint-Malo ont répondu à nos questions. Si la situation de la consommation d'alcool sur nos bateaux de plaisance n'est pas dramatique, il n'empêche que l'alcoolisation a toujours un impact sur la sécurité de la plaisance.

Absence de règlementation pour verbaliser
Chef d'Escadron Francis Hermitte : "La réglementation ne définit pas pour les plaisanciers, de limite au-delà de laquelle la personne qui navigue n'est plus en mesure de le faire, à l'instar de ce qui se fait pour la voiture. Cela crée une situation dans laquelle en cas de sinistre, le seul juge sera la compagnie d'assurance. Celle-ci dans ses conditions générales, fera toujours figurer la notion de capacité à piloter, que certains traduisent trop rapidement par le fait de posséder le permis. Ce n'est pas le cas : la capacité à naviguer, c'est l'état d'une personne, à un instant donné, qui la met ou non en mesure de manipuler son bateau. Et comme il n'y a pas de limite légale, c'est l'imprégnation alcoolique qui sera prise en compte."

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