Les bateaux d'un certain âge ne disposent pas de solution pour les eaux noires, or dans la bande côtière ou en eaux intérieures, tout rejet est interdit. Les toilettes sèches sont une alternative au réservoir de stockage. Voici comment nous avons procédé.
Pour faire entrer un vieux bateau dans l'ère moderne, il faut installer un système de collecte des effluents sanitaires. C'est surtout indispensable pour les unités qui pratiquent une navigation côtière ou fluviale où les rejets sont interdits. La solution d'une cuve à eaux noires est lourde à tous les niveaux. Nous avons retenu celle des toilettes sèches pour sa facilité de mise en œuvre et l'économie des moyens nécessaires.
Dépose de l'ancien
Avant de déposer le WC marin existant la première précaution consiste à fermer les vannes des passe-coques. Pour préserver la possibilité de revenir à l'installation marine, nous conservons les tuyaux existants que nous obturons après rinçage par des pinoches assurées par des colliers métalliques.
L'ancien WC marin
Nous conservons l'installation en place
Un tracé sur place
Après la dépose de la cuvette et un sérieux nettoyage, vient la phase de conception proprement dite. Celle-ci ne peut s'accomplir que sur place, de façon empirique. Inutile de faire plus qu'un croquis : tout plan précis serait remis en cause ...
... sitôt confronté à la réalité du terrain.
La base de toute toilette sèche est le récipient, un seau à couvercle. Il nous en faut un de diamètre adapté à la lunette et de hauteur compatible avec l'ergonomie humaine. Après recherche dans les magasins nous optons finalement pour l'emballage d'un engrais bio en granulés pour le potager…
Nous commençons par tracer une façade de hauteur compatible avec celle de notre seau. Elle nous servira de référence pour tracer et découper à la demande les autres éléments de notre montage. Pour suivre au mieux les courbes de la marche en polyester, le tracé doit être soigneux.
Après une découpe grossière, le travail d'ajustage peut commencer. En glissant un crayon tenu à plat contre le support, on trace le profil exact de la découpe finale. La pointe du crayon est ainsi décalée de quelques millimètres, ce qui permet par approches successives de parvenir à un ajustage convenable.
Nous utilisons un rabot de menuisier, un outil fabuleux pour qui sait s'en servir. Il s'utilise en respectant le fil du bois, c'est à dire dans la direction où le tranchant coupe sans arracher les fibres. Le fer doit juste affleurer la semelle pour lever un copeau fin qui se détache sans effort. Comme tous les outils à bois, il doit être affuté régulièrement.
L'épaisseur de nos panneaux étant suffisante, nous choisissons de les visser entre eux, directement sur chant, sans tasseau de renfort. On commence par présenter la pièce ou une chute de même épaisseur pour tracer l'emplacement des vis. On perce ensuite des trous au diamètre voulu, avec un foret à bois qui évite les éclats. On fraise enfin l'emplacement des têtes et il ne reste plus qu'à procéder à l'assemblage à l'aide de vis de taille adaptée et de colle à bois.
Nous présentons notre seau et l'abattant pour déterminer la position de la découpe que nous traçons directement sur le panneau de dessus en utilisant le rebord du seau comme un gabarit. La découpe se fait à l'aide d'une scie sauteuse, après avoir percé un trou à l'intérieur du tracé pour permettre le passage de la lame.
Les coupes droites sont faites à la scie égoïne qui permet un sciage d'une parfaite rectitude. Tout comme le rabot, elle restera en bon état si vous prenez soin de protéger son tranchant avant de la placer au contact d'autres outils métalliques. Bien utiliser les outils à bois nécessite un peu d'habitude. Si vous manquez de pratique, fixez un morceau de toile de verre à gros grains sur une cale en bois. Cet outil remplacera le rabot et permettra d'affiner vos réalisations, y compris les traits de scie maladroits.
Les irrégularités et les têtes de vis sont masquées avec de la pâte à bois. Le ponçage se fait sans attendre le séchage complet. Cela permet d'inclure un peu de poussière de ponçage dans la pâte qui prend ainsi la teinte du bois et rend le raccord difficilement visible.
Le ponçage final ne doit pas être négligé. Il permet en effet de faite disparaître les défauts du bois, mais également les traits de crayon. Ces marques devenues inutiles sont les stigmates de nos hésitations et soulignent les inévitables imprécisions. Le ponçage les rend à la poussière pour ne plus laisser que notre réalisation.
La lunette du WC que nous avons déposé est de taille compacte et nous choisissons de la ré-employer. Les articulations en plastique sont fragile et par la suite, nous les remplacerons par des charnières traditionnelles.
Nous appliquons trois couches d'un vernis qui souligne le veinage du bois, protège sa surface et facilite le nettoyage. Après séchage, il nous reste à visser définitivement le caisson en place et à installer le récipient destiné à recevoir la sciure qui permettra à nos toilettes de fonctionner sans rejet vers le milieu aquatique.
Le tracé se fait sur place
Le choix du seau !
La base de toute toilette sèche est le récipient, un seau à couvercle. Il nous en faut un de diamètre adapté à la lunette et de hauteur compatible avec l'ergonomie humaine. Après recherche dans les magasins nous optons finalement pour l'emballage d'un engrais bio en granulés pour le potager…
Plusieurs essais pour trouver le bon réceptacle
Du trait à la coupe !
Nous commençons par tracer une façade de hauteur compatible avec celle de notre seau. Elle nous servira de référence pour tracer et découper à la demande les autres éléments de notre montage. Pour suivre au mieux les courbes de la marche en polyester, le tracé doit être soigneux.
La façade sert de référence pour la suite du tracé
Un beau coup de crayon !
Après une découpe grossière, le travail d'ajustage peut commencer. En glissant un crayon tenu à plat contre le support, on trace le profil exact de la découpe finale. La pointe du crayon est ainsi décalée de quelques millimètres, ce qui permet par approches successives de parvenir à un ajustage convenable.
Un crayon tenu à plat pour un ajustage fin
L'outil des copeaux !
Nous utilisons un rabot de menuisier, un outil fabuleux pour qui sait s'en servir. Il s'utilise en respectant le fil du bois, c'est à dire dans la direction où le tranchant coupe sans arracher les fibres. Le fer doit juste affleurer la semelle pour lever un copeau fin qui se détache sans effort. Comme tous les outils à bois, il doit être affuté régulièrement.
Bien affuté, un rabot est irremplaçable !
La fraise du bois !
L'épaisseur de nos panneaux étant suffisante, nous choisissons de les visser entre eux, directement sur chant, sans tasseau de renfort. On commence par présenter la pièce ou une chute de même épaisseur pour tracer l'emplacement des vis. On perce ensuite des trous au diamètre voulu, avec un foret à bois qui évite les éclats. On fraise enfin l'emplacement des têtes et il ne reste plus qu'à procéder à l'assemblage à l'aide de vis de taille adaptée et de colle à bois.
Des avant-trous fraisés
Planche percée !
Nous présentons notre seau et l'abattant pour déterminer la position de la découpe que nous traçons directement sur le panneau de dessus en utilisant le rebord du seau comme un gabarit. La découpe se fait à l'aide d'une scie sauteuse, après avoir percé un trou à l'intérieur du tracé pour permettre le passage de la lame.
Le seau sert de gabarit pour le tracé
A la main, comme les anciens !
Les coupes droites sont faites à la scie égoïne qui permet un sciage d'une parfaite rectitude. Tout comme le rabot, elle restera en bon état si vous prenez soin de protéger son tranchant avant de la placer au contact d'autres outils métalliques. Bien utiliser les outils à bois nécessite un peu d'habitude. Si vous manquez de pratique, fixez un morceau de toile de verre à gros grains sur une cale en bois. Cet outil remplacera le rabot et permettra d'affiner vos réalisations, y compris les traits de scie maladroits.
Une cale peut remplacer le rabot
Pâte et des poussières...
Les irrégularités et les têtes de vis sont masquées avec de la pâte à bois. Le ponçage se fait sans attendre le séchage complet. Cela permet d'inclure un peu de poussière de ponçage dans la pâte qui prend ainsi la teinte du bois et rend le raccord difficilement visible.
Les vis sont masquées à la pâte à bois
La fin des hésitations
Le ponçage final ne doit pas être négligé. Il permet en effet de faite disparaître les défauts du bois, mais également les traits de crayon. Ces marques devenues inutiles sont les stigmates de nos hésitations et soulignent les inévitables imprécisions. Le ponçage les rend à la poussière pour ne plus laisser que notre réalisation.
Le ponçage permet aussi d'éliminer les trait de crayon
Chaussons la lunette !
La lunette du WC que nous avons déposé est de taille compacte et nous choisissons de la ré-employer. Les articulations en plastique sont fragile et par la suite, nous les remplacerons par des charnières traditionnelles.
La lunette compacte est réutilisée
Nous appliquons trois couches d'un vernis qui souligne le veinage du bois, protège sa surface et facilite le nettoyage. Après séchage, il nous reste à visser définitivement le caisson en place et à installer le récipient destiné à recevoir la sciure qui permettra à nos toilettes de fonctionner sans rejet vers le milieu aquatique.
Bonjour, c'est un choix très intéressante ! J'espère que vous pourrez nous partager votre retour d'expérience sur leur gestion au quotidien et en croisière. Merci !
Et la question a 100 balles : vous faites quoi du contenu du seau une fois rempli ? Une seule solution a priori pour l'instant : mettre un sac poubelle dans le seau et jeter aux ordures ménagères. L'experience de nos toilettes seches a la maison nous ayant montre que le seau est rempli en deux jours a deux, on doit en tenir compte (sejour obligatoire dans un port tous les 2 jours).
Sinon, disposer le dit sac poubelle dans un bidon étanche, qui de toute façon représentera un volume et un poids très inférieur, dans un petit bateau, à celui d'une cuve à eaux noires, voire à plusieurs cassettes de WC chimique.