Il est devenu commun, sur une majorité de bateaux de plaisance, aussi bien voiliers que bateaux à moteurs, d'installer des panneaux solaires. Mais il est judicieux de se poser la question : « dans quelles limites » ? Faut-il en monter un maximum ou, au contraire le moins possible ?
Les minimalistes sauront se contenter d'une modeste surface de captation
Quelques centaines de watts peuvent leur suffire. Histoire de conserver du beurre, des laitages, un litre d'eau fraiche, et parfois un pain au chocolat et une chocolatine (mais pas sur la même étagère). Et puis on peut s'éclairer grâce aux leds, alimenter l'électronique de navigation, et même le pilote automatique.
L'adjonction d'une éolienne à un modeste parc solaire
Les amateurs de confort photovolaïque prendront plus grand
Paar exemple : 3900 watts de panneaux solaires installés sur le toit du roof d'un power-cat. Certains voisins de mouillage d'étonneront de l'importance de l'installation, se demandant s'il est vraiment judicieux d'aller jusque là.
"Mais qu'avez-vous donc besoin d'une telle capacité" ?
"Nous, avec seulement 600 watts, on a tout !". Et d'expliquer avec force arguments l'immensité de leur satisfaction de se contenter du bien-être de leurs trente ans. Vaisselle et douche à l'eau froide, pas de glaçon pour la communion apéritive, extinction des feux à 18 h 30 pour économiser l'électricité et obligation de démarrer le bruyant et fumant groupe électrogène à carburant pour lancer le dessalinisateur lorsque le ciel est couvert.
Un parc solaire conséquent, ça sert à avoir une importante marge de manœuvre. Et également, ça permet de se contenter d'un groupe de batteries plus modeste. On ajustera la consommation à la production, ce qui ne s'avère pas très contraignant, à l'usage. Et, surtout, en procédant ainsi, le rendement global sera optimum si on utilise les gros consommateurs en milieu de journée. Entre 10 h et 16 h on mettra les chauffe-eau en service, ainsi que le dessalinisateur, le lave-linge et la machine à café. Au moment du déjeuner, on stoppera tout ça au profit des plaques à induction, puis de l'ice-maker. Les batteries seront chargées complètement, prêtes à alimenter frigos et congélateur durant toute la nuit, avant l'arrivée de la lumière du lendemain…
Elle doit permettre de faire face à la consommation journalière moyenne, même en cas d'ensoleillement faible. Évidemment, le top du top, c'est d'avoir un parc solaire généreux et un groupe de batteries qui ne l'est pas moins. Et puis, suivant le type de climat, il pourra s'avérer nécessaire de compléter l'apport avec de l'éolien. Installer un alternateur puissant sur le moteur de propulsion est également une précaution qui permet de se passer totalement de groupe électrogène.
Dans les zones tropicales, tout va bien. Par contre, du côté de nos voisins anglais, par exemple, c'est plus difficile. Alors que, dans mon île merveilleuse de Saint Pierre et Miquelon, il sera indispensable de reconsidérer l'ensemble de l'installation avec grand soin, en prenant bien en compte la climatologie locale qui n'a pas grand-chose de tropical...
Un groupe électrogène peut compléter un petit parc solaire
Vieux dicton qui n'a pas pris une ride (ni un ris) : "Trop fort n'a jamais manqué"
Un parc solaire conséquent, ça sert à avoir une importante marge de manœuvre. Et également, ça permet de se contenter d'un groupe de batteries plus modeste. On ajustera la consommation à la production, ce qui ne s'avère pas très contraignant, à l'usage. Et, surtout, en procédant ainsi, le rendement global sera optimum si on utilise les gros consommateurs en milieu de journée. Entre 10 h et 16 h on mettra les chauffe-eau en service, ainsi que le dessalinisateur, le lave-linge et la machine à café. Au moment du déjeuner, on stoppera tout ça au profit des plaques à induction, puis de l'ice-maker. Les batteries seront chargées complètement, prêtes à alimenter frigos et congélateur durant toute la nuit, avant l'arrivée de la lumière du lendemain…
Une installation solaire doit être bien conçue et bien dimensionnée
Elle doit permettre de faire face à la consommation journalière moyenne, même en cas d'ensoleillement faible. Évidemment, le top du top, c'est d'avoir un parc solaire généreux et un groupe de batteries qui ne l'est pas moins. Et puis, suivant le type de climat, il pourra s'avérer nécessaire de compléter l'apport avec de l'éolien. Installer un alternateur puissant sur le moteur de propulsion est également une précaution qui permet de se passer totalement de groupe électrogène.
Quand le solaire participe à la propulsion du navire
Tout ceci n'est pas universel, hélas
Dans les zones tropicales, tout va bien. Par contre, du côté de nos voisins anglais, par exemple, c'est plus difficile. Alors que, dans mon île merveilleuse de Saint Pierre et Miquelon, il sera indispensable de reconsidérer l'ensemble de l'installation avec grand soin, en prenant bien en compte la climatologie locale qui n'a pas grand-chose de tropical...