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Retour de la compétition sur les Voiles de Saint-Tropez avec la Journée des Défis

Après deux journées extrêmement venteuses, qui avaient réduit les équipages des Voiles de Saint-Tropez, à rester à terre, la journée du 1er octobre a enfin lancé l’action. Les voiliers ont retrouvé la mer pour la Journée des Défis.

Défis de vieux gréements aux Voiles de Saint-Tropez
Le

La Club Cup 55 gagnée par défaut

La Club Cup 55 – duel entre deux bateaux sur un parcours donné pour l'amour du défi – n'a finalement pas eu lieu. Il devait opposer Hallowe'en, un cotre Bermudien de 1926 et Moonbeam III, un cotre aurique de 1903. Mais le premier a décidé de ne pas régater, en raison des conditions météo encore un peu musclées. Le cotre aurique s'étant présenté en premier sur l'eau a donc remporté la coupe par défaut. Le jury décidera prochainement du nom du prochain Defender, Moonbeam l'ayant déjà emporté.

La Journée des Défis, la lutte de la modernité et de l'ancien

Ce jeudi 1er octobre, c'était aussi la journée des Défis. Le wally, Genie of Lamp était opposé au cotre aurique de 1909, Tuiga. Un drôle de duel puisque le premier fête son 20e anniversaire, quand son adversaire compte 106 bougies. C'est le Prince Charles de Bourbon-Siciles, qui avait armé le Wally et le Prince Albert de Monaco, le Tuiga, pour un défi placé sous la bannière de la lutte contre la faim dans le monde et la préservation des océans.

Au coude à coude sur le parcours – depuis la tour du Portalet jusqu'au fond du golfe et la marque de Beauvallon – c'est finalement le modèle le plus récent qui, Genie of the Lamp, qui l'a emporté.

Un Trophée Rolex… plein de rebondissements

Le Trophée Rolex a également été l'occasion pour les nombreux équipages, privés de régates depuis deux jours – de se lancer des défis amicaux. Patrick Teyssier et son plan Stephens, Palynodie II, ont alors défié leurs amis de toujours, Ratafia (Mauric 1967), Jericho (Carter 1966), Helisara, et Stiren (Stephens 1962). Malheureusement, la faute encore une fois à la météo, une des bouées à virer s'est évaporée du plan d'eau. Du coup, les équipages se sont retrouvés à terre pour décider de l'issue de la course.

Les deux plans Illingsworth, Outlaw et Oryx, qui s'étaient également engagés sur le Trophée Rolex, ont également dû choisir le vainqueur, à terre.

Le Centenary Trophy, une course de centenaires

Le même jour se déroulait également le Centenary Trophy. Réservés aux centenaires, il a réuni 23 voiliers de taille et de gréement différents, pour un parcours rectangulaire de près de 8 miles depuis Le Portalet, vers la marque de la Rabiou, travers au golfe vers la Sèche, descente au portant vers le fond du golfe et la marque de Beauvalon, avant un retour vers Saint-Tropez. Le parcours avait été choisi bien protégé et abrité par le directeur des courses Georges Korehl.

Les bateaux se sont élancés selon un ordre établi en fonction de leur handicap de jauge. Ainsi, les premiers à s'élancer ont été Lulu, un cotre aurique signé Caillebotte et lancé en 1897 et la goélette aurique Morwenna (Linton Hope 1914). Pour remporter la victoire, il fallait être le premier à passer la ligne d'arrivée. C'est Oriole (Herreshoff 1905) qui a donc remporté le Centenary Trophy, et qui succède à Olympian (Gardner 1913), vainqueur l'an passé, et qui se place à la 2e place du podium. Mignon (Plym 1905) complète le podium.

Crédits photos : Gilles Martin-Raget

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