C'est à 13 heures, mardi 23 juin, qu'Yvan Bourgnon a rejoint le port d'Ouistreham Riva Bella après un incroyable parcours autour du monde, empli d'épreuves et de déboires, mais aussi de joie et de bonheur. Cet aventurier aurait pu abandonner plusieurs fois, voir même ne pas prendre part à l'aventure, mais c'était mal connaître cet habitué des courses au large et du catamaran de sport. Parti le 5 octobre 2013 des Sables-d'Olonne, avec un coéquipier, ce dernier abandonne l'aventure dès la première des 20 escales. À force de persévérance, il a relevé son défi de boucler son parcours de 55 000 km sur un bateau d'à peine 6 mètres de long, sans assistance technique et météo ni GPS. En tout, il aura navigué dans 3 océans et 13 mers, effectué 20 escales, affronté 7 tempêtes, vécu 1 échouage et 2 chavirages, passé 12 heures quotidiennes à la barre, dormi 30 minutes toutes les 6 heures, avalé 420 plats lyophilisés et utilisé 30 tubes de crème solaire !



Jamais il ne s'est laissé déstabilisé – ni la fois où il était tombé à la mer en plein Pacifique, en février 2014, devant son salut à son harnais ni quand, en aout 2014, épuisé par 19 jours de mousson, son embarcation s'échoue sur les côtes sri-lankaises et qu'il faut reconstruire le catamaran, en partie détruit. Ce spécialiste des raids extrêmes aurait pu croire son aventure terminée, mais il a rebondi. "Quand je m'échoue, que mon bateau est disloqué, que j'ai une hernie discale, que certains sponsors arrêtent, je me suis dit l'aventure est terminée" a-t-il confié au Parisien. Et la liste de ses aventures ne s'arrête pas là, en avril 2014, il heurte un récif et se déchire les ligaments du bras, qui doit rester immobilisé 2 mois ou quand, en avril 2015, dans le golfe d'Alden, il est approché de nuit par les pirates et se cache dans un recoin d'ombre créé par le puissant projecteur braqué sur le bateau.



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